October 09, 2008
Communiqué de presse du MRC Val
d'Oise
Répercussions locales de la crise financière mondiale :
le Conseil général doit changer de cap et mettre à l’ordre du jour une stratégie industrielle
au service de l’emploi et des territoires.
La crise mondiale d’abord financière n’est pas circonscrite au secteur bancaire et touche l’économie réelle depuis quelques semaines. L’assèchement du crédit touche directement les PME en les privant aujourd'hui des liquidités nécessaires à leurs activités économiques routinières et demain à l'investissement
productif et l'inovation.
Cette crise risque d’être particulièrement redoutable dans le Val d’Oise notamment en matière d'emplois où
une grande partie des PME sont liées aux secteurs de la mécanique, de l’automobile et de l’aéronautique, secteurs en pleine mutations technologiques et touchés par un ralentissement de la
demande mondiale.
La politique économique du conseil général doit remettre l’emploi au cœur de ses préoccupations
après 20 ans d’une politique de la droite valdoisienne plus soucieuse de la rentabilité à court terme et de la manipulation politique d’acteurs économiques (notamment sur les vols de nuits
et le SDRIF) que de l’inscription dans la durée de leur action économique au service de l’emploi et des territoires.
Les récentes annonces de délocalisations ou de réductions des effectifs, comme chez Tyco Electronics ou Malhe,
entreprises pourtant bénéficiaires sont emblématiques des conséquences de cette logique financière et de désengagement industriel à laquelle l’ancienne majorité départementale s’était soumise par renoncement ou par idéologie.
Face au marché défaillant et destructeur, les responsables publics doivent prendre leurs responsabilités. Bien
entendu d'abord au niveau de l'Etat avec un retour de la puissance publique dans l'économie avec des mesures fortes proposées au Sénat par Jean-Pierre Chevènement telles que la renationalisation
du crédit et la recréation d’un grand pôle financier public.
Mais aussi au niveau des exécutifs locaux et le MRC Val d’Oise
considère que la crise actuelle du capitalisme financier souligne plus que jamais la nécessité de relancer une véritable politique industrielle dans le Val d’Oise notamment dans le cadre de la
politique "filières et territoires" mise en place par la Région Ile de France depuis 2007.
La majorité de gauche au conseil général peut et doit
renouer avec la tradition industrielle du Val d’Oise par une politique volontariste en particulier dans les secteurs, à la fois traditionnels et en devenir, de la mécanique et de
l’automobile. Elle doit aussi rappeler aux entreprises, en particulier aux grands groupes industriels, leurs responsabilités sociales et
territoriales.
Lancer une stratégie
industrielle fondée sur l'innovation et le soutien financier des PME dans le Val d'Oise, c'est créer les conditions de maintien des emplois d'aujourd'hui et de la
création de ceux de demain.
C'est en cela que la gauche départementale doit tourner le dos à 20 ans de léthargie en matière industrielle dans laquelle l’ancienne majorité UVO nous a plongés et réorienter les
objectifs ainsi que les axes prioritaires du CEEVO.
Sarcelles, le 9 octobre 2008
Rachid ADDA
Premier secrétaire fédéral du MRC
95
Conseiller régional d’Ile de
France
Vice président de la commission du
développement économique et de l’emploi
le 09 October 2008, 22:28
October 02, 2008
Jean-Pierre Chevènement a adressé dans le courant du mois de juin 2008, cet appel à une refondation de la
gauche aux responsables du Parti socialiste (François Hollande), du Parti communiste (Marie-George Buffet) et du Parti Radical de gauche (Jean-Michel Baylet). Il réitère son appel à débattre de
ce texte.
A moins de quatre ans de la prochaine élection présidentielle qui est devenue, dans notre système politique,
l’élection directrice, celle autour de laquelle toutes les autres s’ordonnent, nous devons porter un regard lucide sur le rapport des forces à l’échelle mondiale afin de créer l’évènement qui
permettra d’ouvrir à la France un nouveau chemin de progrès.
Trois échecs successifs à l’élection présidentielle depuis 1995 n’ont pas été l’effet du hasard. Ils s‘enracinent dans la distance prise à l’égard de la gauche par l’électorat populaire. Cette
distanciation a elle-même des causes anciennes et profondes. Le projet que nous portions dans les années soixante-dix s’est heurté de plein fouet à la victoire du néo-conservatisme libéral, au
tournant des années quatre-vingt et à la politique d’ouverture généralisée des marchés, y compris des marchés de capitaux. Le capitalisme financier a pris progressivement le pas sur le
capitalisme industriel. Avec l’effondrement du communisme, les multinationales ont mis en concurrence les territoires et les main-d’œuvre à l’échelle mondiale, entraînant une délocalisation
ouverte ou sournoise des activités des pays anciennement industrialisés vers les pays émergents à bas coût salarial, dont certains sont dotés d’immenses « armées de réserve industrielles ». Le
développement des fonds spéculatifs et des fonds de pension a abouti à l’instauration d’une véritable « dictature » de l’actionnariat. Mais, victime de ses excès, la « globalisation » est
entrée en crise profonde avec la dérive du système financier, le retour de l’inflation et l’éclatement du système monétaire international.
I – La « globalisation » est entrée en crise
Cette « globalisation », en effet, est un phénomène à la fois économique et politique. Ce serait rester à la surface des choses que de voir dans les « subprimes » américaines et les dérives du
capitalisme financier à l’échelle mondiale la cause essentielle de la crise actuelle. Le surendettement des ménages américains a été encouragé par les autorités publiques pour sortir de la
précédente crise née de l’explosion de la bulle technologique, en septembre 2000. La réalité est que les Etats-Unis ont depuis longtemps un train de vie qui dépasse leurs moyens. Ils ont
proclamé imprudemment la fin de l’Histoire après la chute de l’Union Soviétique. L’Histoire les a rattrapés. Les pays émergents se sont autonomisés. L’Hyperpuissance américaine a cru pouvoir
pratiquer une politique de fuite en avant avec un déficit commercial abyssal. Elle est devenue tributaire des réserves de change chinois. Enfin, l’Administration Bush a entraîné ses alliés en
Irak, provoquant, au nom de « la guerre contre la terreur », un véritable « clash des civilisations ».
Les Etats-Unis se trouvent confrontés aujourd’hui à trois problèmes cumulatifs : la récession économique, la chute du dollar, l’enlisement en Irak et au Moyen-Orient. Ils n’ont plus les moyens
de maintenir seuls leur domination mondiale. Avec un budget militaire de 640 Milliards de dollars (plus de la moitié des budgets de défense à l’échelle mondiale), les Etats-Unis cherchent en
Europe et en Asie des supplétifs. Cette situation est très dangereuse. Nous n’avons pas à nous mettre à la remorque d’une politique américaine sur laquelle nous n’exerçons aucun contrôle, comme
le fait Nicolas Sarkozy en subordonnant notre défense à l’organisation militaire intégrée de l’OTAN.
C’est seulement en restant indépendants ou en se donnant les moyens de le devenir, que la France et l’Europe se feront respecter et pourront modérer utilement et orienter l’usage de
l’Hyperpuissance américaine. En effet, ce sont les règles du jeu à l’échelle mondiale qui doivent être modifiées, dans le cadre d’un monde multipolaire rendu d’ailleurs inévitable par la montée
des grands pays émergents (Chine – Inde – Brésil, etc.) et le retour de la Russie.
Là sont les rôles de l’Europe et de la France, levier de notre responsabilité au monde. Nous voulons rester les alliés des Etats-Unis. L’opinion publique européenne est éprise de paix. Elle
souhaite que les Etats-Unis redeviennent la grande nation qu’ils sont, en acceptant la réalité d’un monde multipolaire nourri par le dialogue des cultures et régi par le droit.
La crise de la « globalisation » bat en brèche les postulats libéraux auxquels la gauche française s’est heurtée depuis plus de deux décennies : ainsi le libre-échangisme, car personne, même à
l’O.M.C, n’attend plus d’une nouvelle libéralisation des échanges un rebond de la croissance à l’échelle mondiale. Ainsi encore le refus des politiques industrielles au nom d’une conception
idéologique de la concurrence libre qui a fini par paralyser l’action publique. Enfin, le refus de l’intervention des Etats, car même les pays les plus libéraux renflouent, sur fonds publics,
leur système financier et même leurs grandes entreprises industrielles. Tout montre qu’après trois décennies de « globalisation » succédant aux « trente glorieuses » du New Deal, un nouveau
cycle historique est près de s’ouvrir.
II – Une nouvelle politique est possible
C’est à l’échelle mondiale qu’il faut agir.
A) Au niveau mondial
Les désordres monétaires sont devenus insupportables. Des fourchettes de parités doivent être définies et défendues collectivement. Les Etats-Unis doivent rétablir leur épargne. Ils peuvent
être aidés à retrouver l’équilibre de leur balance commerciale par une croissance concertée des autres parties du monde. Il faut aussi que les grands pays émergents prennent davantage en compte
chez eux les besoins de leur population, ainsi que le respect, au Nord, des équilibres sociaux et, dans le monde, des exigences environnementales. C’est à ce prix seulement que les pays
anciennement industrialisés pourront continuer à ouvrir leurs marchés à une concurrence qui repose sur l’avantage comparatif d’un très bas coût de main d’œuvre. Une régulation concertée des
échanges internationaux est nécessaire. Elle devra ménager l’accès libre aux marchés des pays riches des produits des pays les moins avancés, et notamment de l’Afrique. Leurs productions, à
l’inverse, doivent être protégées. L’aide publique au développement, scandaleusement négligée, devra être rétablie et accrue. Les institutions financières internationales devraient trouver une
nouvelle vocation dans la correction des inégalités croissantes de développement. Cette nouvelle donne ne sera rendue possible que par une mobilisation de l’opinion mondiale et par la réunion
de grandes conférences internationales sur le modèle de Bretton-Woods en 1944-45, et l’acceptation par tous de nouvelles règles d’organisation collectives.
B) Au niveau européen
La voix de l’Europe sera essentielle, en tant qu’elle donne l’exemple, malgré toutes ses imperfections, du dépassement d’animosités séculaires entre les peuples. Mais l’exemple de l’Europe ne
sera convaincant que si elle-même se révèle capable d’organiser un modèle équilibré de développement.
A cet égard l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro est un enjeu décisif. Une politique de change moins pénalisante pour l’activité, la mise en œuvre de politiques
contracycliques fondées sur l’investissement et la Recherche, créeront un environnement propice pour l’harmonisation sociale et fiscale et la promotion des services publics. L’Europe ne peut se
résumer à la mise en concurrence des systèmes sociaux. Il est temps de lui donner un contenu progressiste. Le rôle de l’Allemagne sera déterminant. Celui de la France n’est pas moins important
pour réorienter la construction européenne dans le nouveau contexte mondial. Les institutions européennes ont l’impérieux devoir de réagir, en s’appuyant davantage sur les Etats qui restent les
principaux acteurs de l’initiative publique.
C) Au niveau national
L’urgence première sera de faire face à la récession qui vient. Aucun moyen ne devra être négligé, y compris l’intervention de fonds d’épargne publics, pour préserver le tissu industriel.
L’éducation, la recherche, et plus généralement une politique d’investissements seront favorisées. La cohésion sociale, l’activation du sentiment républicain, la solidarité civique face à
toutes les formes de communautarisme seront constamment recherchées. Une véritable écologie, au service de l’humanité tout entière, ne saurait s’enraciner que sur le terreau des Lumières,
rejetant toutes les formes d’obscurantisme. Tel est notamment le cas pour ce qui est de la lutte contre le réchauffement climatique et pour un développement durable. La science et la culture
doivent, en effet, rester au cœur de notre action.
Pour porter cette ambition pour la France, pour une Europe européenne et pour un monde plus humain, il nous faut, sans tarder, en réunir les moyens. La gauche française ne peut forcer l’avenir
qu’en dépassant ses tropismes. Il est urgent pour elle de prendre un nouveau départ et pour cela d’organiser «
l’évènement » qui, trente-sept ans après Epinay, permettra une nouvelle refondation, comme elle a su le faire à chaque étape de son histoire. Cet évènement ne saurait être que
la création d’un grand rassemblement de toute la gauche, ouvert à toutes ses sensibilités, radicales voire utopiques ou au contraire plus gestionnaires.
La question n’est pas de savoir jusqu’où ira le rassemblement. L’impératif c’est le rassemblement lui-même qui doit se faire avec l’ensemble des hommes et des femmes de gauche et de progrès,
mais en conservant la visée unitaire qui a toujours permis les grandes avancées de la gauche. Beaucoup des clivages hérités du passé ont été tranchés par l’Histoire. D’autres se sont déplacés
et doivent être résolus par le débat.
Ce serait faire un énorme cadeau à la droite conservatrice que de vouloir camper côte à côte un parti social-libéral tourné vers le centre et un parti se disant révolutionnaire cherchant à
capter, sans vue d’ensemble, toutes les contestations quelle qu’en soit la nature. Une grande fédération de toute la gauche doit se définir, d’une part, à travers une analyse du monde et
précisément de la globalisation libérale et, d’autre part, à travers un projet comportant des éléments programmatiques réalisables.
Avant de se poser le problème des alliances, la gauche doit savoir où elle habite. Elle vise à rassembler le monde du travail sur un projet humaniste. Elle porte l’héritage républicain qui, à
partir de la notion d’intérêt général, permet le dépassement des intérêts particuliers, des égoïsmes, des corporatismes et des communautarismes. La pluralité d’appartenances conduit à définir
une multiplicité d’intérêts généraux qu’il faudra savoir hiérarchiser, à travers un projet nouant ensemble l’intérêt national, l’intérêt européen et les intérêts de l’humanité dans son
ensemble.
Rien là qui ne soit conforme au patriotisme républicain et à l’internationalisme, dont Jaurès avait su montrer la complémentarité.
La valorisation du travail, la recherche de l’égalité et d’un progrès mieux partagé, l’épanouissement individuel prenant tout son sens dans un dessin de réussite collective, la promotion du
sens des responsabilités, bref du civisme, constituent un socle de valeurs pour l’édification d’une République moderne, démocratique et sociale.
A partir de ces orientations, nous proposons que toutes les organisations et toutes les personnalités de gauche et de progrès qui le voudront réunissent dans tous les départements des forums de
l’Unité. Ces forums, largement ouverts, auront à traiter quelques sujets clés :
- l’analyse de la globalisation et des conséquences à en tirer pour l’action de la gauche ;
- la valorisation du travail ;
- l’avenir de la protection sociale ;
- les enjeux de l’éducation et de la recherche ;
- la forme du nouveau rassemblement à créer.
Ces forums pourraient déboucher sur des Assises de la gauche en 2009 qui prépareraient, sur la base d’un projet clair, un Congrès de la fédération de toute la gauche anticipant sur le possible grand parti qu’il nous faudra créer. C’est à l’occasion de ce moment que serait élu, au
suffrage universel des militants, le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012. Ce candidat ne serait pas seul. Il serait porté par un projet collectif et par un élan qu’il nous
appartient de faire lever sans attendre dans le pays.
Jeudi 02 Octobre 2008
Jean-Pierre Chevènement
le 02 October 2008, 11:10
September 30, 2008
Séance du jeudi 25 septembre 2008 du
conseil municipal de Sarcelles
Question orale posée par Rachid ADDA, conseiller
municipal
au nom des élus de la liste
« Sarcelles : notre ville, notre avenir ! »
"Parc social locatif : logique financière ou intérêt général ?"
Monsieur le Maire,
Vous avez lu comme moi dans la presse qu’ICADE, société cotée en bourse, voulait
vendre son patrimoine social afin de recentrer ses activités sur des segments plus lucratifs et de satisfaire ses actionnaires en faisant au passage une plus-value spéculative immobilière
importante sur des biens financés avec de l’argent public.
Déjà avant les vacances, le Collectif logement 95 Est vous avait alerté sur la
vente de 1200 logements sociaux, vous demandant d'intervenir auprès de la Caisse des Dépôts, du gouvernement et de faire jouer votre droit de préemption afin que l'argent public et les
loyers des locataires ne servent plus à enrichir les actionnaires.
D’autant que derrière cette opération financière il y a une volonté affichée de l’Etat et du gouvernement Sarkozy-Fillon de se désengager du logement social et de vider de son sens la loi SRU
malgré les discours d’affichage de Christine Boutin ou de Fadéla Amara.
Car en la matière, derrière la main invisible du marché, il y a celle de l’Etat à travers son bras armé la Caisse des Dépôts.
Il n’est pas acceptable de laisser faire la "loi du marché" au détriment
des intérêts des locataires. En effet, voilà une belle occasion ratée pour les collectivités territoriales de reprendre la main et de se donner des moyens et des outils supplémentaires en matière de logement social et de politique de peuplement. Vous avez su pointer à plusieurs reprises la responsabilité de l’Etat et de la Caisse des
Dépôts dans les phénomènes de ségrégation sociale existant dans notre commune. Aujourd’hui, ce n’est plus l’Etat mais la logique marchande, à travers
ce type d’opérations, qui va accentuer ce phénomène par un changement de la population dans les quartiers concernés. Cela a déjà été observé dans de nombreuses autres communes.
Car ces logements ont été vendus à l'OPIEVOY malgré une offre du Conseil Général à
travers l’organisme public Val d’Oise Habitat. Le choix de l’OPIEVOY, que vous avez qualifié parfois « d'un des plus mauvais bailleur sur notre
ville », organisme public mais dont le centre de décision est situé en Essonne, n’est motivé que par une logique comptable, l’offre d’OPIEVOY étant le double de celle de Val d’Oise
Habitat.
En effet toute autre logique visant à l’intérêt général aurait privilégié une solution de transfert ou de vente à un acteur de proximité et non à un organisme dont l’essentiel de l’activité est
en Essonne. Il est vrai que la nomination récente d’un vice président gargeois pour l’OPIEVOY peut nous laisser espérer une amélioration de la gestion du parc sarcellois de ce
bailleur.
Cela montre d’ailleurs qu’ICADE ne se place que dans une logique financière alors
que l’histoire de cette entreprise et la constitution de son patrimoine social aurait pu mettre en avant à Sarcelles une logique d’intérêt général.
Ces logements ont en effet été financés par l'argent public de la Caisse des dépôts, les loyers des locataires, de subventions de l'Etat et de la Région concernant les réhabilitations.
Il est scandaleux qu'Icade aujourd’hui se dédouane de ses responsabilités sociales et territoriales puisque c’est en grande partie à Sarcelles qu’elle a
pu se constituer un trésor de guerre.
Cette situation risque d'avoir de graves conséquences sur les locataires et sur
l'avenir de plus de 3700 logements dans notre ville, près de 8000 dans le Val d’Oise et plus de 30000 en Ile de France. L’OPIEVOY devra emprunter pour acquérir ces logements et une grande
partie des loyers servira au remboursement de l’emprunt et non à l’entretien des logements et parties communes laissées à l’abandon ces dernières années par une société ICADE se sachant sur le
départ.
Deux choix pour le bailleur s’il veut assurer l’équilibre de cette opération sarcelloise : laisser les bâtiments se dégrader ou augmenter fortement les loyers.
Le choix de la raison et de l’intérêt général aurait du conduire à la création des
conditions pour que ce patrimoine soit transféré à Val d’Oise Habitat. Une solution encore plus pérenne
serait de créer un office public HLM intercommunal dont la première opération aurait pu être celle qui nous concerne aujourd’hui. Les garanties d’emprunt peuvent et doivent aussi servir
aussi à cela.
Cela est possible si j’en crois une délibération à l’ordre du jour aujourd’hui mais surtout après une étude du tableau des garanties d’emprunts qui nous indiquent que la majorité des prêts
arriveront à échéance entre 2007 et 2010.
Il est indispensable que les élus locaux interviennent en s’appuyant sur la mobilisation des acteurs concernés pour dénoncer cette opération scandaleuse au regard de l’intérêt général et des
locataires.
En 2001 nous avons obtenu ensemble avec vous le recul sur le déconventionnement mais il est vrai que le gouvernement de l’époque était moins sourd aux attentes des locataires que le gouvernement
actuel.
Monsieur le Maire, mes questions sont nombreuses mais ne nécessitent que des
réponses courtes
- Sur cette opération particulière, quelles actions d’informations, de
mobilisations et d’actions comptez-vous entreprendre avec les locataires concernés ? Que pouvez-vous nous dire sur les conditions de cette vente et du rejet de la proposition de Val d’Oise
Habitat ?
- Quelles mesures comptez-vous
prendre plus généralement pour préserver l'intérêt des locataires de notre ville face à ce type d’opérations immobilières ? Etes-vous prêt à
agir pour obtenir le remboursement des aides publiques obtenues en cas de vente de logements du parc social comme l’a préconisé le
vice-président de la Région Ile de France chargé du logement ?
- Enfin ne pensez-vous pas qu’il serait opportun d’agir juridiquement et
politiquement sur cette opération, s’il est encore temps, et en tous cas sur celles à venir en usant du droit de préemption de la commune afin
d’assurer, in fine, la gestion du parc social par un organisme public de proximité soit à travers l’Office Public de l’Habitat du Val d’Oise soit par la création d’un office public
intercommunal ?
Nous comptons sur votre sens de la justice sociale et votre volonté de défendre les
intérêts des habitants et de notre commune et restons à votre disposition pour nous associer aux initiatives que vous prendrez si elles vont dans ce sens.
Rachid ADDA
Conseiller municipal de
Sarcelles
Conseiller régional d’Ile de
France
La question orale en format pdf " parc social locatif : logique financière ou intérêt général ?"
le 30 September 2008, 10:14
September 29, 2008
Conseil régional d’Ile de
France
Séance plénière du 25 septembre
2008
Intervention de Rachid ADDA, conseiller
régional d’Ile de France
au nom des élus du groupe 2RC (Radical,
Républicain et Citoyen)
Monsieur le président
Mes chers collègues
Nous nous retrouvons donc 18 mois après l’adoption de ce qui est désormais une première version du schéma
directeur de notre région en février 2007 dont nous savions qu’elle ne serait qu'une étape, importante certes, mais qu’une étape d’un processus démocratique très large mis en œuvre dès 2005 par
l’ouverture d’une concertation sans précédent pour un tel document d’urbanisme.
Dix huit mois après cette première version adoptée en séance plénière, nous nous trouvons devant un document d’une
plus grande lisibilité, fidèle aux ambitions initiales de donner à l’Ile de France le visage d’une écorégion plus attractive, plus humaine et plus solidaire.
Les dix-huit mois écoulés valident notre vision, qui s’appuie sur trois défis majeurs qui sont la déclinaison pour
l'Ile de France des principes gouvernant au développement durable : l’efficience économique, le respect de l’environnement et la solidarité.
En dix-huit mois beaucoup de choses se sont passés dont
- une enquête publique sans précédent qui a abouti à un rapport d’enquête
de près de 700 pages
- la mise en place d’un comité technique et d’un comité de pilotage
Etat-Région qui a permis une convergence des deux points de vue même si parfois le point de vue de l’Etat est souvent asséné comme un diktat.
Et surtout le temps a su faire son affaire. Un processus de décantation intellectuelle à d’abord fait progresser
dans les esprits, des concepts difficiles tels que la densification, une approche territoriale novatrice par faisceaux dont on a bien compris qu’elle était avant tout un outil théorique, la place
centrale donné au fleuve comme élément fédérateur du projet spatial, une cartographie originale et efficace.
Un travail de réécriture aussi titanesque que le premier a enfin
permis dans un exercice de va-et-vient d’aboutir à ce document.
Certes il y a surement des points qui peuvent recevoir quelques critiques. Mais la construction d’un document tel
que le SDRIF est un exercice à la fois global et contraint. C’est d’ailleurs là que réside l’enjeu véritable du développement durable.
Tout est question d’équilibre… un équilibre dynamique comme on peut le dire en chimie.
Bien sur on entend des critiques ici où là. Mais la majeure partie de ces critiques sont le plus souvent liées à
un reflexe pavlovien dogmatique ou un opportunisme à l’approche des élections régionales.
A ceux qui nous indiquent que nous avons sacrifié l’environnement sur l’autel du développement économique d’autres
répondent en nous faisant le reproche inverse. C’est que vous avez su trouver le bon point d’équilibre.
Car le SDRIF n’a rien sacrifié. Peut-être souffrait il dans sa première version d’une dilution dans l’écriture,
d’une synthétisation insuffisante des objectifs et des actions à mener ou d’une lecture peu aisée.
Mais cette nouvelle version a su rendre plus lisible les enjeux dans l’Ile de de France du 21ème siècle
et les moyens pour y répondre.
Je comprends d’ailleurs l’embarras du gouvernement. D’abord parce que la commission d’enquête a surtout pointer
les incohérences de ses intentions et objectifs et les insuffisances de son action et de moyens pour y parvenir.
Enfin surtout parce que ce SDRIF met en œuvre des principes forts que le gouvernement ne comptait utiliser qu’à
des fins de communication. Je ne retiendrai que le secteur du logement avec la loi DALO qui sera vidé de sa substance par la remise en cause de la loi SRU et celui de l’environnement avec un
Grenelle dont on sait qu’il a accouché d’une souris.
Sans se renier la Région, quant à elle, a su apporter des clarifications, des améliorations et une plus grande
lisibilité à un document d’urbanisme qui fera date.
Nous trouvons d’ailleurs paradoxal que la majorité présidentielle frappe aujourd'hui plus fort et tous azimut ce
SDRIF qu’elle n’a pu le faire en février 2007 alors que dans l’intervalle la Région a intégré les recommandations de la commission d’enquête, le retour des collectivités territoriales et de le
produit de sa concertation avec l’Etat.
A se demander si ces coups assénés sans discernement par la majorité présidentielle ne le sont pas uniquement parce que ce document stratégique, dans le contexte des différents scénarii de gouvernance pour notre Région, révèle que l’échelon
pertinent d’intervention politique c’est la Région.
Et plus encore... que l’échelle pertinente d’aménagement du territoire, d’anticipations des enjeux
environnementaux et de mis en œuvre des solidarités c’est la Région Ile de France qui doit demeurer une collectivité de plein exercice.
Nous ne voterons donc pas cette motion de renvoi déposée par le groupe UMP.
le 29 September 2008, 15:05
September 24, 2008
Sarcelles / Cantonale :
Rachid Adda appelle au rassemblement de la gauche
Il avait déjà appelé à voter dès le premier tour pour le candidat « de la majorité départementale », lors de la
cantonale partielle de Sarcelles Nord-Est qui aura lieu les 12 et 19 octobre prochain. Après le dépôt de candidature de Farid Berhal (PC), Rachid Adda, conseiller municipal MRC, tire la sonnette
d’alarme.
« Je suis de gauche, je ne veux pas faire prendre de risque à la majorité départementale, explique l’ancien emploi
jeune. Je suis ravi que le PS ait fait le choix de présenter Youri Mazou. C’est un jeune issu de Sarcelles qui représentera bien la ville. Je travaillerai avec lui pour qu’il soit élu !
»
« Face à l’enjeu, le rassemblement des forces de gauche est plus que jamais nécessaire dès le premier tour. Le MRC
Val-d’Oise appelle donc à nouveau à un candidat unique de la gauche et propose une réunion des directions départementales du PCF, du PRG, des Verts et du PS afin d’aboutir à un rassemblement de
la gauche », déclare-t-il.
Un appel entendu par Ridda Zaoui, qui avait exprimé clairement sa volonté de se présenter à cette élection pour « faire changer l’image des villes de banlieue ».
le 24 September 2008, 08:35
September 23, 2008
La situation économique :
l’épuisement du capitalisme financier
La crise financière fait sentir ses effets sur l’économie réelle en Europe, de
façon brutale depuis six mois. Validant l’effet de contagion depuis les Etats-Unis pronostiqué par le FMI mais longtemps dénié par les responsables de la BCE et de l’Eurogroupe, les conditions du
crédit se sont rapidement tendues, l’immobilier a été brutalement touché, les exportations se sont déprimées, l’investissement a fortement ralenti.
Dans le même temps, l’explosion de la demande des nouveaux pays industrialisés
mais surtout la spéculation alimentée par les liquidités abondamment injectées depuis des années par les banques centrales mais fuyant maintenant les marchés financiers, ont provoqué la flambée
des prix des matières premières puis une augmentation de l’inflation. Les politiques publiques européennes et, notamment françaises, étant en permanence défavorables aux salariés, le travail a
été dévalué et le pouvoir d’achat atteint. Les différentes réformes des retraites aboutissent à en réduire les montants. A la paupérisation relative des classes moyennes a succédé depuis 18 mois,
une baisse du pouvoir d’achat. Malgré une évolution démographique très favorable, le chômage recommence sa croissance.
Le gouvernement est incapable de répondre aux nécessités de la situation de la
France. Les marges budgétaires ont été gagées par le paquet fiscal du Président Sarkozy. Les cadeaux aux plus riches et les partis-pris idéologiques ont eu raison de la sauvegarde par notre pays
de ses capacités de rebonds.
La politique monétaire se heurte au fondamentalisme libéral de la Banque
Centrale Européenne. Sous prétexte de contrer l’inflation et la hausse des salaires qui suivrait celle des matières premières, elle refuse de mener la politique de soutien qui s’imposerait mais
échoue à contrôler la hausse des prix. Pour contrer l’inflation, la BCE n’envisage qu’un recul du pouvoir d’achat des Européens.
L’ensemble des pays européens font face à des déficits extérieurs préoccupants.
L’exception allemande est un leurre. L’Allemagne a renoué avec sa politique non coopérative et une croissance reposant prioritairement sur les exportations vers ses partenaires européens. Ce
faisant, elle y exporte aussi son chômage et masque sa perte de compétitivité mondiale.
Les Etats-Unis arrivent au bout d’un cycle. Leur puissance reposait, depuis les
années Reagan, sur un endettement croissant beaucoup plus vite que l’économie et alimentant la spéculation des marchés financiers. De crise financière en crise financière, ce système vacille.
Aujourd’hui, ce sont des millions de ménages américains qui doivent en payer les conséquences.
Les institutions économiques multilatérales sont atteintes dans leur
crédibilité. Le FMI est devenu financièrement inutile. Ses prescriptions économiques sont unanimement rejetées. Elles ont fait la preuve, partout dans le Monde, de leurs effets catastrophiques.
Sa gouvernance, malgré la réforme envisagée, reste en décalage avec la réalité : les pays occidentaux sont devenus débiteurs au niveau mondial.
L’implication politique de l’OMC en faveur du libre-échange est maintenant
rejetée. L’Inde et les Etats‑Unis ont sifflé la fin de la partie de la nième tentative de relance du cycle de Doha.
Le capitalisme financier, qui a été l’horizon de toutes les politiques
économiques depuis 25 ans, est épuisé. La négligence des questions sociales, environnementales, et industrielles aussi bien que des enjeux à très long terme que seuls des Etats peuvent assumer,
ne peut plus durer.
L’OMC doit se cantonner à son rôle d’arbitre. Les zones régionales d’intégration
commerciale doivent être réhabilitées pour permettre une évolution économique et sociale maîtrisée. L’Union européenne doit rétablir la préférence communautaire. Les déséquilibres sociaux,
environnementaux et monétaires doivent être pris en considération dans les règles régissant le commerce mondial. A défaut, les pays de l’Union européenne doivent les appliquer dans la cadre de la
préférence communautaire.
Le FMI n’a plus de raison d’être. Il doit être absorbé par la Banque mondiale
pour l’édification d’une institution réellement multilatérale, plus puissante, au service du financement des infrastructures dans les pays les plus pauvres, notamment
d’Afrique.
La BCE doit voir ses statuts modifiés. Ses objectifs doivent intégrer la
croissance et l’emploi. Sa transparence doit être améliorée. Ses débats doivent être publics. Ses responsables doivent rendre compte aux parlements nationaux. Ses objectifs en matière d’inflation
doivent être élargis aux prix des actifs financiers ou immobiliers pour prévenir le renouvellement de crise spéculative. Ses instruments d’intervention doivent être élargis (encadrement du
crédit, réescompte…) pour lui permettre d’atteindre plusieurs objectifs (inflation, taux de change, croissance, emploi).
L’Eurogroupe doit être transformé en véritable gouvernement économique. Il doit
veiller à la cohérence des politiques nationales en fonction d’un objectif de croissance et de plein emploi, notamment en dissuadant ses membres de mener des politiques non coopératives. Il doit
prendre le relais des politiques malthusiennes découlant du pacte de stabilité qui doit être fondamentalement rénové. Les mouvements de capitaux doivent être encadrés par des mécanismes de
sauvegarde des intérêts stratégiques de chaque pays européens.
Le paquet fiscal doit être abrogé. Son montant doit être consacré au soutien des
ménages les plus en difficulté et aux investissements de la connaissance (recherche, formation, infrastructures technologiques). L’encadrement législatif des relations sociales doit veiller au
rôle des représentants des salariés et à celui des branches pour permettre des évolutions favorables au travail, en particulier en termes de pouvoir d’achat. Les exonérations patronales doivent
être systématiquement conditionnées à l’évolution des relations sociales.
La gauche doit affronter le capitalisme financier. Le libre-échange, la mise en
concurrence mondiale des mains d’œuvre, les marchés financiers, la spéculation, le creusement des inégalités ne sont pas son horizon. Elle doit prendre des risques politiques et devenir force de
proposition d’une véritable alternative économique et sociale.
le 23 September 2008, 16:28
Cantonale à Sarcelles :
le MRC Val d’Oise appelle à nouveau à un candidat unique de la gauche
Rachid Adda envisage le pire. Avec la multiplication des candidatures à gauche et la probablement faible
participation à l’élection cantonale partielle de Sarcelles, le MRC Val d’Oise craint que la gauche perde la majorité au Conseil Général. Il propose une réunion des directions départementales du
PCF, du PRG, des Verts, du MRC et du PS pour aboutir au rassemblement de la gauche dès le premier tour.
En mars dernier, le Conseil Général du Val d’Oise basculait de droite à gauche pour la première fois en 40 ans. Six mois plus tard, le Parti Socialiste
voit déjà cette conquête menacée. C’est en tout cas ce qu’affirme Rachid Adda dans un communiqué. « La multiplication des candidatures annoncées et déclarées à gauche face à une droite
moins dispersée fait porter un risque majeur à la gauche dans un contexte probable de forte abstention. D’autant qu’une UMP revancharde tente déjà de nationaliser le scrutin pour obtenir une
victoire qui ferait oublier son recul aux sénatoriales » annonce-t-il.
« Les partis de gauche doivent faire le choix de la raison »
En réunissant 9,1% des voix lors de l’élection municipale de mars, le MRC s’est placé comme la seconde force politique
de gauche à Sarcelles. Avec cette responsabilité particulière et malgré ses désaccords avec le maire François Pupponi, Rachid Adda, au nom du MRC, « a appelé à un rassemblement de
la gauche et a annoncé son soutien, dès le premier tour, au candidat soutenu par la majorité départementale. » Une position qui n’a pas été prise par les autres partis de gauche, ce que
regrette le conseiller régional MRC. « Sauf à prendre le risque de perdre la majorité au conseil général, les candidats déclarés issus des partis de gauche, en particulier ceux de la
majorité municipale, doivent faire le choix de la raison et dépasser les questions de personnes et d’intérêts particuliers » affirme-t-il.
Le MRC trait d’union à gauche ?
« Face à l’enjeu majeur de conserver la majorité au CG 95, la situation actuelle doit amener très logiquement
l’ensemble de la gauche à se rassembler efficacement dès le premier tour. Le MRC propose une réunion des directions départementales du PCF, du PRG, des Verts, du MRC et du PS pour aboutir au
rassemblement de la gauche dès le premier tour » annonce Rachid Adda dans un communiqué. Le
conseiller régional se présente en réunificateur de la gauche à Sarcelles. Pas sûr que cela séduise tout le monde. D’ailleurs Farid Berhal du PCF et l’écologiste Fabrice David ont déjà déposé
leur candidature à la préfecture.
Adrien
Hilpert
vonews
(23/09/2008)
le 23 September 2008, 15:37
September 22, 2008
Rachid ADDA, conseiller régional
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
Secrétaire national du MRC
0675038149 / www.rachidadda.com
Cantonale partielle de Sarcelles du 12 et 19 octobre : le MRC Val d’Oise appelle à nouveau à un candidat unique de la gauche et à soutenir le
candidat présenté par le Parti Socialiste
En mars dernier, un changement historique a eu lieu au conseil général du Val d’Oise installant une majorité de gauche à la tête de
l’exécutif. Les premières décisions de la gauche, sous l’impulsion de Didier Arnal président du conseil général du Val d’Oise, ont véritablement démontré la différence entre une politique de
droite et une politique de progrès.
L’élection partielle des 12 et 19 octobre dans le canton nord-est de Sarcelles ne doit pas stopper cette dynamique mais la
renforcer.
La multiplication des candidatures annoncées et déclarées à gauche face à une droite moins dispersée fait porter un risque majeur à la gauche dans un contexte probable
de forte abstention. D’autant qu’une UMP revancharde tente déjà de nationaliser le scrutin pour obtenir une victoire qui ferait oublier son recul aux
sénatoriales.
Le score de son premier secrétaire fédéral, Rachid ADDA, aux municipales de mars 2008 (9,1 % des voix) place le MRC
comme deuxième force politique de gauche à Sarcelles et lui donne donc une responsabilité particulière.
C’est pour cela que dès le 7 septembre dernier, le MRC a appelé à un rassemblement de la gauche et a annoncé son soutien, dès le premier tour, au candidat
soutenu par la majorité départementale.
Cet esprit de responsabilité doit inspirer la réflexion des autres partis de gauche et les amener à la même conclusion du MRC sur la nécessité du rassemblement au premier tour.
Sauf à prendre le risque de perdre la majorité au conseil général, les candidats déclarés issus des partis
de gauche, en particulier ceux de la majorité municipale, doivent faire le choix de la raison et dépasser les questions de personnes et d’intérêts particuliers…
A moins que leur véritable objectif soit de se créer artificiellement « une rente de situation » en profitant de l’absence du
candidat du MRC.
Face à l’enjeu majeur de conserver la majorité au CG 95, la situation actuelle doit amener très logiquement l’ensemble de la
gauche à se rassembler efficacement dès le premier tour.
Le MRC Val d’Oise appelle donc à nouveau et avec insistence à un candidat unique de la gauche en soutenant
le candidat présenté par le Parti Socialiste.
Le MRC propose une réunion des directions départementales du PCF, du PRG, des Verts, du MRC et du PS pour d’aboutir au rassemblement de la gauche dès le premier.
Il va de l’intérêt des Valdoisiens en général, et des Sarcellois en particulier que la route ouverte par la
victoire historique de la gauche en mars se poursuive au-delà du rendez vous électoral du 19 octobre.
le 22 September 2008, 20:54
September 21, 2008
Jean-Pierre Chevènement est élu sénateur du Territoire-de-Belfort. Les Républicains de gauche ont une nouvelle voix forte au Parlement ! C'est
une bonne nouvelle ppour la République et la Gauche.
Remarquons que cette élection a été acquise au deuxième tour malgré le maintien du candidat socialiste local (le PS national avait appelé au desistement au profit du candidat de gauche le mieux
placé).
Petit clin d'oeil de l'Histoire : JPC revient au sénat le 21 septembre 2008 soit le jour anniversaire de la proclamation de la première république au lendemain de la victoire de Valmy le 20
septembre 1792...
Bon vent à toi Jean-Pierre ! Nous te faisons confiance pour faire turbuler le Sénat !
Rachid ADDA
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
le 21 September 2008, 19:43
September 19, 2008
Circuit F1 à Sarcelles : « Une fausse bonne idée » dénonce Rachid Adda
« L’annonce du projet de circuit de Formule 1 porté par la municipalité de Sarcelles est l’exemple type d’une fausse bonne idée »affirme Rachid Adda, conseiller régional MRC. Ce dernier dénonce dans un communiqué la précipitation de ce projet, le manque de concertation et son
« coût pharaonique ». Il lui préfère l’idée d’un circuit dans le triangle de Gonesse.

Rachid Adda n’hésite pas à mettre du plomb dans l’aile du projet de circuit de Formule 1, cher à
François Pupponi. Si l’intention de créer un effet « Stade de France » avec à la clé une redynamisation économique de l’Est du Val d’Oise est saluée par le conseiller régional MRC, ce
dernier critique sa mise en œuvre tant sur la forme que sur le fond. Pour Rachid Adda, l’idée est certes louable mais plombée par un manque de concertation.
« Ce projet risque de mettre en péril par son incohérence et son coût pharaonique la véritable chance d’obtenir cet équipement pour le Val d’Oise dans le triangle de Gonesse
» explique-t-il dans un communiqué.
Rachid Adda critique plusieurs points de ce projet : sa compatibilité avec le SDRIF, l’adaptation du terrain et son financement. « La nature de son projet n’est pas compatible
avec la cartographie du Schéma Directeur de la Région Ile de France dont il rompt l’économie générale pour l’Est du Val d’Oise et les trois principes du développement durable » affirme
Rachid Adda. Il poursuit sa démonstration dénonçant un terrain inadapté comparé à celui du triangle de Gonesse en lisière des aéroports de Roissy-CDG et du Bourget qui bénéficie
« des infrastructures hôtelières liées à la proximité du centre d’exposition de Villepinte, des structures de transports adaptées. »
Sur la question de la création d’un véritable pôle de nouvelles technologies prévu dans le projet porté par François Pupponi, Rachid Adda trouve aussi le triangle de Gonesse plus avancé.
« Les synergies existantes en termes de recherche, d'innovation entre les secteurs de l'aéronautique et de l'automobile sont un argument supplémentaire pour le triangle de
Gonesse et de sa proximité immédiate avec des acteurs des pôles de compétitivités MOVEO et ASTECH si l’on veut crédibiliser la dimension industrielle et de formation de ce projet »
poursuit-il.
Enfin le financement privé est décrit comme un leurre par le conseiller régional qui ne veut pas de « la privatisation des recettes et profits et de la collectivisation des dépenses et
pertes. » Sur la forme, le manque de concertation avec tous les élus et les populations des communes concernées est pointé du doigt.
Le message est clair, le MRC soutient donc le projet plus crédible d’un circuit de Formule 1 dans le triangle de Gonesse
mais reconnaît l’importance des retombées économiques pour l’est du département.
« Le véritable enjeu n’est pas aujourd’hui de construire ce circuit de Formule 1 à Sarcelles mais d’obtenir des
garanties en termes d’emplois et de retombées fiscales pour le territoire de Val de France dans le projet crédible que semble vouloir porter le conseil général du Val d’Oise dans le triangle de
Gonesse » conclut Rachid Adda.
Adrien Philbert
vonews (18/09/2008 16:20)
le 19 September 2008, 20:05
September 18, 2008
Création d’une journée de la République dans les lycées et les CFA d’Ile-de-France
Séance des 22 et 23 juin 2006
Vœu du groupe MRC présenté par Rachid Adda,
conseiller régional d'Ile de France (Val d'Oise)
La république est le cadre de notre vie commune. Elle organise le débat démocratique, les solidarités, bref ce qui constitue notre « vivre
ensemble ». Elle ne s’appuie pas sur un ordre naturel des choses mais sur des choix et le partage de valeurs et de principes. Ces valeurs peuvent être considérées comme acceptées et
intégrées par notre société. Mais dans les faits, elles sont vivantes comme l’est notre société et qu’elles en traversent les progrès comme les crises.
Aujourd’hui, ce que nous voyons des effets de la crise que traverse notre pays nous incite plutôt à constater une perte de contact entre une
partie de la population et ces valeurs.
Nombres de nos concitoyens ont le sentiment de subir exclusion et discrimination. Certains voient dans le communautarisme, le repli sur soi, les
meilleurs outils de défense de leur intérêt propre.
Il est donc indispensable de réaffirmer auprès de nos concitoyens et en particulier les plus jeunes d’entre eux le sens fondamental de la devise
Liberté, Egalité, Fraternité, le sens des mots Laïcité et Citoyenneté et ce qu’ils impliquent concrètement, pour chacun et pour tous, présenter les grands acquis en termes de droits individuels
et collectifs, expliquer les idées qui ont fondé un système de solidarité nationale.
Il est indispensable de démontrer par l’exemple que le cadre républicain permet justement de bâtir ensemble des solutions aux problèmes qui se
posent. La Région Ile-de-France mène de nombreuses politiques, concrètes, visant – implicitement et explicitement – à favoriser le « vivre ensemble », à accompagner les Franciliens à
surmonter les obstacles des discriminations, des inégalités sociales et territoriales. Elle est l’illustration de ce fonctionnement.
C’est pourquoi, le Conseil Régional forme le vœu que l’Exécutif puisse rapidement élaborer et mettre à disposition une exposition et des
instruments pédagogiques à destination des lycées et des enseignants, pour, par exemple dans le cadre d’une journée de la République, valoriser notamment la citoyenneté et ses fondements, et leur
apport dans la construction d’une vie sociale et collective apaisée, solidaire, respectueuse de tous autour des valeurs qui fondent notre nation
le 18 September 2008, 15:27
September 16, 2008
Circuit F1 à Sarcelles : la fausse bonne idée de Monsieur Pupponi !
L’annonce du projet de circuit de Formule 1 porté par la municipalité de Sarcelles est l’exemple type d une fausse
bonne idée.
En effet derrière l’intention revendiquée louable de créer un effet « Stade de France », avec à la clef une
redynamisation de l’Est du Val d’Oise, ce projet risque au contraire de mettre en péril par son incohérence et son coût pharaonique la véritable chance d’obtenir cet équipement pour le
Val d’Oise dans le triangle de Gonesse.
Ce sont donc les retombées économiques pour l’ensemble de l’Est Valdoisien y compris Sarcelles qui risquent d'en pâtir.
Car le projet de Mr Pupponi ne tient pas sur de nombreux aspects de fonds alors que le site de Gonesse
présente des atouts non négligeables par rapport au favori déclaré de Marne la Vallée.
Tout d abord, la nature de son projet n’est pas compatible avec la cartographie du Schéma Directeur de la Région
Ile de France dont il rompt l’économie générale pour l’Est du Val d’Oise et les trois principes du développement durable (efficience économique, respect de l’environnement, gouvernance).
Jean-Paul Huchon lui-même a récemment indiqué qu’il s’opposait à ce projet.
Il est évident que le terrain, aujourd’hui propriété de l’Etat, que François Pupponi destinait il y a peu pour un
écomusée et une ferme pédagogique n’est pas adapté à un tel équipement.
A l’opposé, le triangle de Gonesse en lisière des aéroports de Roissy-CDG et du Bourget, bénéficie déjà, lui, d'infrastructures hôtelières liées à la proximité du centre d’exposition de Villepinte, des structures de transports adaptées (RER, autoroutes, futur barreau
d’interconnexion des RER B et D).
Cette localisation idéale du triangle de Gonesse permet d’éviter le gaspillage de foncier et l’accroissement des
nuisances liées à la construction de tels équipements complémentaires…
Et nous connaissons tous les problèmes de maitrise du foncier à Sarcelles alors que les divisions géographiques
sont déjà assez nombreuses avec les lignes à hautes tension et les nationales N1 et N16 et les projets immobiliers pléthoriques !
De plus les synergies existantes en termes de recherche, d'innovation entre les secteurs de
l'aéronautique et de l'automobile sont un argument supplémentaire pour le triangle de Gonesse et de sa proximité immédiate avec des acteurs des pôles de compétitivités MOVEO et ASTECH si l’on
veut crédibiliser une dimension industrielle et de formation à ce projet sportif.
Et puis, François Pupponi semble ignorer qu’un financement 100 % privé est un leurre et que l’équilibre financier
du fonctionnement d’un tel équipement sera assuré par les collectivités territoriales comme ce fut le cas à Magny-Court selon le sempiternel principe de la privatisation des recettes et profits
et de la collectivisation des dépenses et pertes.
Enfin, revenons sur la forme, …Il est pour le peu étonnant pour que
le Maire de Sarcelles ait cru bon de porter un projet sans ouvrir une concertation en amont avec tous les élus et les populations des communes concernées. Ce manque de concertation en amont
hypothèque d’ores et déjà ce projet et entraine déjà une levée de bouclier notamment sur la préservation du périmètre classé autour du château d’Ecouen et les nuisances pour les riverains
concernés.
Bien entendu l’argument des retombées économiques, fiscales et en emplois pour nos communes est recevable et il est déjà défendu. Mais ce projet de circuit
sarcellois n’y répond pas : son montage dans la précipitation et sans concertation, son coût
exorbitant et son financement peu crédible le condamnent d’avance.
Le véritable enjeu n’est pas aujour’dhui de construire ce circuit de Formule 1 à Sarcelles mais d’obtenir des garanties en termes d’emplois et de retombées fiscales
pour le territoire de Val de France dans le projet crédible que semble vouloir porter le conseil général du Val d’Oise dans le triangle de Gonesse.
Rachid ADDA
Conseiller régional d'Ile de France
Vice président de la commision du développement économique et de l'emploi
Membre de la commission de l'aménagement du territoire
le 16 September 2008, 23:50
September 11, 2008