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	<title><![CDATA[Blogs Politiques - Agr&eacute;gateur de blogs d'&eacute;lus mpf]]></title>
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	<language>fr</language>
	<description><![CDATA[Blogs Politiques - Agr&eacute;gateur de blogs d'&eacute;lus mpf]]> - http://blogspolitiques.info</description>

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	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mercredi 19 décembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805176</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mercredi-19-decembre_a295.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
      Depuis hier au soir, la Belgique a un nouveau gouvernement. Qui le dirige ? M. Verhofstadt, celui-là même qui a perdu les élections en juin. Mais qu'on se rassure, ce n'est pas une histoire proprement belge : les Suisses inaugurent eux aussi une nouvelle forme de démocratie qui, il y a quelques jours, ont écarté du gouvernement fédéral M. Blocher, lequel était jusqu'à présent ministre mais qui vient d'être brutalement démis de ses fonctions pour la raison simple qu'il est le grand vainqueur des élections du mois dernier. Voici ce qu'est devenue la démocratie très moderne : on forme le gouvernement quand on perd les élections, on le quitte quand les gagne. La France joue sa partition qui s'empresse de ratifier au plus vite un traité dont elle a soumis le contenu à référendum et qui fut rejeté par le peuple. Je me demande même si la démocratie moderne, dont M. Gauchet répète doctement qu'elle est une culture, culture qui me paraît se résumer à un égalitarisme obsessionnel, n'est pas en train de se détacher de ce qui l'a fondée historiquement, c'est-à-dire le suffrage universel. Mais on serait fondé à se demander ce qu'est véritablement une démocratie quand le suffrage universel s'efface.        &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 14:03:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mardi 18 décembre, Bruxelles au soir]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805173</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mardi-18-decembre,-Bruxelles-au-soir_a294.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
      Aujourd'hui, en plénière, nouveau débat consacré cette fois au bilan de la présidence portugaise. Tous ces messieurs sont fort satisfaits. M. Socratès, Premier ministre portugais et Président du Conseil, félicite M. Barroso qui félicite M. Pöttering qui félicite les députés, lesquels par la voix des Présidents des trois principaux groupes, M. Daul pour le PPE, M. Watson pour le parti libéral, M. Schulz pour les socialistes, félicitent en choeur M. Socratès etc.. etc... Le magot mis en lieu sûr, les bandits se le partagent au fond de leur repère en hémicycle et se congratulent. Mais se rendent-ils compte de ce qu'ils font ?        &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;
     &lt;div&gt;
      
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 14:02:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Lundi 17 décembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805172</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Lundi-17-decembre_a293.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
      Je me décide à répondre à M. Gaubert. Voici la lettre que je lui fais tenir personnellement, et dont j'adresse copie à ses pairs de l'UMP :        &lt;br /&gt;
       	&lt;span&gt;&quot;Monsieur,        &lt;br /&gt;
       Le mercredi 12 décembre dernier à Strasbourg, de nombreux députés, sur divers bancs de droite et de gauche de notre hémicycle, ont rappelé le résultat du référendum organisé en France le 29 mai 2005, référendum rejetant le projet de Constitution européenne assortie d'une Charte des droits fondamentaux. Nous sommes en effet nombreux à juger que ladite Charte attente gravement aux Droits de l'Homme et du Citoyen dans la conception républicaine qui est la nôtre. Nous la contestons en particulier en ce qu'elle mentionne en plusieurs de ses articles la protection des minorités ethniques, notion d'ailleurs inconnue dans le droit de la République, et qui nous paraît fort dangereuse en ce qu'elle est incompatible avec la notion même de citoyenneté. Vous représentez-vous ce que serait une société française où chaque ethnie pourrait proclamer ses droits particuliers et les imposer par la voie d'une juridiction sise à Luxembourg ?        &lt;br /&gt;
       	Cette question a été l'une de celles qui ont alimenté le débat, fort dense et nourri, qu'a connu notre pays lors de la campagne référendaire de 2005, débat dont nous estimons qu'il a été tranché par le peuple français. Il est donc stupéfiant qu'un nouveau traité, dit &quot;traité de Lisbonne&quot; qui reprend notamment la Charte et dont tout le monde s'accorde d'ailleurs, de Mme Merkel à M. Giscard d'Estaing, à reconnaître qu'il copie sous une nouvelle forme la Constitution rejetée, soit aujourd'hui imposé aux Français contre leur gré. Si vous étiez véritablement attaché à la liberté politique et à la démocratie, vous protesteriez avec nous : il en va en effet du principe même du suffrage universel.       &lt;br /&gt;
       	Or vous estimez, dans un communiqué échevelé, que ce rappel de la voix du peuple français s'apparente à une attitude - nous citons vos termes - &quot;haineuse, sectaire et raciste&quot;. Vous ajoutez que, par notre protestation, nous aurions démontré que nous &quot;rejetons la protection de ceux qui subissent le racisme&quot;. L'esprit a du mal à concevoir les sinuosités intellectuelles qui vous conduisent à une telle conclusion. De même, la simple raison ne parvient pas à expliquer que notre protestation puisse témoigner que &quot;nous craignions une juste répression judiciaire contre toute forme de discrimination&quot;, et même que nous refusons &quot;la promotion des libertés économiques, sociales et le respect des droits de l'homme&quot;. Il semblerait opportun, par égard pour vos interlocuteurs comme pour votre propre cohérence intellectuelle, mais aussi, et surtout, pour la charge de représentant du peuple français qui vous échoit, que vous vous attachiez à éclairer quelque peu le sens de ces vaticinations, lesquelles, aux yeux de tout esprit rationnel, révèlent surtout l'époustouflante errance intellectuelle de leur auteur.        &lt;br /&gt;
       Il se trouve que de surcroît vous les formulez à l'enseigne de la délégation UMP du Parlement européen, ce qui nous conduit à nous interroger également sur les conceptions que vos collègues, s'ils venaient à vous approuver, peuvent se faire non seulement de la démocratie mais du simple débat politique. Mais, sur ce point, il leur appartient d'en juger.        &lt;br /&gt;
       En revanche, la fin de vos commentaires dans lesquels vous allez jusqu'à expliquer que notre protestation est le fait &quot;du vicomte et de sa curia regis d'extrême droite&quot; nous concerne davantage. Elle appelle de notre part quelques observations simples : d'une part, il est piquant que le rappel du suffrage universel soit assimilable dans votre esprit à une &quot;attitude d'extrême droite&quot;, notion dont aperçoit mal ce qu'elle peut recouvrir dans votre esprit, malgré l'usage obsessionnel que vous en faites. D'autre part, nous affirmons qu'à aucun moment, dans aucune de nos interventions au Parlement européen ou ailleurs, nous avons tenu un discours &quot;obsessionnel de stigmatisation de l'étranger&quot; comme vous allez jusqu'à l'écrire à notre sujet, ce qui constitue une injure grave dont nous pourrions vous demander raison, si toutefois elle n'était pas à ce point déplacée, et pour tout dire ridicule. Quant à l'appellation de &quot;vicomte&quot; attribuée à Philippe de Villiers, elle ressort à l'évidence de la stigmatisation d'une personne en raison de son origine, ce qui est la définition pure et simple du racisme, mot dont finalement vous vous accusez ainsi vous-même, en une démonstration accablante.        &lt;br /&gt;
       Vous informant de notre intention de porter votre réaction, finalement fort significative de votre intolérance, de votre confusion mentale et de votre outrance verbale à la connaissance de nos concitoyens, et, mesurant avec tristesse ce qu'elle peut signifier quand elle engage un parti de la majorité présidentielle tel que celui au nom duquel vous parlez, nous vous adressons, Monsieur, l'expression de nos sentiments chagrinés.&quot;&lt;/span&gt;
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;
     &lt;div&gt;
      
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 14:02:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Vendredi 14 décembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805171</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Vendredi-14-decembre_a292.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
      &quot;&lt;span&gt;Ce sont ces gens là qui ont brûlé le Reichstag !&lt;/span&gt; »&quot;. Ainsi s'exprimait le mercredi 12 décembre, en sortant de l'hémicycle, M. Watson, Président du groupe libéral, littéralement ahuri par la bronca que venaient de soulever les députés eurosceptiques au moment où MM. Pöttering, Président du Parlement, Barroso, Président de la Commission et Socratès, Premier ministre portugais et Président du Conseil européen, signaient solennellement -du moins l'espéraient-ils!- la ténébreuse Charte des droits fondamentaux. (Sur ladite Charte et ses conséquences, on lira les notes de M. le Recteur Pécheul et de M. Patrice André dans nos Cahiers n°4, « &lt;span&gt;Analyse de la Nouvelle Constitution européenne&lt;/span&gt;, récemment parus). Jamais en reste d'une outrance, son collègue Schulz, président du groupe socialiste, évoquait les « &lt;span&gt;méthodes du parti d'Hitler &lt;/span&gt;» ! Commentaires déplacés s'agissant du simple rappel des référendum français et hollandais, c'est à dire du principe même du suffrage universel, mais significatifs de l'état d'esprit des fanatiques de la supranationalité qui se croyaient vainqueurs, mais découvrent qu'une opposition persiste, plus vigoureuse qu'ils ne l'imaginaient : sur de nombreux bancs, à droite comme à gauche, des députés, italiens, britanniques, autrichiens, polonais, irlandais, danois, suédois, grecs, mais aussi beaucoup de français, avaient brandi de grands panneaux et scandaient « &lt;span&gt;referendum &lt;/span&gt;» dans un beau choeur qui résonnait sous la coupole de Strasbourg. La riposte fut habituelle : Euronews montra une petite partie de l'hémicycle en évoquant les « &lt;span&gt;hurlements de l'extrême droite &lt;/span&gt;», tandis que, dans un communiqué échevelé, M. Patrick Gaubert, député UMP et Président de la Licra, comparait les souverainistes à des nazis&amp;#8230; Le niveau baisse, le ton monte&amp;#8230; Au fait, le communiqué de M. Patrick Gaubert mérite qu'on s'y arrête et qu'on le cite dans son entier et sans commentaires :        &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       &lt;span&gt;&quot;Philippe de Villiers et un groupe de députés européens d'extrême-droite ont refusé ce jour, par des méthodes autocratiques, d'accepter la proclamation de la Charte des droits fondamentaux en séance plénière au Parlement européen. Par leur attitude, ces députés démontrent qu'ils rejettent la protection de ceux qui subissent le racisme, qu'ils craignent une juste répression judiciaire contre toute forme de discriminations et qu'ils refusent la promotion des libertés économiques, sociales et le respect des droits de l'Homme. Cette Charte est l'honneur de notre Parlement. Elle est l'expression de la solidarité et du partage de valeurs communes entre les européens et l'aboutissement de la lutte pour la sauvegarde des principes démocratiques. Le comportement provocateur, injurieux et choquant de ces députés vis-à-vis de leurs collègues et des plus hauts responsables politiques européens réunis pour célébrer cette signature est indigne de notre Assemblée. On peut se demander, honnêtement, s'ils partagent les valeurs communes de l'Union européenne. Les propos xénophobes de M. de Villiers, son discours obsessionnel de stigmatisation de l'étranger, d'amalgame à l'encontre des musulmans, s'opposent aux idées et aux convictions républicaines que je défends. J'ai systématiquement refusé, en tant que président de la LICRA, sa présence dans des manifestations contre le racisme et l'antisémitisme organisées par mon association. Son attitude aujourd'hui dans l'hémicycle ne fait que confirmer, sans surprise, les tirades haineuses, sectaires et rancies tenues de longue date par le Vicomte et sa curia regis d'extrême-droite.&quot;&lt;/span&gt;
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 14:00:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 7 décembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805169</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-7-decembre_a291.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
      Comme chaque année, sommes allés cueillir du gui ; j'aime assez ce rite druidique &amp;#8211;comme ma religion est le Temps, je n'ai guère de scrupule&amp;#8230; La maison est toute décorée de grosses boules resplendissantes. Finalement, je ne suis jamais aussi heureux dans cette maison que l'hiver. Malgré l'austérité de ses dalles froides, l'épaisseur de ses murs, la pénombre grise qui règne dans les pièces quand le ciel est bas, l'obscurité qui gagne tout dès l'approche du crépuscule, je m'y sens délicieusement au calme, et travaille tout à l'aise. Comment vivrai-je sans ce havre ?...Comment s'étonner, du reste, de ce bonheur des niches que les hommes d'aujourd'hui cherchent comme des bêtes pourchassées ? Dans l'univers sans règle, sans loi et sans foi qui les fait vivre dans la perpétuelle  inquiétude de l'arbitraire, de la violence et de l'indignité les hommes perdent pied. Oui, de l'indignité, car la barre est en tous domaines placée si haut (il faut être de plain pied avec tant de ruses, d'aubaines, d'exigences égalitaires, de prouesses techniques !), que l'en-dessous du niveau requis, cette forme moderne et violente de l'indignité est désormais le lot de la masse. Alors, on se cache, on rentre chez soi, on se dis-trait comme on peut, et surtout, l'on se terre&amp;#8230; 
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 13:59:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Paris, le 3 décembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805166</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Paris,-le-3-decembre_a290.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Suis allé tout à l'heure, en la compagnie de Jean-Paul Bled, voir Jean-Louis Debré. Il nous reçoit avec une bonhommie qui me surprend, parle franchement et laisse suivre son cours, sans paraître pressé, une conversation plutôt détaillée sur la réforme constitutionnelle et le nouveau projet de Constitution européenne. Placé comme je l'étais, dans la vaste bureau d'angle du président du Conseil constitutionnel que j'avais déjà vu, il y a quelques années, en rendant visite à Yves Guéna, je ne pouvais m'empêcher de laisser mon regard suivre les rangées d'arbres du jardin du Palais royal, impeccablement taillés, aussi nets et réguliers que les balustrades de pierre reliant l'aile de la Comédie française à celle du Conseil d'Etat, puis du ministère de la Culture, et je rêvais aux promenades que l'on pouvait faire là, un soir d'été, entre les institutions vénérables, en l'ancienne demeure des ducs d'Orléans, à deux pas du Louvre, au coeur du plus beau quartier de la plus belle ville du monde. Là, comme la France se voit, se laisse comprendre, et chérir ! Le Conseil va bientôt devoir rendre un avis sur la réforme préalable à la ratification du funeste traité, et, de ce point de vue, cette rencontre fut aussi fort utile.Epoustouflant raisonnement de M. Sarkozy répétant qu'il fut élu en proclamant ses intentions européennes, en sorte que le peuple est pour ainsi dire berné en connaissance de cause. Si la voie parlementaire correspond certes à un engagement de campagne, celui-ci ne portait que sur un &quot;mini-traité&quot; dont nul ne connaissait le contenu, lequel devait reprendre, selon ses dires, « les points de consensus » dont nombre de braves gens, certes naïfs, à moins qu'ils fussent intéressés, ont pu croire qu'il serait anodin. Au reste, ont-ils voté sur ce sujet ? Faut-il laisser à l'établissement le droit d'interpréter à sa guise les raisons d'un vote ? Peut-on décider que les propos de campagne ont ipso facto valeur de droit ? Un vote présidentiel peut-il annuler un référendum ? Rien de cela n'a l'apparence du droit&amp;#8230; Les professeurs de droit qui défilent à mes mercredi soir sur Courtoisie s'accordent pour parler de forfaiture et de coup d'Etat ; mais rien ne se passe ; droite et gauche sont à leur petite soupe, et le bon peuple devant sa télévision&amp;#8230;
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 13:58:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau , le  17 novembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805162</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau-,-le-17-novembre_a289.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Trop de téléphones, trop de radio, trop de télévision, trop d'excellents plats (je n'aime jamais tant faire la cuisine que lorsque je suis seul), pas assez d'écritures, ni de lectures. Jeu bienheureux d'écharpes, de châles et de couvertures ; à la radio, cette nuit, comme la nuit d'hier, entretiens donnés par Simenon à André Parinaux : un régal de plus, que je réussis à enregistrer; de même, ai enregistré l'étonnant « Jesus Lord, never foget me ! » de Gavin Brayards,: rengaine que chantonne, un soir de Noël qu'on imagine enneigé, un vieux clochard de Londres, d'une voix chevrotante, sur fond de cloches lointaines et perdue dans une musique lancinante ponctuée de harpes rêveuses, qu'on dirait venue des profondeurs d'un océan&amp;#8230;René Girard, tout à l'heure, sur France Culture, énumérait les trois dangers que l'humanité devait affronter tout au long du XXIème siècle : les déséquilibres écologiques ; la prolifération des armements atomiques, chimiques ou bactériologiques ; les applications de la recherche en génie génétique. Girard ajoutait que chacun de ces « défis » était si considérable qu'on admirerait une puissance publique  capable de maîtriser ne serait-ce que l'un d'entre eux, et que l'on n'imaginait aucune qui puisse contrôler rationnellement chacun des trois ; d'où le pessimisme de ses derniers livres : « Je vois tomber Satan comme la foudre » et le récent « Achever Clauzewitz ». Or, ce tableau est d'autant plus effrayant qu'il me paraît incomplet. Il est bien d'ouvrir l'énumération des catastrophes prévisibles par les déséquilibres écologiques : il n'est sans doute plus possible de redresser les évolutions climatiques, la montée des océans, la désertification d‘une partie de l'Afrique et les migrations qu'elle engendre inévitablement, pas plus qu'on ne pourra prévenir les conséquences de la rareté de l'eau et les probables guerres qu'elle provoquera, ni dépolluer l'air, les mers et les océans, ni sauver nombre d'espèces qui de tant de maux sont les premières victimes, avant que les hommes ne le soient à leur tour. Girard cite ensuite la prolifération des armes que l‘on peut dire « de destruction massive » et qui sont entre les mains d'un nombre croissant d'Etats, lesquels donnent de moins en moins d'assurance quant à leur responsabilité politique ; on est loin du cadre Clauzewitzien, soit un petit nombre de gouvernements accessibles à la négociation et animés d'un commun souci de l‘avenir : aujourd'hui un nombre croissant d'Etats possèdent ces armes (Gallois estiment qu'une vingtaine disposeront bientôt d'un armement nucléaire, et l'on peut estimer plus nombreux encore les stocks d'armes chimiques ou bactériologiques, tout aussi destructrices), une bonne part de ces Etats répondant à de logiques non politiques, idéologiques ou religieuses qui ne donnent aucune garantie qant à leur simple utilité dissuasive. Quant aux développements de la science génétique et aux manipulations qu'elle permet, si profondes qu'elles peuvent créer ou changer des espèces, et l'homme lui-même, ses développements ne se conçoivent guère, pour l'heure, tant ils sont monstrueux : car c'est la nature des choses, leur essence même, ce qui constituait jusqu'à présent la quille du monde et qui rétablissait tot ou tard les équilibres, qui est ici manipulée -et par des hommes qui ne me paraissent pas avoir grande conscience des conséquences t s'amusent de leurs découvertes comme des enfants, aussitôt jaloux de leurs jouets et qui décrètent les « politiques » dépassés&amp;#8230; Or, qui peut percevoir les conséquences, sinon les hommes politiques ? Triptyque d'Apocalyse, d‘autant qu'il manque à mon avis un quatrième chevalier noir, que Girard omet peut-être parce qu'il  ne menace pas tant l'humanité entière que les Européens : les évolutions démographiques deviennent si constrastées entre le Nord et le Sud, surtout de part et d'autre de la Méditerranée, qu'elles engendreront, et engendrent déjà, ces migrations massives qu'Alfred Sauvy annonçait, voici cinquante ans, comme l'un des traits marquants du XXIème siècle ; peut-être faudrait-il aussi penser aux migrations asiatiques, indiennes ou chinoises,  vers le Nord, notamment la riche Sibérie. Guerres en perspectives&amp;#8230; Pour ce qui est de l'Europe, on commence déjà à entrevoir la première conséquence, l'impossibilité d'absorber de tels afflux, et conséquemment la perte du fil même, l'égarement de la structure propre des civilisations. Cependant, la principale omission de Girard n'est pas là : il ne parle jamais de ce par quoi les menaces qu'il décrit sont les plus dangereuses, ce remède universel qu'est la politique, le travail politique lui-même, qui meurt sous nos yeux avec la remise en cause des souverainetés, c'est à dire du cadre même de l'action politique responsable, et conséquemment de la légitimité des puissances publiques, au bénéfice de puissances privées bien entendues dépourvues du souci du temps &amp;#8211;de l'héritage civilisationnel autant que de l'imagination d'un avenir humain. Le reflux de la souveraineté, finalement du politique, est aujourd'hui effrayant.  Qui s'alarme ? L'humanité est comme un homme à qui l'on annoncerait qu'il est atteint d'une maladie mortelle, qui découvrirait qu'aucune médecine ne peut le sauver et qui, tout espoir abandonné, loin de songer encore à se soigner, se lance au contraire dans une farandole de plaisirs et de fêtes à tout brûler : profitons des plaisirs qui restent, après nous le déluge ! Comportement infantile, mais trop humain. J'aperçois là derrière, une fois encore, l'un des plus précieux enseignements du bon Freud : ce comportement infantile est une conséquence d'un processus régressif qui n'est lui-même qu'une défense contre les problèmes effrayants des adultes &amp;#8211;du monde tel qu'il se présente aujourd'hui, et que l'on n'ose plus voir. Le plus grave de l'affaire n'est pas l'accumulation des maux, mais l'impression vertigineuse qu'il n'est plus nul moyen de leur porter remède : voilà pourquoi il serait si urgent de sauver la politique. 
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 13:57:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 16 novembre]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-805161</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-16-novembre_a288.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Je n'ai pu hier prendre le train annoncé pour rentrer à Paris et assister ce matin aux obsèques de Pierre Pujo, où j'ai dû faire lire par S.T. mon message ; du coup, beaucoup de temps inattendu, en sorte que de Gaulle avance. A mesure que je m'enfonce dans la solitude, elle me régale de mille plaisirs, et je ne me vois plus en sortir. Le temps est au grand froid, qui fait un plaisir de plus : beau givre le matin, longs silences, douceur de la maison, téléphonages, toujours un peu trop nombreux. Le maire est venu me voir cet après-midi pour me demander de figurer sur la liste socialiste qu'il mènera lors des municipales du printemps prochain à Mirebeau. J'ai refus, arguant mes livres. S'ils n'avancent guère, qu'ils servent au moins de rempart ! Quant à la mort de Pierre Pujo, homme admirable de patience et de constance, elle met la « vieille maison » en demeure de se métamorphoser ou de disparaître lentement ; innombrables téléphonages à ce sujet. Les faits divers, quand on a le temps de les écouter, en disent long sur la barbarie montante ; une enfant de quatre ans vient d'être conduite à l'hôpital dans un état grave : les médecins découvrent que les sévices des parents n'ont pas cessé depuis les premiers mois de la pauvre enfant, régulièrement conduite à l'hôpital après chaque séance de ce qu'il faut bien appeler des tortures, sans que nul ne s'aperçoive de rien ; on a du mal à s'imaginer tout cela en détails, et l'on se détourne devant l'effroi, mais il faudrait pourtant avoir le courage de suivre cette histoire pas à pas, tant elle est instructive. Et de même celle-ci : on vient d'arrêter le riche propriétaire d'une villa de la côte d'Azur qui possède aussi un immeuble insalubre dans la ville de Nice ; insalubre mais loué dans ses moindres recoins à plusieurs familles miséreuses, cela pour des loyers considérables au regard des lieux, dignes d'une favela brésilienne, tels que la télévision les montrait ce soir. « Homo homini lupus », où que l'on se tourne, et sans doute de plus en plus à mesure que refluent d'un même mouvement la morale et l'amour -les deux seraient-ils plus liés qu'on ne croit ? Et c'est à ce moment qu'il faudrait que reflue aussi l'action publique, que s'étiolent les instruments politiques ? Minuit - Leçon de ces faits divers : la morale, la politique et l'amour avancent ou reculent ensemble, selon les périodes de l'Hisoire ; elles ont partie liée. Ce doit s'appeler la civilisation, et c'est bien cela qui partout reflue depuis trente ans&amp;#8230;
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 13:56:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: LE 12 DECEMBRE, FAISONS RESPECTER NOTRE NON]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-791691</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/LE-12-DECEMBRE,-FAISONS-RESPECTER-NOTRE-NON_a287.html</link>
	<description>La veille de la signature à Lisbonne du nouveau Traité européen, le mensuel L'Indépendance (dirigé par le député français au Parlement européen - souverainiste, Ile-de-France, Paul-Marie Coûteaux) et le comité national Non c'est Non appellent à un rassemblement public destiné à lancer une campagne populaire rappelant la victoire du Non lors du référendum français de  2005.     &lt;div&gt;
      Le rassemblement pour le respect du Non aura lieu &lt;b&gt;à partir de 20 heures, Place Saint-Michel &lt;/b&gt;(Paris 5ème), devant la fontaine. Des affichettes seront distribuées aux participants pour une opération d'affichage (dans tout le quartier latin) par petits groupes réunis autour d'un drapeau national.       &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       Ce même mercredi 12 décembre, &lt;b&gt;de 19 à 20 heures 45, se tiendra à La Sorbonne &lt;/b&gt;(17, rue de la Sorbonne. M° Cluny ou Luxembourg - Amphithéâtre Cauchy) un &lt;b&gt;colloque&lt;/b&gt; sur &quot;La Nouvelle Constitution Européenne&quot;. Y sera notamment présenté le  numéro spécial (n° 4) des Cahiers de L'Indépendance, dont le dossier est consacré à l'analyse de La Nouvelle Constitution Européenne - entrée libre à partir de 18 h 50.        &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       Contacts : 01 34 75 19 05        &lt;br /&gt;
                          06 08 00 50 82       &lt;br /&gt;
                          06 75 61 95 83        &lt;br /&gt;
                          www.pmcouteaux.org       &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:32:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 15 novembre 2007]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2008:rss-791690</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-15-novembre-2007_a286.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Grèves : s'opposer à la suppression des régimes particuliers de retraite est absolument injustifiable ; et de même utiliser le droit de grève pour désorganiser le pays n'est pas admissible venant d'agents publics qui sont en principe les serviteurs du Bien commun et n'ont nul autre &quot;patron&quot; que le peuple français.        &lt;br /&gt;
       Cela étant dit, on ne peut tenir pareil raisonnement que dans le cadre d'une authentique République, et seulement si l'Etat est pleinement légitime, voué au seul Bien commun, c'est-à-dire à un ordre juste. Or depuis de nombreuses années nous sommes sortis de ce cadre, et de façon évidente depuis l'avènement de M. Sarkozy qui a trop sapé les fondements de la légitimité populaire pour que son autorité et celle de son gouvernement soient acceptées par tous. Pour être légitime, rappelons-le sans cesse, il faut incarner, au sens précis de ce terme, le sentiment de la justice qui seul fait un peuple uni et qui est nécessairement extérieur aux intérêts de quelque catégorie sociale que ce soit - en somme il faut être scrupuleusement impartial.        &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       Dans les actuels mouvements de grève, la France paie, et chèrement, l'énorme erreur que fit Nicolas Sarkozy en s'affichant constamment, avant son élection et, plus gravement encore, après elle du côté des puissants et des nantis : ce fut le terrible symbole du Fouquet's, puis celui du yacht Bolloré ; il y eut le bouclier fiscal et le plus que doublement du salaire présidentiel ; il y eut les légions d'honneur pour la première fois attribuées à de grands patrons, la plupart peu regardants sur une élémentaire &quot;préférence nationale&quot; ; il y eut les amitiés constamment affichées avec MM. Arnaud, Bouygues et Lagardère qui, au moment même où chacun comprenanit qu'il avait fait peu de cas de l'aéronautique française, se vit gratifié par le Président de la République du titre de &quot;petit frère&quot; ; ce n'est pas que ces personnages doivent être fui, mais ce permanent affichage finit par jeter une ombre sur le cardinal principe d'impartialité de l'Etat. On ne peut pas dire que la multiplication de ces gestes fasse de lui l'arbitre qu'il devrait être ni conforte sa légitimité à l'heure même où il tente d'imposer à de multiples catégories de travailleurs des réformes certes nécessaires mais douloureuses. Le joueur de tennis n'a décidément pas la bonne position de pied d'autant moins que, à ces diverses liaisons avec les diverses oligarchies du jour se sont ajouté depuis des mois les témoignages d'amitié pour George Bush, l'alignement sur Washington et les déclarations du ministre de la Défense affirmant vouloir réintégrer l'OTAN. Comment être fort avec les faibles quand on est si faible avec les forts ?       &lt;br /&gt;
               &lt;br /&gt;
       Pour imposer quoi que ce soit à ces fortes têtes que sont de longue date les Gaulois il faut incarner une politique forte, nette et souveraine. Etre une voix dans le monde, tracer de vastes perspectives pour la France et conséquemment pour les Français, en un mot se donner une vision et leur donner une mission sans quoi plus rien ne répond : &quot;on voudrait que nous sacrifions nos retraites pour faire plaisir aux copains de Bolloré ?&quot; ai-je entendu tout à l'heure sur France-Inter. C'est hélas la réalité de l'esprit public aujourd'hui. Au diable la France, pourvu qu'on puisse prendre notre retraite pèpère : voilà où nous en sommes.        &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       Aux causes de déligitimation, s'ajoute évidemment, comble du comble, la négation du référendum donc du suffrage universel, formidable insulte faite au peuple par celui-là même qui devrait présider à sa République ! M. Sarkozy répéte qu'il fut élu en connaissance de cause et que la voie parlementaire ne fait que remplir un engagement de campagne - alors que cet engagement portait sur un &quot;mini-traité&quot; dont nul ne connaissait le contenu et dont bien des braves gens, certes naïfs à moins qu'ils fussent intéressés, ont pu croire qu'il serait anodin. Faut-il laisser à l'établissement le droit d'interpréter à sa guise les raisons d'un vote ? Peut-on décider que les propos de campagne ont ipso facto valeur de droit ? Rien de cela n'a plus l'apparence du droit ! Quel droit, quel ordre juste opposer à l'entêtement des grévistes ?       &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:31:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 15 novembre 2007]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2007:rss-791690</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-15-novembre-2007_a286.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Grèves : s'opposer à la suppression des régimes particuliers de retraite est absolument injustifiable ; et de même utiliser le droit de grève pour désorganiser le pays n'est pas admissible venant d'agents publics qui sont en principe les serviteurs du Bien commun et n'ont nul autre &quot;patron&quot; que le peuple français.        &lt;br /&gt;
       Cela étant dit, on ne peut tenir pareil raisonnement que dans le cadre d'une authentique République, et seulement si l'Etat est pleinement légitime, voué au seul Bien commun, c'est-à-dire à un ordre juste. Or depuis de nombreuses années nous sommes sortis de ce cadre, et de façon évidente depuis l'avènement de M. Sarkozy qui a trop sapé les fondements de la légitimité populaire pour que son autorité et celle de son gouvernement soient acceptées par tous. Pour être légitime, rappelons-le sans cesse, il faut incarner, au sens précis de ce terme, le sentiment de la justice qui seul fait un peuple uni et qui est nécessairement extérieur aux intérêts de quelque catégorie sociale que ce soit - en somme il faut être scrupuleusement impartial.        &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       Dans les actuels mouvements de grève, la France paie, et chèrement, l'énorme erreur que fit Nicolas Sarkozy en s'affichant constamment, avant son élection et, plus gravement encore, après elle du côté des puissants et des nantis : ce fut le terrible symbole du Fouquet's, puis celui du yacht Bolloré ; il y eut le bouclier fiscal et le plus que doublement du salaire présidentiel ; il y eut les légions d'honneur pour la première fois attribuées à de grands patrons, la plupart peu regardants sur une élémentaire &quot;préférence nationale&quot; ; il y eut les amitiés constamment affichées avec MM. Arnaud, Bouygues et Lagardère qui, au moment même où chacun comprenanit qu'il avait fait peu de cas de l'aéronautique française, se vit gratifié par le Président de la République du titre de &quot;petit frère&quot; ; ce n'est pas que ces personnages doivent être fui, mais ce permanent affichage finit par jeter une ombre sur le cardinal principe d'impartialité de l'Etat. On ne peut pas dire que la multiplication de ces gestes fasse de lui l'arbitre qu'il devrait être ni conforte sa légitimité à l'heure même où il tente d'imposer à de multiples catégories de travailleurs des réformes certes nécessaires mais douloureuses. Le joueur de tennis n'a décidément pas la bonne position de pied d'autant moins que, à ces diverses liaisons avec les diverses oligarchies du jour se sont ajouté depuis des mois les témoignages d'amitié pour George Bush, l'alignement sur Washington et les déclarations du ministre de la Défense affirmant vouloir réintégrer l'OTAN. Comment être fort avec les faibles quand on est si faible avec les forts ?       &lt;br /&gt;
               &lt;br /&gt;
       Pour imposer quoi que ce soit à ces fortes têtes que sont de longue date les Gaulois il faut incarner une politique forte, nette et souveraine. Etre une voix dans le monde, tracer de vastes perspectives pour la France et conséquemment pour les Français, en un mot se donner une vision et leur donner une mission sans quoi plus rien ne répond : &quot;on voudrait que nous sacrifions nos retraites pour faire plaisir aux copains de Bolloré ?&quot; ai-je entendu tout à l'heure sur France-Inter. C'est hélas la réalité de l'esprit public aujourd'hui. Au diable la France, pourvu qu'on puisse prendre notre retraite pèpère : voilà où nous en sommes.        &lt;br /&gt;
              &lt;br /&gt;
       Aux causes de déligitimation, s'ajoute évidemment, comble du comble, la négation du référendum donc du suffrage universel, formidable insulte faite au peuple par celui-là même qui devrait présider à sa République ! M. Sarkozy répéte qu'il fut élu en connaissance de cause et que la voie parlementaire ne fait que remplir un engagement de campagne - alors que cet engagement portait sur un &quot;mini-traité&quot; dont nul ne connaissait le contenu et dont bien des braves gens, certes naïfs à moins qu'ils fussent intéressés, ont pu croire qu'il serait anodin. Faut-il laisser à l'établissement le droit d'interpréter à sa guise les raisons d'un vote ? Peut-on décider que les propos de campagne ont ipso facto valeur de droit ? Rien de cela n'a plus l'apparence du droit ! Quel droit, quel ordre juste opposer à l'entêtement des grévistes ?       &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:31:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Strasbourg, le 14 novembre 2007]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2007:rss-791689</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Strasbourg,-le-14-novembre-2007_a285.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Un moyen imparable de faire admettre le mensonge du prétendu « mini traité » au plus récalcitrant : peut-il citer un seul élément de la Constitution rejetée qui, hormis l'hymne et la drapeau, ne figure pas, par un raccroc ou un autre, dans le nouveau texte ? Tout le monde tombe sec, et doit finir par reconnaître l'évidence. Autour de moi (et encore, hier, auprès de l'aimable Vincent Peillon), le procédé marche à tous les coups. A recommander !       &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:31:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 10 novembre 2007]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2007:rss-791688</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-10-novembre-2007_a284.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Dernière tonte, qui broit en même temps l'herbe et les feuilles ; redevenu d'un coup clair et net, le jardin paraît tout regaillardi ...        &lt;br /&gt;
       Enfants du Tchad : un vol ignominieux certes ; mais on ne cesse de voler des hommes en Afrique : l'immigration chérie vole des bras, dont l'exploitation à bras prix n'est qu'une forme moderne du servage et l'on ne vole pas moins des cerveaux puisqu'on ne compte pas les professions - dentistes, médecins, ingénieurs, informaticiens... - dont les ressortissants africains, formés à grands frais en Afrique, sont plus nombreux à exercer leur art en France que dans leur pays d'origine. A l'Afrique on vole ses matières premières, et cela s'appelle du libre-échange ; on vole des cerveaux, de jeunes travailleurs et même des enfants, et cela s'appelle les droits de l'homme.        &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:30:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 4  novembre 2007]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2007:rss-791687</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-4-novembre-2007_a283.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
             &lt;br /&gt;
       Retour d'une messe à Fontgombault ; longue et douce (austère et douce, faudrait-il dire) conversation avec le très révérend père Forgeot, abbé depuis trente ans cette année. Frêle et discret, il est tout entouré de clarté - celle de son regard, de sa pensée, de sa parole ; parmi tant de notations justes, je note au moins celle-ci : il s'étonne de la vitesse avec laquelle nos contemporains s'expriment - les jeunes surtout. « Cela ne peut pas durer comme cela, ils vont s'épuiser, à la fin ! ». Puis déjeuner avec les moines. Retour par Angles, et  la Roche Posay, en chantonnant sous le doux soleil d'automne - « l'automne parsemé de taches de rousseur » de Mallarmé.        &lt;br /&gt;
       Combien étions-nous le 19 octobre ? J'ai dit un millier environ, en comptant ceux qui partaient tôt et ceux qui arrivaient en retard dans le Paris bloqué qui nous servit de scène ce jour-là, et en appuyant sur l'évaluation de la police faisant état de 800 manifestants. Or cette manifestation n'eut que très peu d'écho, hormis France Inter et France Info qui parlèrent de 500 manifestants, le service public d'information, je veux dire la police de la pensée, faisant toujours mieux que la police tout court. Non loin de la Place des Victoires, eut lieu quelques jours plus tard une manifestation des mal-logés qui avaient installé leur tente rue de la Banque : 20 familles représentant environ 150 personnes ont alors défrayé la chronique bien davantage que notre petit millier. Et de même, les 300 avocats manifestant contre la réforme Dati, et dont le mouvement est sans cesse monté en épingle ; de même le millier d'étudiants qui manifesta hier contre la réforme des universités ; de même les 300 manifestants mobilisés par l'Arche de Noé, etc, etc... Notons que toute protestation contre la négation du référendum, c'est-à-dire la suppression du primat du suffrage universel n'intéresse aucun des petits sires de la société médiatique.        &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:30:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>
<item>
	<title><![CDATA[Paul-Marie Couteaux: Mirebeau, le 3 novembre 2007]]></title>
	<guid>tag:www.observatoiredeleurope.com/couteaux,2007:rss-791685</guid>
	<link>http://www.observatoiredeleurope.com/couteaux/Mirebeau,-le-3-novembre-2007_a282.html</link>
	<description>&lt;div&gt;
      Il a fallu couper la plupart des branches de lavande qui foisonnaient en désordre sur le jardin en étage ; je les ai ramassées pour les jeter dans le feu :  d'un coup, un parfum suave se répand dans la bibliothèque, puis d'un coté vers la salon, de l'autre dans mon bureau.        &lt;br /&gt;
       Bonheur privé, malheur public : je ne vois que trop combien tout de la période y pousse, bien qu'un grand nombre de personnes, justement, souffrent trop du désordre dans les affaires publiques, et celui qui suit dans l'ordre moral, c'est à dire en un mot de l'injustice pour préserver leur bonheur personnel, tenir leur vie à l'écart des maux qui assaillent les êtres, dans les esprits plus encore que les corps. Moi, je le pourrais, comme beaucoup de mes contemporains qui jouissent en sécurité de tous les biens que l'on peut attendre de l'existence : mais c'est de ces petits bonheurs privés que se nourrit l'incurie publique. Il faut décider que le bonheur de la maison, tant chanté aujourd'hui par la bienpensance et ses douillets magazines, ne compense point l'état d'abandon qui fera tout glisser, tôt ou tard&amp;#8230;         &lt;br /&gt;
       
     &lt;/div&gt;
     &lt;br /&gt;</description>
	<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:29:00 +0000</pubDate>
	<dc:creator>Paul-Marie Coûteaux</dc:creator>
</item>

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