March 10, 2010
Cher (e) s ami (e) s,
Lundi 25 janvier 2010, j'ai été assigné en référé devant le Président du Tribunal de grande instance de Marseille.
L'affaire, montée à partir d'un article présent sur mon blog datant du 20 mai 2007, se réfère à ma prise de position sur la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie et l’inauguration d'un square à Marseille de la date du 19 mars 1962, alors que j'étais député-maire des XVème et XVIème arrondissements de Marseille.
A la suite de cette première audience, la mobilisation s'est faite, à mes côtés, avec un appel de soutien pour la reconnaissance du 19 Mars 1962, de près de 400 signatures :
de simples citoyens, des députés comme Henri Jibrayel, Jean-Claude Sandrier, André Gérin, Roland Muzeau, Sylvie Andrieux..., des sénateurs avec Robert Hue, Billout, Nicole Borvo, Isabelle Pasquet..., des maires: Samia Ghali, André Molino, Michel Illac, Bernardini, Hervé Schiavetti, Garo Hovsepian...., d'élus des différentes collectivités territoriales: Joëlle Boulay, Sportiello, des professeurs et historiens, d'associations d'anciens combattants: FNACA, l’ARAC, ou l'ANPNP, de la Fédération des CIQ du XVème arrondissement de Marseille, des syndicats, d'organisations, de l’ADECR, de la fédération PCF des Bouches du Rhône.....
Lors de ma comparution le 15 Février dernier, la mobilisation était encore au rendez-vous : membres d'associations d' anciens combattants de la FNACA, de l'ARAC et de l'ANPNPA, portes-drapeau, parlementaires en présence d'André Gérin (député du Rhône), Henri Jibrayel, Isabelle Pasquet, d'élus, de la fédération des CIQ du XVème arrondissement de Marseille, de syndicalistes, de sympathisants...
Touché par votre soutien, je tiens à vous remercier
et souhaite vous informer personnellement
du délibéré qui sera rendu
le 15 Mars prochain.
Aussi, je vous invite le Mardi 16 Mars 2010 à 18H00
à la Maison du Peuple Bd de la Jamaïque à Saint Louis, 13015 Marseille.
Comptant sur votre présence
Frédéric DUTOIT
ancien député-maire des XV et XVI arrondissements de Marseille
Président du groupe Communiste, Républicain et Citoyen de Marseille
par dutoitblog, le 10 March 2010, 00:55
March 09, 2010
-Quel est le sens de ta candidature pour ces élections ?
Deux points essentiels m’ont amené à m’engager.
Le premier c’est que j’ai de multiples expériences dans le monde économique J’ai côtoyé le secteur privé, semi-public et le secteur de la politique de la ville. A partir de ces expériences, je me suis forgé des avis sur ce qu’il faut faire, ne faut pas faire.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 09 March 2010, 16:16
A quelques jours des élections, un
nouveau sondage indique que les deux grands partis français sont au coude à
coude.
Les français seront appelés aux urnes le week-end prochain, dimanche 14 Mars,
pour le premier tour des élections régionales.
A quelques jours de cette échéance majeure, le baromètre OpinionWay-Fiducial
pour "Le Figaro", LCI et RTL publié vendredi indique que le PS et
l'UMP sont au plus proche dans les intentions de votes au premier tour.
L'UMP arriverait en tête avec 31% des intentions de votes suivi du PS avec 27%
et de Europe Ecologie avec 13%. Viennent ensuite le Front national (9%), le
Front de gauche (6%), le Modem (5%), le NPA (3%) et Divers gauche (2%). Les
autres listes recueilleraient 1% des intentions de votes.
par dutoitblog, le 09 March 2010, 03:55
March 08, 2010
Notre démarche s’inscrit dans la volonté de gommer les inégalités subies par les Marseillaises et les Marseillais :
- Des inégalités d’imposition : un exemple très explicite et d’actualité : l’harmonisation d’ici 2012 des taux de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères, qui répond certes à un impératif légal mais qui laisse Marseille subir la plus haute augmentation (+3% en 2010 ) avec le plus fort taux (14,80% en 2009 à 18,80 en 2012), l’écart entre le taux le plus faible et le plus haut ne se réduit pas (12,59 points en 2009 et qui passera en 2010 à 12,69%).
Est-il logique et solidaire que les Marseillais subissent seuls cet effort alors qu’une partie des nécessités de services des ordures ménagères et de la propreté est aussi due à la situation de fréquentation et d’activité économique de la ville pivot ?
- Des inégalités de logements, de travail, d’infrastructures : combien d’habitants travaillent sur Marseille et résident dans l’aire métropolitaine ? pourquoi seuls les Marseillais doivent « payer » l’essentiel du nouveau stade Vélodrome alors que les supporters de l’OM viennent de tout le territoire métropolitain ?
Notre ville doit être au cœur de cette métropole, elle en a les atouts, reste à en définir les contours.
Euro Méditerranée
Ce projet, financé par l’Union Européenne, l’État, la Région, le Département, la Communauté Urbaine et la Ville de Marseille, devrait être achevé en 2012.
Trois quartiers qui ont mal vieilli : La Belle de mai, Saint-Charles et la Joliette, Arenc et la rue de la République sur une superficie de 3,1 km vont être remodelés avec un budget de 3,5 milliards d'euros d'investissements publics et privés sur une durée de 15 ans.
Tout sera remodelé en vue de la création d'un véritable quartier de vie au rayonnement international : aménagements urbains, logements, commerces, création de centaines de milliers de mètres carrés de bureaux.
Marseille se positionne aujourd’hui au niveau des grandes métropoles européennes.
Le dynamisme du périmètre d’Euroméditerranée offre un nouveau souffle à la cité phocéenne qui attire désormais les plus grands architectes internationaux.
Pôle technologique de Château-Gombert
Sa mission fondamentale est d'associer la recherche, la formation supérieure et les entreprises dans une dynamique de développement, en favorisant notamment le transfert technologique et l'essaimage. En moins de quinze ans d'existence, le Technopôle s'est imposé comme une composante majeure de la stratégie de développement économique de l'aire métropolitaine marseillaise.
Les projets en cours les plus marquants sont l’implantation de l’Observatoire d’Astronomie de Marseille Provence et de sa principale composante, le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, sur 10 000 m2, concernant plus de 150 ingénieurs et chercheurs, ainsi que l’hôtel technoptique, second Hôtel Technologique de 3 300 m2, destiné aux entreprises de l’optique-photonique, dans le cadre du pôle de compétitivité OPTITEC.
Le Technopôle Marseille Provence à Château-Gombert, c'est :
- 180 hectares dont 70 pour l'accueil d'entreprises et de laboratoires
- 150 entreprises
- 3 800 emplois privés et publics dont 1 000 enseignants-chercheurs
- 300 000 m2 construits
- 292 Me d' investissements publics et privés
- 2 grandes écoles d'ingénieurs :
• l'Ecole Centrale Marseille (ECM)
• l'Ecole Polytechnique Universitaire (Polytech' Marseille)
- 2 centres universitaires :
• le Centre de Mathématiques et d'Informatique (CMI)
• le Centre Inter-Universitaire de Mécanique et Technologie Mécanique (UNIMECA)
- 6 laboratoires de recherche
- 1 incubateur inter-universitaire : Impulse
- 1 pépinière d'entreprises de technologie : Marseille Innovation
- 2 800 étudiants
- 1 centre de colloques et de congrès
Le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille constitue l'un des plus importants instituts de recherche publique en France dans le domaine de l'Astrophysique et associe la recherche fondamentale en Astronophysique et la recherche technologique en instrumentation.
Projet Centre-ville
Le cœur de la grande capitale régionale voit se confronter des fonctions de centralité métropolitaine et des situations de précarité sociale, de chômage, parmi les plus fortes au point de justifier son classement en zone urbaine sensible. La persistance d’un bâti et d’un habitat de médiocre qualité est devenue le reflet de ces difficultés sociales, tout comme les insuffisances rencontrées dans la gestion concrète de l'espace et des équipements risquent de brouiller la perception des efforts accomplis.
Aussi, le projet centre-ville doit impérativement être amplifié pour faire entrer ce Cœur de Ville dans une modernité digne d’une métropole du XXIème siècle. Il faut penser reconquête par l’art de vivre, logique de l’agora des villes, rencontre et nouvelle économie du loisir urbain.
Les principaux axes de ce projet seront donc les suivants :
- Améliorer le fonctionnement urbain et poursuivre la requalification des espaces publics du cœur historique, porteur de l’image et de l’identité de Marseille, avec notamment la piétonisation du Vieux-Port
- Maîtriser la gestion urbaine à la hauteur des enjeux posés par le territoire,
- Restaurer la chalandise dans un Centre-ville apaisé, animé et convivial : - Faire de Marseille une ville étudiante,
- Maintenir et étendre une offre résidentielle diversifiée et de qualité au sein d’un réseau d’équipements de proximité
- Poursuivre et amplifier l’attractivité touristique du centre-ville : une vision de Marseille dont le but est de recentraliser la ville, la métropole, la région, les flux touristiques et les pratiques sociales autour du nouveau Vieux Port comme les Ramblas à Barcelone.
- Valoriser le plan d’eau et la mer.
par dutoitblog, le 08 March 2010, 01:07
March 07, 2010
Par Alemaga Lilian, paru dans « Libération » du 03 mars.
« L’ex socialiste profite des régionales pour tester l’unité et la popularité du Front de gauche. A le voir en campagne, on le croirait candidat. A défaut d’être tête de liste en Ile-de-France pour ces élections régionales, voilà Jean-Luc Mélenchon transformé en VRP pour soutenir les listes du Front de gauche, l’alliance de son Parti de gauche (PG), du PCF et de petites formations de la gauche radicale.
Hier au Salon de l’agriculture à Paris et en Picardie. Aujourd’hui à Nîmes et Marseille. La campagne 2010 est-elle un tour de chauffe avant 2012, pour celui qui souhaite une candidature unique Front de gauche à la présidentielle ? «Si c'est un tour de chauffe, c’est pour les régionales», rétorque Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale au PG. «2012 n’est pas l’objectif de cette campagne», ajoute François Delapierre, numéro 2 du parti. Certes.
Mais pour le député européen, le défi est alléchant. Et l'homme avoue son intérêt : «Evidemment, finit-il par glisser. J’ai surtout envie de finir le travail commencé.»
Contrairement à Oskar Lafontaine en Allemagne, Jean-Luc Mélenchon n’a pas réussi, après sa sortie du Parti socialiste, à construire la grande formation qu’il souhaitait avec les communistes. Mais avec ce Front de gauche, il «vise le sommet de l’Etat» et souhaite «ramener sur le devant de la scène le socialisme historique».
Fuyant jusqu’ici la question, la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet a précisé la semaine dernière que les communistes discuteront d’une possible étiquette commune Front de gauche lors de leur congrès prévu en juin. Question ardue à régler au sein de l’appareil communiste. Le député André Gerin a déjà qualifié d’«effacement du Parti communiste français» le risque de voir le PCF se ranger derrière l’ex-socialiste.
Pour autant, Jean-Luc Mélenchon joue prudent. «Il ne faut pas brûler les étapes. Si aux régionales, nous sommes en dessous du résultat des européennes [6,5%], c’est fini ! L’attelage pour 2012 est terminé !» prévient-il. Même en cas de bon score, l’ex-socialiste se garde de dévoiler comment ce «candidat unique» pourrait être choisi.
Le vocable «primaires» est un gros mot. Et l’échec de la tentative d’une candidature antilibérale en 2007 reste en mémoire de ce côté-ci de la gauche. «C’est possible qu’il se choisisse tout seul», sourit Mélenchon.
D’où, outre le soutien aux listes régionales, un certain intérêt pour lui de sillonner dans cette campagne une bonne quinzaine de régions. «Il faut brasser. Remettre les nôtres et les communistes en confiance. Réconforter, encourager», explique-t-il. Et de brosser dans le sens du poil le «peuple communiste» dont il espère un soutien le moment venu.
«Front de gauche, Parti de gauche, non. Tout ce que les gens connaissent, c’est Jean-Luc Mélenchon», observe Laurent Levard, responsable au PG. «Il est vécu comme une alternative, poursuit François Delapierre. Comme quelqu’un qui veut gouverner le pays et pourrait le faire.» En attendant, Jean-Luc Mélenchon se soucie de démontrer la crédibilité de son parti.
Dans les allées du Salon de l’agriculture, il ne «fait pas du tourisme», pas très «cul des vaches», il «est plutôt formation, Inra, syndicats». Il dit vouloir «confronter», «tester» les propositions du PG en la matière : relocalisation de certaines productions, souveraineté alimentaire, garantie de prix minimum pour les producteurs,
«Ce matin c’était l’agriculture, demain l’industrie, après autre chose», explique-t-il dans le train vers la Picardie. Dans ses meetings, l'ex-ministre de Lionel Jospin cite en exemple Hugo Chávez, Evo Morales, et affûte ses arguments pour «la longue marche commencée».
Avec 2012 dans l’objectif ».
par dutoitblog, le 07 March 2010, 03:06
March 06, 2010
Le 17 février 2010, Patrick Devedjian, Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, répond à mon courrier du 20 novembre 2009, relatif au travaux à effectuer sur la rue Henri Barbusse.
Il annonce que les travaux demandés par les parents d'élèves et moi-même, seront fait d'ici à la fin des vacances de Pâques.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 06 March 2010, 18:43
Mardi 9 mars de 13h30 à 18h, le forum « Femmes sans frontières » qui a lieu chaque année à l’occasion de la journée de la femme, s’installe à la salle des fêtes de Gennevilliers. Ce forum apporte des conseils sur la prévention, la santé et la vie quotidienne en direction des femmes. Il est organisé par l’association « Institut des Hauts-de-Seine », financée par le Conseil général,
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 06 March 2010, 15:51
Construire ensemble une région solidaire, écologique et citoyenne !
Secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris, Société du Grand Paris, réforme des collectivités territoriales, suppression de la taxe professionnelle etc… les agissements du gouvernement et du Président de la République pour remettre la main sur l’avenir de l’Ile-de-France ne manquent pas. A chaque fois, c’est au détriment de tout principe démocratique élémentaire. Chargé par la loi d’établir un schéma d’aménagement du territoire pour les 30 prochaines années, le Conseil Régional a rédigé un SDRIF que le gouvernement rejette catégoriquement. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy nomme un secrétaire d’Etat qui rédige un projet contradictoire aux principes définis par le SDRIF et une Société du Grand Paris qui aura droit de préemption sur presque 50 % du territoire francilien : adieu à la solidarité entre les territoires et au développement durable.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 06 March 2010, 15:42
Le projet de déploiement d'un réseau Internet à très haut débit, dans les Hauts-de-Seine, est contesté en justice par l'opérateur Colt, qui crititique son financement public. La Commission européenne avait donné, fin septembre, son feu vert à l'apport de 59 millions d'euros de fonds publics à ce projet, estimant que ce financement "ne constituait pas une aide" contraire aux règles européennes de la concurrence.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 06 March 2010, 15:13
March 05, 2010
À la lecture de la
presse ce matin : un nouveau bras de fer est annoncé entre Marseille
Provence Métropole et la société privée ISS environnement, puisque à partir de
Samedi, cette société cessera sa collecte quotidienne dans le IIe
arrondissement de Marseille. Malheureusement, ce qui se passe, confirme ce que
j’avais déclaré à la CUM et au Comité de pilotage sur l’éventuel retour en
régie déchets/propreté sur tout Marseille.
En effet,
la Communauté Urbaine de MPM aurait dû prendre la position politique de
s’engager dans la gestion publique des services de propreté et de
collecte sur tout le territoire de Marseille, pour tous les habitants et les
usagers de l’espace public.
Évidemment, ce passage ne peut se faire
du jour au lendemain mais dans le cadre d’un processus associant tous les
partenaires concernés :entreprises privées, salariés du privé et du
public, et la CUM. D’autant plus que ni du point de vue
juridique, ni du point de vue économique, ce passage n’est impossible à
l’exemple de bien d’autres collectivités en France.
Quand
on sait qu’à prestations égales, dans tous les cas de figure, la gestion
publique est moins onéreuse que la gestion privée !
Aussi,
lors de la conférence de presse du 26 Janvier dernier, les membres du Comité de
pilotage, ont annoncé à la quasi-unanimité, à l’exception de ma voix, leur
décision de statu quo sur la gestion du service public du ramassage et
d’enlèvement des ordures ménagères à Marseille.
Preuve en est aujourd’hui : ce
statu quo ne pouvait pas marcher ! Alors que nous sommes en période de consultation
pour l’attribution des marchés, il faut reconnaître qu’il y a une inéquité dans
le traitement de ce marché.
Ainsi, cet épisode fait à nouveau la démonstration
que la gouvernance partagée entre gauche et droite ne sert pas les intérêts des
Marseillaises et des Marseillais !
Frédéric DUTOIT,
Membre du
comité de pilotage la Communauté Urbaine de Marseille sur l’éventuel retour en
régie déchets/propreté sur tout Marseille,
Président du
groupe communiste, républicain et citoyen de Marseille
par dutoitblog, le 05 March 2010, 15:32
March 04, 2010
Le Front de Gauche pourrait il devenir cette deuxième force politique dont la gauche a un urgent besoin ?
Les élections régionales peuvent être l’occasion pour les électeurs de gauche, de recentrer leur engagement pour être plus efficaces. Car ne nous y trompons pas, la division à gauche favorise la droite.
Phénomène particulier en ce mois de mars 2010, et sur lequel nous pouvons semer les bases de ce rassemblement, c’est que le peuple de France veut donner une leçon à Nicolas Sarkozy.
La gauche retrouve ainsi des couleurs et particulièrement le Front de Gauche qui se positionne clairement comme une nouvelle force politique sur l’échiquier.
Clairement, Jean-Luc Mélenchon, Christian Piquet et Marie George Buffet ont exprimé hier soir au meeting de Marseille, la volonté de créer cette nouvelle force dans la perspective des élections présidentielles de 2012.
Le sondage TNS-Sofres/Logica réalisée pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter, les 1er et 2mars, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes selon la méthode des quotas publié aujourd’hui par le journal « Le Monde » conforte ce mouvement.
« A gauche, les listes conduites par le PS et les listes divers gauche sont créditées de 30 % des intentions de vote, soit deux points de plus que dans la première vague de l'enquête TNS-Sofres des 1er et 2 février. L'extrême gauche, en revanche, s'effrite légèrement. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) perdant deux points tombe de 3,5 % des intentions de vote à 1,5 %, Lutte ouvrière (LO) de 3 % à 2,5 %. Ce tassement s'effectue au bénéfice du Front de gauche, en augmentation d'un point (7 %) par rapport à la précédente enquête. Enfin, les listes d'Europe Ecologie s'éloignent un peu plus de leur score historique des européennes de juin2009 (16,3 %) et enregistrent également une légère baisse (de 13 % à 12 %) ».
Alors, soyons sport ! Je ne me réjouis pas de la chute du NPA. Mais je dois reconnaitre que celui-ci l’a bien cherché. Sa volonté de toujours refuser de s’unir avec toute la gauche le décrédibilise aux yeux de ceux qui aspirent au changement de politique. Sur ce terrain il est, comme avant la LCR, sur le même créneau que LO.
Son choix devient clair. Soit il entame une démarche de rapprochement avec le Front de Gauche, et il peut ainsi redonner vie à son objectif de transformation sociale; soit il poursuit la stratégie de l’ex LCR, et il est voué, comme elle, à végéter.
Reste le cas d’Europe Ecologie. Porté par une présence médiatico charismatique de Daniel Cohn-Bendit, ce mouvement doit clarifier ses positions politiques pour se présenter comme une force de gauche. « Dani le rouge » n’est pas très inspiré de ce coté quand il prône la formule « partager son temps entre le travail et la retraite ».
Bref, un espace politique peut s’ouvrir pour le Front de Gauche pour peu qu’il poursuive dans la démarche prônée par Jean-Luc Mélenchon, Christian Piquet et Marie George Buffet hier soir au palais des sports de Marseille.
Ce Front doit avoir pour ambition de devenir la deuxième ( pourquoi pas la première ? )force de la gauche. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire en ce sens. Mais nous n’avons pas beaucoup de temps à perdre. 2012 arrive à grand pas. Marie George Buffet a eu raison de proposer une candidature du Front de Gauche pour la prochaine élection Présidentielle.
Et à bien comprendre les trois discours d’hier soir, il apparait clairement que Jean-Luc Mélenchon est celui qui est porté par ses camarades.
par dutoitblog, le 04 March 2010, 12:44
March 03, 2010
Journée de campagne ordinaire? Pas si sûr.
Début ce matin tôt, à l'Atelier municipal de la ville de Bourges. Les camions de nettoyage rentrent au dépôt, ceux qui embauchent arrivent en vélo ou en voiture. La rencontre avec les employés municipaux est chaleureuse. L'un d'eux, électeur socialiste, m'avoue ne pas être emballé par l'état du PS et notamment sur la question des retraites... Il doute. Le vote Front de gauche le séduit après discussion notamment pour peser à gauche au premier tour. Son sentiment est conforté par le sondage du matin paru dans le Berry républicain, qui donne la gauche largement gagnante au deuxième tour en Région Centre le 21 mars.
SONDAGE
Le sondage. La lecture du seul quotidien local ce matin, après la distribution, me conforte dans l'idée que les électeurs de gauche vont pouvoir choisir au premier tour, sans se sentir obligé de "voter utile" pour écarter le danger de la droite. Le Front de gauche est donné à 7% dans la Région. Pas mal, surtout qu'il progresse par rapport aux estimations précédentes. Encore un effort et nous serons sur le podium, pour reprendre une métaphore sportive chère à François DUMON, notre tête de liste dans le Cher. C'est un enjeu important si l'on veut écarter toute tentative d'alliance entre le PS et le MODEM. C'est le seul enjeu si l'on veut ancrer à gauche la politique de la Région demain et répondre aux attentes populaires. Il en va de l'avenir de la gauche en région mais aussi dans le pays.
PLURALISME
Sinon quoi dire à propos de la lecture du Berry républicain ce matin? A part que le rédacteur en chef a choisi de privilégier les deux partis dominants: le PS et l'UMP. La confrontation des programmes ne se fait qu'entre eux dans les colonnes du quotidien. Leur liste respective a été présentée plusieurs fois. Cela devient de plus en plus insupportable. Comme secrétaire d'une section du PCF qui compte 300 adhérents environ, dont un grand nombre de lecteurs du Berry, comme élu d'un sensibilité politique qui compte des milliers d'électeurs et de sympathisants dans le Cher, j'en appelle au respect du pluralisme et à celui des lecteurs, de tous les lecteurs, de droite et de gauche. Le 14 mars, si le score du Front de gauche est haut, nous créerons la surprise et déjouerons les pronostics, un peu comme en 2005 quand presse et grands partis donnaient le Oui à la constitution gagnant, prenant leurs désirs pour des réalités. Le 14 mars, il faudra donner une bonne gauche à la droite et à la pensée unique.
UNION
Un peu plus tard sur le marché d'Henrichemont, je croise de nombreuses personnes de connaissance. Les encouragements sont nombreux. Une femme se félicite que la seule tentative d'union des forces de gauche viennent du Front de gauche. J'ai le sentiment agréable que nous semons pour la suite...
FICELLE
De retour sur Bourges, Jean-Michel GUERINEAU me montre le dernier tract de campagne de l'UMP qui annonce le TGV à Bourges si Novelli et Lepeltier gagnent. Autour des traditionnelles pizzas du mercredi, avec le collectif de campagne (les repas équilibrés n'ont guère leur place dans une campagne électorale), on en rit. Fallait le faire quand même: ressortir le même stratagème qu'en 2008 aux municipales, la ficelle est un peu grosse. C'est quand même prendre les électeurs et les Berruyers pour des gogos. On verra si ça marche. J'en doute.
A J-10, on sent la tension monter. Une saine tension parce que les choses commencent à bouger dans le bon sens. Il s'agit de ne pas fléchir.
par Yannick Bedin, le 03 March 2010, 19:26
A
l'occasion d'un récent voyage à Cuba,
Nicolas MARCHAND, membre du Conseil National du PCF a présenté un exposé sur "la
situation de la gauche en France", à l'Institut d'Etudes Européennes
de La Havane. Le texte doit être publié dans la revue qu'édite cet
Institut. Pour information, je me le transmet.
C’est avec
plaisir que je le publie aujourd’hui pour nourrir l’éventuel débat au sein de
le gauche et du PCF en particulier.
« La situation de la gauche en France
La Havane –
Centre d´études européen – 26 janvier 2010
Je veux tout
d´abord vous remercier de votre
invitation pour cet échange sur la situation de la gauche en France. Je vais
donner quelques éléments sur le sujet en introduction afin que nous puissions
avoir un échange à partir des questions que vous mêmes vous vous posez. Je vous
demande de recevoir ce que je vais vous dire, particulièrement à propos de la
situation du Parti Communiste, comme un point de vue personnel.
La gauche
française est très divisée, et en difficultés pour offrir une alternative
transformatrice au pouvoir de droite de Sarkozy, qui est le plus réactionnaire
depuis longtemps.
La question de la
gauche, c´est une double-question, dont les deux termes sont inséparables: son
union et le contenu de cette union; car il doit s'agir d'une union à la hauteur
des attentes populaires, et pour cela, à la hauteur du défi de la crise.
Avec la crise du système capitaliste, dont la
crise financière et la récession de 2008-2009 ont révélé la profondeur, la
gravité sans précédent, la gauche est face à un défi, qui n'est d'ailleurs pas
seulement français ou européen, mais mondial - celui des transformations radicales que cette crise appelle, celui des
luttes et du rassemblement populaire pour imposer de telles transformations.
C´est ce défi
révolutionnaire, celui d´un dépassement
effectif du capitalisme, que la crise met à l'ordre du jour, en France, en
Europe et dans le monde.
Cela concerne
particulièrement 3 grands enjeux:
L´enjeu des
moyens financiers,
du crédit et de la monnaie qu'il s´agit de mettre au service du progrès humain
ce qui implique un crédit, une monnaie – jusqu'à une monnaie commune mondiale -
émancipés de la domination des marchés financiers et du dollar
L´enjeu des
pouvoirs d'intervention des salariés et des peuples, pouvoir politique, mais aussi pouvoir
économique sur la gestion des entreprises et des groupes.
L´enjeu d´une
expansion massive des services publics , jusqu'à l´objectif d´une appropriation sociale
des biens communs de l´humanité, incluant aussi le crédit et la monnaie.
La gauche
française est loin d´être à la hauteur de tels enjeux de transformation.
C´est au sein du
PCF que les idées sont les plus avancées, les plus précises pour définir les
axes d´une politique transformatrice, mais cela ne va pas sans problèmes, sur
lesquels je reviendrai.
Le principal
problème à gauche vient du Parti Socialiste: celui ci est depuis le début des
années 80 le parti le plus influent à
gauche. Il est dominé, au niveau de ses dirigeants, par les conceptions sociales
libérales. La nomination d´un des principaux d'entre eux, Dominique Strauss
Kahn, à la tète du FMI en est un
symbole assez significatif.
Le Parti
Socialiste combat durement la droite en paroles et apparait
avec l´aide des médias dominants comme le principal opposant. Classiquement il gauchit son discours quand
il est dans l'opposition. Mais il y a en réalité un consensus de fond
droite-Parti Socialiste-patronat sur
les questions les plus cruciales, au niveau français comme au niveau européen: pas
question de toucher aux critères et aux règles du système concernant les
entreprises, l´argent et son utilisation, les pouvoirs.
C'est le terrain
sur lequel peuvent agir les éléments qui préconisent une jonction stratégique
du PS avec le centre-droit, ou un rassemblement anti-Sarkozy qui irait de
l´extrême gauche au centre.
Une telle union
se ferait forcement sur des bases de conciliation avec le capital et la
domination des marchés, ne pouvant donc répondre aux attentes populaires.
Dans la même
perspective, s´inscrit la structuration récente des éléments de gauche et de
droite se réclamant de l´écologie dans une formation électorale commune (Europe
Ecologie) qui a recueilli un certain succès aux récentes élections européennes,
et qui s´est reconstituée pour les élections régionales.
Tous ces
processus visent un objectif stratégique, que les forces du capital françaises
poursuivent depuis longtemps – instaurer un système politique bipolarisé, conçu
pour rendre impossible tout changement
radical, sur le modèle du système américain (avec une alternance entre
démocrates et républicains sans changement fondamental). Il s´agit d´en finir
avec ce qu'on a pu appeler "l'exception française": une certaine
tradition révolutionnaire, une combativité sociale et politique particulière
qui a permis des conquêtes sociales et démocratique importantes et qui peut
faire de la France dans certaines circonstances un maillon faible du camp
capitaliste.
Dans ce tableau,
il faudrait aussi consacrer un développement aux enjeux très importants
concernant le mouvement syndical; celui-ci est l´objet et le terrain
d´importants efforts d'intégration, de la part du patronat, de la droite et des
sociaux libéraux, visant notamment sa branche la plus combative, la CGT. Mais
apparaissent aussi les signes d´une nouvelle implication de syndicalistes
dans le combat politique.
Toutes les
transformations de notre système institutionnel, depuis l´instauration très
négative de l'élection du président de la République au suffrage universel,
ont été conçues dans le sens d'une américanisation de notre système politique.
La décision du Parti Socialiste d'instaurer un système de "primaires"
prétendant désigner le candidat de gauche à la présidentielle vise les mêmes
objectifs. Cela vise à empêcher la possibilité d'une candidature communiste, la
possibilité de présenter un programme de transformation radicale. Tout cela
nous pose des problèmes difficiles.
Je reviens au
Parti Socialiste, pour préciser un point important
S'il y a une
dominante sociale libérale très nette au sein de sa direction, le PS n´est pas un bloc monolithique. Il influence
son électorat, mais il est aussi sensible a ce qui se passe dans la société,
chez ses électeurs. Des forces en son sein résistent aux processus que j ai
évoqué et aux prises de positions les plus droitières.
Une partie, très
minoritaire, de cette aile gauche du PS l´a quitté récemment pour constituer le
Parti de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon, je vais y revenir.
Il faut avoir en
vue aussi, c est le principal, l´électorat socialiste, un électorat
principalement salarié, populaire, majoritairement ancré a gauche. Aucun rassemblement majoritaire n'est
concevable sans cette force.
Il est donc
indispensable de garder le contact avec cet électorat, qui peut se diviser vis
a vis des prises de position du Parti Socialiste, comme on l'a vu lors du
référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Il faut mener la lutte pour faire
prévaloir des idées transformatrices et
faire reculer les idées sociales libérales. Cela suppose de ne pas rejeter
sommairement le PS à droite, comme le font l'extrême gauche, et aussi ceux qui,
au sein du PCF, combattent toute politique unitaire.
Cela renvoie à la
situation à gauche du Parti Socialiste, et particulièrement à celle du PCF, à
sa capacité d'action et d'initiative pour faire grandir les idées pouvant
constituer le socle d'un rassemblement populaire transformateur.
Quelques mots
d´abord sur l´extrême gauche
Elle est
constituée principalement de deux petits partis trotskistes, Lutte Ouvrière
(LO) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), dont le dirigeant le plus connu
est Olivier Besancenot.
LO est en recul
et se mêle peu du débat stratégique à gauche, rejetant toute union politique.
Le NPA se dit
ouvert à des alliances, à condition qu'elles excluent toute perspective de
gestion des institutions avec le PS.
Coté programme,
les deux formations affichent un anticapitalisme verbalement radical mais
sommaire, opposant radicalité et réalisme, refusant l´exigence de promouvoir
des propositions incluant les moyens précis, financiers notamment, de leur
réalisation, exigence qu'elles dénoncent comme réformiste.
Ces partis ont
acquis une influence significative, particulièrement avec le système
hyper-personnalisé de l'élection présidentielle, avec un puissant appui
médiatique visant la captation de voix de gauche, surtout des voix du PCF pour
l'affaiblir.
Il faut
ajouter qu'ils ont aussi bénéficié des défaillances
politiques du PCF, des électeurs communistes lui reprochant un manque de combativité
et un trop grand suivisme du PS.
Mais une partie
de cet électorat est disponible, à l´opposé du sectarisme des partis d´extrême
gauche, pour une construction majoritaire réellement transformatrice.
Le départ récent
du NPA d´une petite fraction favorable à un rassemblement de gauche, et les
difficultés des dirigeants du NPA sur la question des alliances aux élections
régionales confirment cela.
J'ai évoqué le
Parti de Gauche (PG). J'y reviens en quelques mots.
Ce parti a été
créé avec un objectif, affiché par Jean Luc Mélenchon, d'ailleurs bien avant
qu'il quitte le PS: créer un parti fusionnant toutes les forces à gauche du PS,
sur le modèle de Die Linke en Allemagne.
Mélenchon, tout
en affirmant prendre acte pour l'instant du refus des communistes de se
dissoudre, maintient son objectif, qui est clairement articulé à celui d´être
le candidat de toute la gauche non socialiste à la prochaine élection
présidentielle qui aura lieu en 2012.
Il participe au
Front de gauche pour les élections régionales avec ce but.
Coté programme,
le Parti de Gauche affiche un discours critique du libéralisme mais des
propositions limitées et vagues en
regard des transformations précises nécessaires, particulièrement sur les
questions concernant les moyens financiers, et la réorientation des gestions
des entreprises. Le modèle de
Mélenchon, le leader de Die Linke, Oscar Lafontaine avait caractérisé son
objectif comme celui d´un retour à la
sociale-démocratie classique du SPD. C´est dans ce créneau qu'on peut situer le
Parti de Gauche.
J'en viens au
Parti Communiste.
Sa situation est
difficile et incertaine. Il est affaibli et divisé. Il reste néanmoins de très
loin par le nombre de ses adhérents et de ses élus, par ses résultats
électoraux, hormis l´élection présidentielle,
le principal parti à gauche du PS.
Ces dernières
années, l'existence du PCF comme force politique autonome a été mise en
question au sein du Parti, y compris au sein de la direction du Parti. Une partie importante de la direction avait
fait sienne l'idée d´aller vers la création d'une « nouvelle force
politique », sur le modèle de Die Linke en Allemagne et avait commencé à
travailler dans la perspective d'une fusion au sein d'un nouveau parti
d'éléments issus du PCF, du PS, des écologistes et de l'extrême gauche. La référence au communisme, et au marxisme
était remise en cause au nom d'une vision de l'histoire dominée par l'échec
soviétique, et considérée comme une croix à porter; et aussi au nom d'une conception
de la transformation limitée à un processus, au détriment de la visée d'une
rupture par un dépassement du capitalisme.
Il y a deux ans,
le calendrier de ce processus, qui visait une dilution du Parti communiste dans
une autre sorte de parti était fixé, avec la programmation de deux Congrès
successifs, le 2eme devant être le Congrès fondateur de la « nouvelle
force ». Nous avons été quelques uns au sein de la direction à nous y
opposer et à alerter les communistes, à mettre en avant, contre les idées de
capitulation, le besoin de changement, de novation sur des bases
révolutionnaires. Surtout, les communistes, appelés à donner leur avis dans
leurs réunions de base, ont exprimé massivement leur refus de ce projet. Et
aussi, la crise du système capitaliste, que les économistes communistes en France,
avec Paul Boccara, avaient
pronostiquée, est intervenue comme une
gifle de la réalité aux adeptes de la thèse d'une "crise du
communisme".
Le 34eme Congrès
de décembre 2009, au lieu d'être le congrès de la dissolution, a décidé de
continuer le Parti communiste français, en le transformant. Il a décidé de
préserver son autonomie de pensée et d'action, considérée comme indispensable
pour construire un rassemblement solide.
Cela a ouvert une
phase nouvelle, qui va rester une phase de débats et de luttes, où vont
continuer de s'exprimer des conceptions contradictoires du devenir du parti et
de sa politique, comme cela se voit déjà dans le contexte des élections
régionales actuelles.
La décision
dominante a été d´expérimenter un rassemblement de forces politiques et du
mouvement social, dans un front
distinct du PS, baptisé Front de Gauche. Le PCF joue un rôle moteur dans ce
front, tout en laissant une place
importante à ses autres composantes, au risque de limiter la pertinence des
propositions mises en avant et de minorer une juste représentation communiste.
C'est une rude bataille, d'autant qu'il faut faire face aussi à la censure
médiatique. Il faudra faire un bilan, sur les résultats électoraux, et sur
l'impact de cette stratégie pour le PCF, l'avancée de ses idées et de son
influence.
La nouveauté,
positive à mon sens, est que, contrairement à la ligne dominante toutes ces
dernières années, la majorité des communistes a préféré se dégager de
l'hégémonie du PS. On doit être lucide cependant sur les projets persistants du
coté de Mélenchon, mais aussi au sein du parti, de faire du front de gauche un
parti au sein duquel le PCF se diluerait. Il y a aussi la tendance persistante
à faire prédominer la recherche d'alliances sur les exigences de contenu de
haut niveau, sans lequel on irait à l'impasse et à de graves échecs.
Tous les
problèmes qui nous sont posés sont loin d´être résolus par la décision du
dernier congrès; il y a besoin de
changements importants du Parti. Il y a eu, sous la direction de Robert Hue et
ensuite, des dérives idéologiques et politiques qui ont gravement affaibli le
Parti, des décisions qui l´ont déstructuré, un recul de la démocratie. Il faut construire, reconstruire,
démocratiser profondément le fonctionnement. Il faut renouer avec le marxisme
de façon créative, faire du neuf, « changer ce qui doit l'être »
comme vous le dites pour vous-mêmes, pour être en pratique, dans notre époque,
le parti révolutionnaire rassembleur que le parti communiste a vocation à être.
Tout cela est
loin d´être joué. Mais je pense, avec
beaucoup d'autres camarades, que cette
nouvelle phase de bataille est très importante et peut être gagnée au sein du
PCF. Il y a d'importants rendez-vous devant nous, de nouveaux Congrès, un
changement de direction au plus haut niveau, l'élection présidentielle où il y
aura besoin d'une candidature capable de porter le projet communiste.
De mon point de
vue, le redressement du PCF, avec les
profondes novations nécessaires, est la
clé d'une issue à la crise actuelle de la gauche française; de l'avancée d'un rassemblement populaire
majoritaire capable de faire prévaloir les transformations radicales
indispensables pour une politique de gauche.
Parce que le PCF
est le seul parti qui dispose en son sein des éléments constitutifs d'un projet
politique cohérent de transformation de la société, j'en ai évoqué au début
quelques axes, un projet à la hauteur
pour les luttes indispensables, et pour un rassemblement de gauche de haut niveau. »
par dutoitblog, le 03 March 2010, 01:43
March 02, 2010
Et pourquoi ne pas devenir, à l’horizon 2020, la capitale euro méditerranéenne des échanges, de la connaissance et des nouveaux modes industriels (technologies nouvelles) ?
Une référence dans l’Europe du Sud et en Méditerranée pour ses capacités d’innovation et de création en matière scientifique, technologique, environnementale, universitaire, culturelle et architecturale ;
Une destination touristique majeure en Méditerranée ;
Le centre de décision et de services d’un pôle d’échanges de marchandises et de services de dimension mondiale, au cœur de l’Europe du Sud.
Un tel projet peut permettre d’identifier d’une manière assez pertinente les défis à relever en matière de déplacements, d’urbanisation, d’habitat, de développement économique ou d’équilibre environnemental.
Et ce dans une réalité où la conscience des acteurs d’appartenir à une même région urbaine est récente et où la constitution de cet espace apparaît plus comme un “assemblage complexe d’espaces urbanisés”.
La globalisation de l’économie est l’émergence d’un système monde qui tend à gommer les réalités locales ou nationales au bénéfice de la seule loi du marché mondial des biens et du travail.
Il faut que la Métropole Marseille s’y affirme et devienne une métropole d’avenir aux portes de la Méditerranée, de l’Europe et du monde. L’aire métropolitaine ne peut être performante sans une ville pivot elle-même dynamique. Pour cela, il faut mettre en synergie des stratégies d’alliances ce qui implique intelligence, volonté de consensus et pertinence de la part des communes concernées.
Il faut dépasser les frontières de sa propre commune.
Le dynamisme d'une métropole ne se décrète pas. Il s'apprécie à la conviction de son ambition et à la force de ses projets. Rendre le territoire plus accessible, permettre à ses actifs de se loger correctement, sont des incontournables du développement réussi. Favoriser la montée en puissance des pôles de compétitivité et de l'enseignement supérieur et de la recherche, représente une opportunité que des actions structurantes doivent concrétiser.
De plus, assurer l'attractivité du territoire en matière touristique incluant bien sûr son tourisme populaire, c'est développer sa capacité commerciale mais aussi son image et son positionnement international et national.
Sa culture, définie à la fois comme un lien et un ferment, est le moteur d'un état d'esprit créatif dont les retombées bénéfiques se mesurent dans tous les domaines de l'activité économique.
par dutoitblog, le 02 March 2010, 00:59
February 28, 2010
André GERIN a écrit à Marie-George BUFFET :
« Chère Marie-George,
Tu annonces la possibilité que le Front de gauche présente un candidat commun à la présidentielle de 2012. De fait, tu confirmes que Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, serait le candidat de ton choix.
Depuis le congrès de Martigues, en mars 2000, tout s’accélère pour écarter le Parti communiste français de la vie politique nationale. Rappelons-nous notre alignement dans le gouvernement Jospin et le prix que nous l’avons payé.
Aujourd’hui, Robert Hue est candidat sur une liste du Parti socialiste et Jean- Claude Gayssot s’acoquine avec Georges Frêche. La direction, sous ton autorité, joue la carte de la dispersion aux élections régionales. Nous avons 4 ou 5 cas de figure différents selon les régions. La dispersion, au final, c’est la dilution.
Nous sommes passés de la mutation à la gauche plurielle, aux collectifs antilibéraux, au Front de gauche. Le dénominateur commun à toutes ces combinaisons, c’est l’effacement du Parti communiste français.
L’absence pure et simple d’une candidature communiste aux présidentielles, décidée par une petite équipe de la place du Colonel Fabien, en pleine campagne électorale, relève de la politique du fait accompli. C’est insupportable. C’est une insulte aux adhérents.
Depuis des années, on méprise, on trahit les communistes, adhérents ou non. On les décourage, on les démobilise, on les culpabilise, on n’hésite pas dans certains endroits à les chasser. A présent, tu ouvres une nouvelle fracture après avoir exclu l’opposition au dernier congrès.
C’est aux communistes de décider de l’avenir du PCF. Je propose d’organiser une grande consultation nationale avec comme objectif qu’il y ait un candidat du Parti communiste français aux présidentielles, portant un programme communiste.
Nous ne laisserons pas le PCF à la dérive. Il est hors de question de continuer à le diviser. C’est toute la famille des communistes, sans exclusive, qu’il faut rassembler. Le Parti communiste français peut retrouver sa place dans le paysage politique. Le peuple de France n’en a jamais eu autant besoin.
Reçois, Chère Marie-George, mes fraternelles salutations.
André GERIN »
par dutoitblog, le 28 February 2010, 00:29
February 27, 2010
Comme le retour des grues à la fin de l'hiver, les grands projets municipaux de Serge Lepeltier annoncent une élection dans laquelle il est engagé.
L'ordre du jour du conseil municipal d'hier soir a été bousculé. Non pas pour aborder la décision du ministère de l'Education nationale de fermer la filière productique du Lycée Mermoz, mais pour aborder le projet de palais des sports.
Dans un conseil au contenu un peu maigre, le maire de Bourges avait décidé de nous présenter une pré-étude concernant le palais des sports. J'ai regretté qu'aucun document ne nous ait été transmis en amont. Ce n'est pas je pense, une manière démocratique de traiter les élus du conseil municipal.
Par ailleurs je suis intervenu pour rappeler que nous avions voté l'étude à 600 000€ avec pour exigence qu'elle ne porte pas uniquement sur les aspects techniques mais aussi sur l'impact d'un tel équipement. Le Maire a balayé d'un revers de main ce rappel affirmant que nous nous étions mal compris à l'époque. Bref tout est lancé, y compris l'appel à projet. Le maire a remis aux calendes le contenu des exigences et le cahier des charges.
Je ne suis pas opposé à priori à la construction d'un tel équipement. L'équipe de basket féminine n'a pas aujourd'hui le gymnase correspondant à son niveau.Mais là, nous n'avons eu que quelques engagements flous, qui ne sont pas à la hauteur d'un tel projet. Par ailleurs, les difficultés dans lesquelles se trouvent les collectivités, et Bourges ne fait pas exception, la crise qui continue de frapper, auraient pu nous conduire à réfléchir aux urgences. Le coût du palais des sports se monte quand même à 21 millions d'Euro. Par ailleurs, les incertitudes pèsent sur le projet Avaricum.
Je serais intéressé qu'une discussion s'engage sur ce blog à propos de ce projet. Postez vos commentaires, engageons le débat.
par Yannick Bedin, le 27 February 2010, 12:20
De Jacques Audiard à Isabelle Adjani, 350 personnalités du cinéma signent un « film manifeste » pour la régularisation des travailleurs sans papiers. Objectif : rendre visible cette lutte qui dure depuis quatre mois. Un film politique, court et efficace.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 27 February 2010, 12:13
February 26, 2010
Samedi 13 mars 2010 :
Manifestation CONTRE LES EXPULSIONS DE LOGEMENT Le Réseau " Stop aux Expulsions de Logement " (RéSEL) appelle à manifester le 13 mars 2010, fin de la trêve hivernale, contre les expulsions de logement.
Texte de l'appel : " Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de personnes. Avec la crise, la montée du chômage et les effets de la loi Boutin – qui a réduit par trois les délais d’expulsion – davantage de locataires sont menacés, alors que les loyers et les charges ont partout atteint des niveaux historiques. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte, locataire, accédant, occupant précaire..."
Pour plus d'informations :www.stopauxexpulsions.org
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 26 February 2010, 19:17
Une dépèche de l'AFP paru dans le Monde
Deux anciens dirigeants d'une association de promotion de l'outre-mer, très largement financée par le conseil général des Hauts-de-Seine (CG92) entre 2000 et 2005, comparaissaient vendredi au tribunal de Nanterre, accusés de détournements pour environ 150.000 euros.
Créée en 2000 à l'initiative de Charles Pasqua, alors président du CG92, la Maison départementale de l'Outre-mer (MDOM) avait pour mission de "favoriser le rayonnement" de ces territoires dans les Hauts-de-Seine, a expliqué au tribunal l'ancien directeur général de la structure, Freddy Loison, poursuivi pour abus de confiance avec un ancien associé, Bienvenue Yem Binam.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 26 February 2010, 19:13
Marseille, notre région ont besoin d’une gauche qui ne se couche pas devant la finance, devant les actionnaires, une gauche qui relève la tête, une gauche qui ne va pas chercher ses alliances à droite, qui se bat et propose ses solutions.
À travers le travail accompli et les progrès réalisés dans les quartiers nord de Marseille, vous avez appris à me connaître. Je me suis toujours engagé dans l'action quotidienne pour améliorer la vie de chacun. Aujourd’hui plus que jamais, il nous faut lutter contre l'insécurité et les inégalités, agir pour la création d'emplois, pour la propreté dans nos quartiers, améliorer le cadre de vie, développer les transports en commun, donner toute leur place au sport et à la culture, pour porter avec vous un autre avenir pour Marseille et notre région.
La victoire de la gauche est quasiment assurée en PACA. Mais pour que la défaite de la droite soit totale, il faut donner le 14 mars au premier tour le plus de force possible à une gauche de combat, audacieuse et déterminée. C’est ce jour-là que vous pouvez le faire en votant pour les listes du Front de gauche.
Quand il faudra dans la région se rassembler contre la réforme des collectivités locales, contre le pouvoir des financiers et des actionnaires qui délocalisent, contre la dérèglementation des transports, nous aurons besoin d’une gauche qui ne cède pas, qui tienne bon. Nous aurons besoin d’une gauche qui mette partout en œuvre le projet de régions solidaires, écologiques et citoyennes et qui mène les combats politiques que cet objectif nécessite.
Pour que la gauche gagne, il faut qu'elle puisse s'appuyer sur une majorité animée d'une grande audace sociale et sur des élus régionaux qui s'engagent sur la volonté de rassembler, porteurs des valeurs d'honnêteté, de respect d'autrui et d'ouverture.
En votant Front de gauche le 14 mars prochain, nous ferons gagner le front de l’espoir et nous rendrons possible au second tour une victoire sur la droite qui soit totale.
Frédéric DUTOIT, ancien député, président des élus communistes de Marseille.
par dutoitblog, le 26 February 2010, 00:53
February 25, 2010
Alternative citoyenne Ile-de-France a publié un journal de 8 pages dans le cadres des régionales 2010.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 25 February 2010, 11:46
AFP le 24 février :
Marie-George Buffet n'a pas exclu mardi la possibilité que le Front de gauche, qui réunit le PCF et le Parti de gauche, présente un candidat commun à la présidentielle de 2012.
Marie-George Buffet n'a pas exclu mardi la possibilité que le Front de gauche, qui réunit le PCF et le Parti de gauche, présente un candidat commun à la présidentielle de 2012, ce qui correspondrait aux attentes des partisans de Jean-Luc Mélenchon, probable candidat.
"Ce n'est pas à moi de décider, ce sera le débat que nous allons ouvrir à notre congrès de juin et, bien sûr, ce sera une des options qui seront en débat dans le Parti", a déclaré la secrétaire nationale du PCF interrogée sur i-Télé.
Le 10 février, le porte-parole des députés PCF et apparentés, Roland Muzeau, s'était prononcé en faveur de cette option en souhaitant pour 2012 "un candidat à la gauche du PS qui soit porté (...) par le Front de gauche élargi".
Soulignant que c'était le PCF qui avait "initié le Front de gauche" en faisant alliance avec le parti de M. Mélenchon aux européennes, Mme Buffet a annoncé que le débat serait ouvert "au lendemain des régionales pour savoir quel est notre positionnement pour la présidentielle, mais toujours à partir du contenu, des projets politiques, des propositions".
"C'est comme ça que nous avons réussi les européennes, c'est comme ça que nous allons réussir les régionales", a ajouté la chef de file du Front de gauche (FG) en Seine-Saint-Denis qui a laissé à son dauphin au PCF, Pierre Laurent, la tête de liste régionale en IdF, un poste convoité par M. Mélenchon.
Dans l'entourage de ce dernier, leader du Parti de gauche (PG), on juge "positives" les déclarations de Mme Buffet "si elles sont la porte ouverte à une candidature unie": "le paquet des trois élections (régionales, présidentielle, législatives) qu'on a proposé est en train de prendre corps", estime Eric Coquerel, secrétaire national du PG dont le congrès aura lieu après celui du PCF.
"Il faut que le résultat des régionales donne envie de continuer la stratégie du rassemblement", a souligné François Delapierre, délégué général du PG pour qui M. Mélenchon "incarne quelqu'un qui peut gouverner".
M. Mélenchon, candidat FG en 2012? Souhaitant "éviter de tomber dans le piège de la personnalisation", l'intéressé a récemment dit qu'il réfléchissait à sa candidature, mais qu'il n'était "pas devenu comme ces dingues qui se lèvent avec ça et se couchent le soir avec".
Pour M. Coquerel, "le problème reste réel pour arriver à savoir qui sera" le candidat FG alors que certains au PCF craignent une OPA de M. Mélenchon sur le Parti. "Il faudra prendre la candidature la plus efficace", lance celui qui soutenait déjà en 2007 une candidature de l'ex-sénateur PS.
Un autre responsable PG assure que "les communistes ont mal vécu la dernière présidentielle, il n'y aura pas beaucoup de candidats prêts à reprendre la même mandale" que Mme Buffet en 2007 (1,93%) alors que M. Mélenchon "peut rassembler large".
André Gerin, député communiste orthodoxe du Rhône, déplore, lui, que Mme Buffet ait "décidé de déposer le bilan du PCF pour en faire une filiale du Parti socialiste" et estime que, comme en 2007, "la majorité des communistes veut à la présidentielle un candidat communiste avec un programme communiste qui s’oppose au capitalisme du désastre".
par dutoitblog, le 25 February 2010, 00:37
February 24, 2010
Journée bien remplie à Bourges aujourd'hui pour le Front de gauche. Marie France BEAUFILS, tête de liste régionale, accompagnée de François DUMON, chef de file départemental et plusieurs colistiers, ont multiplié les rendez vous avec les Berruyers ce mercredi.

D'abord, manifestation pour les retraites. Plusieurs centaines de personnes rassemblées. Marie-France BEAUFILS a le contact facile: les discussions se nouent. Une retraitée de Rosières raconte ses difficultés à vivre avec 800€ par mois après une vie de travail. Rencontres avec les postiers. Dominique LARDUINAT, candidat sur la liste du Front de Gauche, salue la sénatrice de Saint Pierre des Corps, fille de postier. L'accueil est bon. Ceinte de l'écharpe du Sénat, la présence de Marie France réconforte celles et ceux qui se battent pour une retraite décente: elle montre qu'à gauche, tous ne sont pas sur la ligne de Sarkozy. D'ailleurs, notre présence est la seule d'une force de gauche. Nulle doute que le 14 mars, le vote pour le Front de Gauche sera le premier round pour la défense de la retraite à 60 ans.
Nous nous rendons ensuite au Marché de la Chancellerie en compagnie de Luis Lopez, collaborateur de Marie France BEAUFILS. Ancien directeur de la Charmille, c'est une figure familière des quartiers Nord. Les contacts sont nombreux, riches.
Nous nous sommes rendus à la rencontre ensuite des salariés de Nexter, de l'Atelier municipal et du Conseil général. Les discussions sur l'emploi ou la réforme des collectivités tiennent une place centrale.
Enfin visite du CREPS en compagnie de François DUMON à qui l'équipement doit tant. Conférence de presse avec Pierre HOUQUES et Jean Michel GUERINEAU, vice président chargé des sports au Conseil général.
Belle journée en vérité qui a montré la diversité des engagements et des préoccupations de notre liste dans cette élection régionale.
par Yannick Bedin, le 24 February 2010, 17:25
En annonçant l'examen début septembre d'un projet de loi sur les retraites, le Président de la République n'a pu ignorer l'hostilité quasi unanime en particulier celle des forces syndicales à ce qu'une réforme aussi importante soit bâclée en plein été. Les Député-e-s communistes, Républicains, avaient pour leur part également demandé au Président de la République de renoncer à inscrire cette réforme au programme de la session extraordinaire du mois de juillet.
Il reste que sur le fond, les intentions du pouvoir sont claires et consistent exclusivement à faire passer une nouvelle fois les salariés à la caisse. La droite a malheureusement trouvé des points d'appui jusqu'au sein du Parti socialiste dont de nombreux représentants se complaisent à patauger dans des alternatives qui n'en sont pas, allant de l'allongement de la durée de cotisation à l'examen, au cas par cas, des capacités physiques de chaque salarié à travailler plus longtemps.
Il existe pourtant d'autres solutions consistant à taxer les revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d'emploi et d'investissement. Cette cotisation est susceptible de financer les 70 ou 100 milliards d'euros manquants. Il est également un paramètre incontournable, celui de la création d'emplois, à l'inverse des politiques menées par la droite.
Près de six Français sur dix se prononcent contre le recul de l'âge de départ à la retraite au-delà de soixante ans, et plus d'un sur deux est opposé à l'allongement de la durée de cotisation.
La réforme des retraites de 2003 a provoqué une baisse des pensions avec le calcul sur les vingt-cinq meilleures années et l'indexation sur les prix et non plus sur les salaires.
Et le gouvernement veut repousser l'âge de départ en retraite et allonger la durée de cotisation. Toutes ces mesures provoqueront inexorablement une nouvelle baisse des retraites malgré vos dénégations. Or celles et ceux qui, aujourd'hui, peuvent partir à soixante ans sont justement celles et ceux qui ont commencé à travailler très jeunes. Les obliger à travailler plus longtemps serait donc injuste, d'autant plus que, comme le MEDEF, vous refusez de reconnaître l'existence de métiers pénibles, renvoyant chaque salarié à son état de santé individuel.
Cette proposition relève de plus d'une grande hypocrisie : six salariés sur dix sont hors emploi au moment où ils liquident leur retraite et les mesures homéopathiques pour l'emploi des seniors prises par les gouvernements depuis 2002 n'y ont rien changé. Le patronat continue à se débarrasser avant l'âge de la retraite des salariés âgés qu'il ne considère plus assez rentables.
Le gouvernement justifie ce report par comparaison avec l'âge de départ en retraite dans les autres pays de l'Union européenne. Il oublie simplement de préciser que la France n'a pas les mêmes problèmes démographiques. La question se pose donc dans des termes différents.
La solution au financement des retraites existe.
Il est normal que, dans une société où il y a plus de retraités, la part de la richesse nationale qui leur est consacrée augmente. Le tabou qui doit sauter est celui de l'augmentation des cotisations patronales ainsi que la taxation des revenus du capital. Il est temps de rééquilibrer la part de la rémunération du travail dans la valeur ajoutée.
Je prendrais toute ma part dans l'action pour que cette alternative ait toute sa place dans un débat qui ne saurait se réduire à un ramassis de vieilles recettes.
par dutoitblog, le 24 February 2010, 06:21
February 23, 2010
Le territoire est riche d’une forte activité économique :
Depuis l’industrie lourde (pétrochimie…) jusqu’aux activités de services et le tourisme, en passant par les pôles de compétitivité et les technologies de l’information et de la communication.
Il faut y ajouter une population dynamique et un environnement exceptionnel avec des sites connus dans le monde entier comme les Calanques ou la Sainte-Victoire.
Des sites desservis par le TGV, le terminal croisière du Port et l’aéroport international Marseille Provence, bientôt doté de la première aérogare dédiée au " low cost ".
Des atouts incontestables comme Iter à Cadarache, le projet Euro Méditerranée, le regroupement des 3 Universités d’Aix-Marseille, le succès des Zones Franches, le Forum mondial de l’Eau à Marseille en 2012, Marseille Provence capitale européenne de la culture en 2013, ou le GIP des Calanques.
C'est sur la conjugaison du talent, de la technologie et de la tolérance que Marseille Provence peut s'affirmer comme véritable métropole. Avec, en prime, une diversité et une créativité qui en font, selon le journal Newsweek, l'une des nouvelles Mecques de la Culture.
La coupe du monde de football en 1998, l’arrivée du TGV en gare Saint Charles trois ans plus tard, la naissance d’un nouveau quartier d’affaires à la Joliette ont contribué à modifier l’image d’une ville en constante perte de vitesse durant un quart de siècle.
Le dynamisme économique d’Aix, la floraison d’entreprises performantes autour d’Aubagne et la consolidation du pôle microélectronique de Rousset participent également à ce changement de regard. Tout comme le cadre de vie incomparable, la proximité des Calanques, l’offre culturelle riche et éclectique qui mêle Fiesta des Suds et festivals prestigieux.
Des Pôles incontournables :
Euro méditerranée
Fos Berre : activité chimique, un véritable complexe industriel
L’Arbois
Un pôle logistique majeur en Europe
Le Port : avec les Bassins Est et Ouest
La technopole de Château Gombert
Un réseau routier et autoroutier dense : le Sud-Est de la France est au cœur du réseau routier et autoroutier le plus important d’Europe.
Un réseau d'infrastructures à très grande vitesse : le TGV méditerranée relie Marseille à Paris en 3h, Lyon en 1H40, et Bruxelles en 5h20.
En 2020, la LGV PACA reliera la métropole marseillaise à l’Italie.
Un aéroport international : Marseille Provence est le 3e aéroport de province pour le trafic passager et 1er réseau mondial sur l’Afrique du Nord et la Corse, après Paris.
Autant d’atouts et de projets qui permettront de poser les jalons de la Métropole Marseille. D’une manière globale et au regard de l’intérêt bien compris des populations, la constitution d’une métropole Marseillaise ne peut amener qu’à une appréciation positive sur cet objectif.
Un lien fort doit s’affirmer entre les communes et prendre racine dans une démarche participative de nos concitoyens.
Delà, un projet de coopération métropolitaine doit réunir les intercommunalités des Bouches-du-Rhône autour de projets de développement concertés ; défense de la LGV Paca ; ou encore bataille pour la réalisation du tunnel ferroviaire du Montgenèvre…
Autant de dossiers qui marquent la naissance d’une métropole en mouvement.
Mais, la métropole marseillaise est affaiblie par ses divisions, et s’exprime plus volontiers sur ses faiblesses que sur ses atouts. On ne peut que constater :
- Une répartition inégalitaire des logements insalubres et en mauvais état comme des logements de qualité sur le territoire.
- Un très faible nombre de sièges sociaux de grands groupes, ces entreprises qui, avec un chiffre d'affaires supérieur à cinq milliards d'euros, font tourner la planète à l'heure de la mondialisation. Et l'ambitieuse tour qui abritera le siège de la CMA-CGM n'est là que l'arbre qui cache la forêt. La plupart des décisions stratégiques concernant la quasi-totalité des grands groupes présents sur le territoire, dans la pétrochimie comme dans la microélectronique, sont prises à Paris, Londres ou aux Etats-unis, ce qui fragilise par essence leur implantation.
Aussi, le lancement de programmes de bureaux doit attirer davantage de centres de décisions à vocation internationale.
- Un trop faible développement du trafic conteneurs sur son port… Et son positionnement géographique périphérique pourrait le mettre à l’écart des grands projets d’infrastructures de transports.
- Les liaisons routières frisent l'asphyxie faute d'une politique coordonnée des transports, la lisibilité du territoire reste floue.
Les chiffres de l’aire Métropolitaine Marseillaise [Données : Plan de Déplacement Urbain de la CUMPM] :
- Chaque jour, sur le territoire de l’Aire Métropolitaine Marseillaise, ce sont plus de 5 560 000 déplacements qui sont effectués, tous modes de déplacements et tous motifs confondus.
- Au moins 50 % des déplacements sont constitués par les déplacements internes à Marseille.
- Pour ces déplacements internes, le mode “automobile” est dominant (50 % à 60 %), devant les modes doux : marche à pied et deux-roues (40 % à 45 %). Ce qui laisse aux transports collectifs une part relativement modeste (5 % à 10 %).
La note Insee de novembre 2008 sur les déplacements domicile/travail montre une accélération de l’interdépendance des territoires de cette métropole provençale (231 communes – 11 SCOT – 2,5 M d’habitants et 870.000 salariés).
Ainsi en 5 ans de 1999 à 2004, la proportion des salariés résidents de cet espace métropole provençale mais qui ne travaillent plus au sein d’un même territoire, a augmentée de 7 points, pour avoisiner les 30%. Qu’en sera-t-il avec l’enquête déplacements en cours de réalisation ?
- La métropole marseillaise perd du terrain sur les emplois métropolitains supérieurs, elle peine à trouver sa place de capitale économique en Méditerranée. Les crédits publics ne sont pas à la hauteur : Paca reçoit 40% de moins de crédits que la moyenne des régions françaises.
- Le monde universitaire souffre de retards identiques, trop nombreuses sont les têtes bien faites qui, une fois leurs études terminées, vont chercher fortune ailleurs.
par dutoitblog, le 23 February 2010, 06:10
February 21, 2010
Chef des Député-e-s UMP, Jean-François Copé mérite bien aussi le titre de manipulateur en chef. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un œil au site internet qu'il vient d'ouvrir pour "porter, sur le terrain auprès des français, le débat" sur la réforme des retraites.
"Seriez-vous prêt(e) à travailler plus longtemps pour préserver notre système de retraites par répartition et garantir le niveau des pensions ?" Telle est la question à laquelle les visiteurs sont invités à répondre par oui ou par non. "Préférez-vous être pauvre et malade ou avoir de bons revenus et une excellente santé?" est une autre version qui aurait aussi bien fait l'affaire.
Ces méthodes de manipulation honorent pas plus leurs auteurs qu'elles ne témoignent d'un grand respect de nos concitoyens et concitoyennes. Mais les Député-e-s ne sont pas mieux servis. La mise sur pied par l'UMP de pseudo groupes de travail sur les retraites coprésidés par Jean-François Copé et Pierre Méhaignerie, lui-même président de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, laisse augurer du peu de place qui pourrait être laissée à cette Commission dans la préparation d'une réforme des retraites. Certains de ses membres, au rang desquels les Député-e-s communistes, républicains, du Parti de Gauche pensent qu'il est possible de pérenniser notre système de retraites sans travailler plus longtemps. Ceci explique-t-il cela?
La représentation nationale mise sous tutelle de l'UMP, voilà une pratique qui a déjà servi notamment dans le cas de France-Telecom pour mieux tuer tout travail parlementaire sérieux sur la question des suicides dans cette entreprise. La répétition d'une manipulation n'en fait pas moins une honteuse manipulation.
par dutoitblog, le 21 February 2010, 06:17
February 20, 2010
Monsieur Bernard KOUCHNER >Ministre des Affaires étrangères et européennes
Monsieur le Ministre, Je vous demande de modifier les pratiques commerciales liant la France avec l’État d’Israël.
En effet, de nombreux produits cultivés ou fabriqués dans les territoires palestiniens, occupés par l’armée israélienne, sont exportés avec la mention « produit d’Israël ». Ils proviennent des colonies israéliennes illégales et régulièrement condamnés par le conseil de sécurité de l’ONU.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 20 February 2010, 16:51
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De nombreuses personnes âgées, personnes handicapées et anciens combattants sont en colère contre les nouvelles dispositions mises en place par le Conseil général des Hauts-de-Seine pour le renouvellement de leur carte Améthyste, qui leur permet d’utiliser les transports en communs gratuitement ou presque.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 20 February 2010, 14:55
Le vote par procuration permet de se faire représenter, le jour d’une élection, par un électeur de son choix.
Les conditions d’obtention d’une procuration ont été simplifiées. Désormais, les électeurs peuvent faire établir une procuration dans le ressort de leur lieu de résidence mais également dans celui de leur lieu de travail.
De plus, le formulaire a été simplifié, le volet destiné au mandataire ayant été supprimé, il revient au mandant d’assurer l’information de son mandataire.
par leclerc.patrice2@wanadoo.fr (Administrator), le 20 February 2010, 10:35
February 19, 2010
Nous ne voulons pas ici décider unilatéralement du territoire pertinent de la métropole marseillaise. Nous constatons simplement que d’Arles à Toulon, 1,7 million d’habitants avec 90 communes, cet espace constitue une vaste étendue pouvant regrouper des pôles économiques, développer les transports, la gestion de l’eau et les déchets par exemple.
Vouloir délimiter géographiquement la Métropole Marseille Provence reviendrait à avouer une logique de conquête de territoire et ce n’est pas le cas.
Aussi ne tombons pas dans une ambiguïté d’appellation : ne pensons pas Marseille comme ville-centre mais à une agglomération qui englobe plusieurs villes, à la synergie de dynamiques diverses et contradictoires à la recherche de son intégration dans l’économie-monde.
Mais, aujourd'hui, l’aire métropolitaine marseillaise ne peut pas faire l'économie de pointer ses faiblesses. À commencer par cette difficulté à parler d'une seule voix, à faire front commun sur les dossiers essentiels de son organisation et de son développement.
Aussi, elle doit se définir comme un système de forces contradictoires, les unes attirant vers le centre, les autres rayonnant vers la périphérie, le tout contribuant à l’intégration réciproque de l’ensemble.
Une harmonie doit naître en tissant des liens forts entre les communes et en ne parlant pas de réelle concurrence entre zones d’activités puisque aucune zone n’offre jamais les mêmes dispositions qu’une autre.
Aussi, nous nous devons de « jouer collectifs » afin de devenir une grande métropole du sud de la Méditerranée et de l’Europe.
Il faut penser le concept de la Métropole marseillaise comme un concept d’urbanisation qui s’inscrit dans le processus de mutation des économies et de l’économie mondiale, qui lui donne la force de résister au rouleau compresseur du libéralisme et d’ouvrir une perspective de développement durable au bénéfice de tous ses habitants. Cette nouvelle politique de développement doit articuler étroitement l’ensemble des dimensions de la politique urbaine - habitat, mobilité, écologie, culture, économie... - pour renforcer leur caractère durable, leur attractivité, et pour améliorer significativement la qualité de la vie urbaine.
Ces questions sont posées à 6 intercommunalités sur l’aire marseillaise :
- la Communauté Urbaine Marseille-Provence-Métropole (18 communes et plus d’1 M d’habts)
- la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aix (34 communes et 330000 habts)
- la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile (12 communes dont une dans le Var Saint Zacharie, 101 253 habitants)
- La Communauté d’Agglomération Ouest Etang de Berre rebaptisée récemment Communauté d’Agglomération du Pays de Martigues (3 communes, 67000 habts)
- La Communauté d’Agglomération Agglopôle Provence (17 communes et 130 000 habts)
- SAN Ouest Provence (6 communes et 94 000 habts)
par dutoitblog, le 19 February 2010, 23:52
February 18, 2010
Une part de rêve s'en va

La disparition de Jean Linard crée un grand vide. Artiste, céramiste, graveur, mais avant tout poète, l'homme des bois de Neuvy-deux-Clochers, à la silhouette voutée et échevelée nous a quitté mercredi. Une figure de notre département s'en va. Une part de rêve aussi. Sa cathédrale à ciel ouvert fut sa grande oeuvre, pleine de cette innocence créatrice qu'il prêtait aux gamins
, dont il disait qu'après 10 ans, ils avaient perdu de ce génie enfantin qui semblait l'habiter encore.
Une part d'innocence aussi

La nouvelle est tombée comme un coup de trique ce matin. A l'heure du laitier, Irina, Ivan son compagnon et Nadia, la fille d'Irina âgée de 13 ans (deuxième en partant de la gauche sur la photo), ont été cueillis au foyer Saint François. Ils sont à Moscou ce soir. En moins de vingt quatre heures, c'était réglé. La grand mère de Nadia, elle aussi au Foyer Saint François, n'a même pas été réveillée pour dire au revoir à ses enfants. Elle reste seule en France, sans parler la langue et très gravement malade (c'est d'ailleurs à ce titre qu'elle peut rester en France). J'avais fait connaissance de cette famille lors du parrainage à Marçais où je parrainais une autre famille.
A l'issue de la manifestation qui réunissait ce soir une soixantaine de personnes à l'appel du RESF 18, j'ai rencontré avec une délégation le secrétaire général de la Préfecture. Droit dans ses bottes, drapé dans la légalité républicaine, il a justifié froidement sa décision de faire procéder à cette expulsion. Je lui ai opposé la possibilité qu'avait le préfet de procéder à une régularisation à titre humanitaire, compte tenu de la situation de la grand mère de Nadia. La morale républicaine le permet même au regard des lois les plus restrictives.
Nadia ne fera pas lundi sa rentrée au Collège Victor Hugo. Il y aura une chaise vide dans sa classe et nul doute que ses enseignants auront les plus grandes difficultés à justifier cette absence.
par Yannick Bedin, le 18 February 2010, 21:22
Des parlementaires s’engagent aux côtés des associations pour réclamer l’application du droit et de l’obligation scolaire aux enfants roms en France.
Le 10 février, les parlementaires Michel Billout (sénateur PC de Seine-et-Marne), André Chassaigne (député PC Puy-de-Dôme), François de Rugy (député Vert de Loire-Atlantique), Jean-Patrick Gille (député PS d'Indre et Loire), Madame Odette Terrade (sénatrice PC du Val-de-Marne), Noël Mamère (député de Gironde) et Dominique Raimbourg (député PS Loire-Atlantique), ont invité à l’Assemblée nationale des enfants roms du Val-de-Marne, de Lille et de l’Essonne pour témoigner de leur parcours, dans ou hors de l’école en France.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une campagne menée par un collectif, composé d’associations et de syndicats enseignants, qui s’est formé à l’occasion du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant en novembre dernier pour dénoncer l’exclusion des enfants roms en France du droit à l’éducation. Le Ministère interpellé, avec l’Association des Maires de France et l’Assemblée des Départements de France, a pour l’instant entendu les demandes de ce Collectif et s’est engagé à faire des propositions en réponse dans les prochaines semaines.
« Une étude a été présentée par les associations, qui dresse un constat alarmant et déconstruit certains préjugés sur le phénomène :
- ce n’est pas un problème marginal car il concerne 5000 à 7000 enfants roms, résidant sur toute la France, qui sont arrivés ou arriveront à l’âge de 16 ans sans avoir jamais ou presque été à l’école.
- ce n’est pas une fatalité car on observe que la part d’enfants scolarisés régulièrement passe de moins de 5% en moyenne à 100% sur les lieux où, du fait d’une volonté politique, un accompagnement et une amélioration des conditions de vie est apporté, un accueil adapté est assuré dans les établissements scolaires.
- ce n’est pas une question de manque de « motivation » de la part des enfants et des familles, qui ont pour la plupart conscience que l’exclusion de leur enfant de l’école les condamne à l’analphabétisme, compromet leur accès au travail et à l’insertion sociale et conforte durablement la discrimination et le maintien des stéréotypes à l’encontre des populations roms.
A l’origine de cette situation quatre facteurs principaux sont soulignés :
1) Les expulsions des familles de leurs lieux de vie, qui sont partout régulières, mais peuvent prendre sur certains départements une ampleur notable. A titre d’exemple 19 expulsions de squats (en moyenne 60 personnes) ont été comptabilisées sur l’année scolaire 2008-2009, de septembre à juillet à Lyon. 19 expulsions de bidonvilles (en moyenne 200 personnes par bidonville) comptabilisées entre mars et octobre 2009) en Seine-Saint-Denis, soit environ 500 personnes expulsées par mois sur le département.
Ce que signifie une expulsion pour les enfants scolarisés, c’est immédiatement un décrochage de l’école pour un temps plus ou moins long, parfois définitif. Les enseignants témoignent également du fait que les enfants sont très perturbés pendant ces périodes : agitation, manque de concentration, crises de larmes… Enfin, les inspections académiques se montrent parfois réticentes à affecter des enfants, sachant qu’ils peuvent être déplacés quelques semaines après avoir intégré leur classe.
2) Les refus et retards d’inscription scolaire, qui correspondent clairement à des pratiques discriminatoires de la part des municipalités. La scolarisation des enfants roms représente un ancrage territorial que la plupart des municipalités veulent éviter. La quasi-totalité des maires ne s’estiment pas responsables du contrôle de l’obligation scolaire sur leur commune. Beaucoup vont au-delà en opposant des refus aux demandes d’inscription, directement ou indirectement à travers des lenteurs administratives (les temps d’attente vont de 2 mois à 1 an, sans qu’aucun accueil provisoire ne soit assuré dans les écoles), l’exigence abusive de documents (notamment une domiciliation administrative, ce qui est illégal, mais aussi des radios des poumons, des certificats de responsabilité légale…), des demandes de rendez-vous préalables….
3) L’absence de réponse aux besoins fondamentaux d’enfants vivant en situation d’extrême précarité. Le drame insupportable qui s’est déroulé à Orly (Val-de-Marne), où deux jeunes enfants ont trouvé la mort le dimanche 7 février dans l’incendie de leur cabane, a rappelé si besoin était l’indignité et la dangerosité des conditions d’habitat dans lesquelles les pouvoirs publics abandonnent ces familles. Le quotidien des enfants roms est presque toujours incompatible avec une scolarisation régulière : contribution indispensable à la quête de ressources, troubles de concentration du fait des carences alimentaires et du manque de sommeil, handicaps auditifs et visuels non traités, maladies fréquentes… Face à cela, les conseils généraux refusent généralement d’accorder toute aide matérielle au titre de l’aide social à l’enfance comme l’exigerait leur mission de protection de l’enfance.
4) Le manque de moyens pour l’accueil des élèves étrangers dans les établissements. Même si les enseignants accueillent les enfants roms avec généralement beaucoup d’implication, ils sont très démunis pour les accompagner correctement du fait du manque de classes spécialisées, du manque de souplesse et de budget pour la mise en place d’accompagnements scolaires et financiers des élèves et de leurs familles, du manque de réactivité des inspections d’académie »
Conclusion sur les interventions des parlementaires…
par dutoitblog, le 18 February 2010, 03:02
February 17, 2010
François Fillon a affirmé la volonté du président de la République de poursuivre l’opération nauséabonde que constitue le pseudo débat sur l’identité nationale. Le gouvernement et le chef de l’Etat persistent donc et signent en osant parler « d’élan intellectuel et politique » à propos d’une manœuvre politicienne et électoraliste particulièrement méprisable et dangereuse pour l’unité nationale.
Dès le 27 octobre dernier, quelques jours seulement après le lancement de cette opération nauséabonde, les Député-e-s communistes, républicains, du Parti de Gauche demandaient au président de la République d'y mettre un terme immédiat. Depuis, les faits leur ont malheureusement donné raison : si elle n’a pas été le "grand succès populaire" revendiqué par le gouvernement, cette opération a libéré la parole raciste et xénophobe jusqu'au plus haut niveau de l'Etat.
En l'espace de quatre mois, ce faux débat a déjà fait beaucoup trop de mal. Il faut y mettre un terme définitif. Il est tout aussi urgent de dissoudre le ministère de l'identité nationale dont l'existence même est un appel au rejet de l'autre, aux discriminations à l'encontre des populations d'origine étrangère et à la xénophobie.
par dutoitblog, le 17 February 2010, 06:02
February 16, 2010
Ce titre, inspiré par le dessinateur Art Spiegelman*, m'est venu ce matin alors que je distribuais à 7h aux portes de la Centrale nucléaire de Belleville. Avec François Dumon et Catherine Penrath, syndicaliste à ERDF et deuxième sur la liste du Front de gauche dans le Cher, nous avons reçu un accueil chaleureux de la part des centaines de salariés qui entraient sur le site par un froid glacial.
Deux tours comme les deux listes qui font l'objet d'une présentation soignée ce matin dans le Berry républicain... Ainsi, le seul quotidien local a choisi d'insister sur le duel UMP/PS, alors qu'il y a 9 listes en présence. Pour qui ne s'y connaît pas, et ils sont nombreux à l'ignorer, le scrutin régional est un scrutin à deux tours. Aucune liste ne peut donc obtenir la majorité au premier, vu leur nombre. Mieux, la droite conduite par Novelli, même si elle est en tête le 14 mars, ne dispose pas de réserves de voix suffisantes pour dépasser le total des voix de gauche. Or la gauche sera unie au second tour et donc devrait l'emporter en toute logique...
Je m'interroge sur ce type de dispositif médiatique qui marche, inconsciemment, dans les pas d'une bipolarisation voulue par le gouvernement (voir la réforme du mode de scrutin pour désigner les conseillers territoriaux). Je m'interroge sur cette absence dans la presse, de confrontations d'idées et de projets portés par toutes les listes. Je m'interroge sur ce choix de réduire à un duel, la campagne du premier tour. Je m'interroge sur le traitement de la liste du Front de gauche, conduite par un vice président communiste très actif dans le mandat précédent, François DUMON, et qui compte quand même le seul parlementaire de gauche du département, Jean-Claude Sandrier. Une liste soutenue par les principaux élus de la gauche non socialiste du département, et non des moindres comme le maire de Vierzon, deuxième ville du département, et par de nombreux syndicalistes. Je m'interroge alors que le Front de gauche a fait le 2ème meilleur score au niveau national dans le Cher avec près de 12% des voix.
Pas de conspiration derrière ce modèle de pensée quelque peu binaire. Je suis sur ce point en accord avec l'analyse de Chomsky sur les média. Juste l'intégration d'un modèle et d'un système de pensée dominants.. On reproduit à l'infini et on décline en local, les tendances données par les sondages, pourtant très contestables, et les média de masse. On formate en somme.
Il faut s'interroger dès lors, sur l'avenir de la démocratie, sur la place et le sens du mot pluralisme.
- A l'ombre des tours mortes, Art Spiegelman, Casterman 2004
par Yannick Bedin, le 16 February 2010, 21:11
February 15, 2010
La RATP récupèrerait la gestion du transport urbain à Bourges et dans l'agglomération. C'est du moins l'information qui circule depuis plusieurs jours.
Qu'une grande entreprise publique se batte dans un secteur ouvert à la concurrence ne me réjouit pas. D'autres exemples existent comme La Poste ou Erdf avec souvent à la clé, ouverture de capital et privatisation. Dans ce jeu, les logiques qui prévalent sont souvent éloignées des missions premières et essentielles de ces entreprises.
La question aujourd'hui est de voir arriver un nouvel exploitant des transports urbains à Bourges. Je pense que nous devons être attentifs au service proposé aux usagers (je n'arrive pas à dire client, désolé). Il nous faudra être vigilants aussi à la gestion du personnel, à ses conditions de travail et de salaires.
Le transport urbain est une question particulièrement sensible dans notre ville. Je souhaite le développement d'un réseau de qualité et de proximité comme solution aux problèmes de stationnement dans l'hypercentre et aux difficultés qu'ont certaines personnes à se déplacer.
Je serai très attentif aux évolutions en cours.
par Yannick Bedin, le 15 February 2010, 21:28
Ma comparution devant le tribunal sur la reconnaissance du 19 Mars 1962 a eu lieu ce matin. La décision est mise en délibéré au 15 Mars.
La mobilisation était au rendez-vous : membres d'associations d' anciens combattants de la FNACA, de l'ARAC et de l'ANPNPA , portes-drapeau, parlementaires en présence d'André Gérin (député du Rhône), Henri Jibrayel, Isabelle Pasquet, d'élus, de la fédération des CIQ du XVème arrondissement de Marseille, de syndicalistes, de sympathisants. La presse ( « France 3 » « M6 » « La Provence » « La Marseillaise » ) a couvert l’événement .....
Le plaignant était lui soutenu par l'association UNC13, qui était venu en nombre, puisque nous avons été informé qu'il en était adhérent. L'ambiance était assez provocatrice de leur part avec des propos injurieux non seulement envers moi mais également envers tous ceux qui étaient présents à mes côtés.
Lors des plaidoyers, l'avocat de la partie adversaire m’a d'ailleurs accusé de négationniste et de révisionniste. Comme quoi, à travers cette affaire, il s'agit bel et bien d'un combat politique !
Aussi je tiens dès à présent à vous remercier de votre soutien depuis le début de cette affaire. Je vous tiendrais informés de la décision de justice et des suites qui pourraient être données.
par dutoitblog, le 15 February 2010, 15:44