L'élection des primaires conduisant à la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle aura lieu le 9 octobre. J'ai décidé de soutenir la candidature de François Hollande qui me parait le plus apte à conduire la gauche lors de cette échéance majeure. Dans un monde incertain économiquement, François Hollande développe...
September 01, 2011
Philippe Sarre
Primaires socialistes : le choix
Après la Rochelle, place aux primaires !
J’étais à la Rochelle vendredi et samedi dans le cadre de l’université d’été du Parti Socialiste. Les socialistes ont partagé ce week-end à la Rochelle un moment de rassemblement. De ces quelques jours passés au contact des différents candidats à la primaire, je retiens surtout un profond respect mutuel entre...
Jean-Luc Mélenchon
Dogmatisme et cupidité tuent la Grèce et l’Europe.
Dogmatisme et cupidité tuent la Grèce et l’Europe.
Pas de ça en France !
La dette grecque est donc désormais hors de contrôle ! Voila le bilan des « bons docteurs du FMI » et des petits génies du libéralisme européen. L’aveuglement dogmatique des gouvernements libéraux et la cupidité des banquiers spéculateurs mènent l’Union européenne au chaos et le monde à la catastrophe financière.
Comme je l'avais annoncé il y a plus d'un an en avril 2010 (voir note de blog Le bug grec s'avance ), les plans d'austérité successifs dictés par l'Union européenne et le FMI ont complètement asphyxié l'activité du pays (avec une récession de 4,5 % contre 3,5 % prévue initialement pour cette année). Cette rigueur martyrise le peuple grec et se solde par une aggravation rapide du déficit qui est déjà au 1er semestre 2011 au niveau prévu pour l'ensemble de l'année. C’est cette médecine mortelle que le plan Fillon propose d’appliquer à notre pays. Pas de ça en France !
Ces pompiers pyromanes doivent être stoppés. Comme je l'ai proposé depuis plus d'un an (notamment sur Europe 1 le 29 avril 2010), l'incendie peut être immédiatement éteint si la Banque centrale européenne prête directement à la Grèce aux taux réduits auxquels elle prête aux banques.
Jean Jacques Urvoas
Peut-on écouter le téléphone des journalistes ?
Le Monde vient de révéler que la Direction Centrale du Renseignement Intérieur avait obtenu le relevé de toutes les communications téléphoniques d’un journaliste enquêtant sur l’affaire Bettencourt.
Pourtant sur France 2, le jeudi 4 novembre, interrogé sur l’article du Canard Enchainé qui avait déjà divulgué cette information, Brice Hortefeux avait doctement déclaré « La DCRI ce n’est pas la Stasi ou le KGB ». « Il n’y a pas de police politique dans notre pays », avait-il ajouté avant de préciser que « l’objectif de la DCRI, ce n’est pas de suivre des journalistes, c’est d’interpeller des terroristes ». L’Elysée avait pareillement évoqué une accusation « totalement farfelue » tandis que Xavier Bertrand, alors secrétaire général de l’UMP, avait qualifié de « grand n’importe quoi » ces accusations. Ce bref rappel disqualifie toutes les réactions que nous allons entendre aujourd’hui.
Il est donc probable maintenant que les directeurs généraux de la police nationale et du renseignement intérieur soient mis en examen. Claude Guéant va-t-il estimer qu’ils peuvent continuer à assumer leurs fonctions ? La réponse très vite…
August 31, 2011
Jean-Louis Boehler
Radars pédagogiques : inadaptés
Les nouveaux radars pédagogiques, installés depuis deux mois en Moselle, sont « non adaptés », car notamment « incapables de mesurer les vitesses lors de forts trafics », a reconnu, hier, la préfecture qui attend de nouveaux modèles d’ici octobre. De [...]
Jean Desessard
CITOYENNETE, LIBERTE, PSYCHIATRIE : DECLARATION D’ENTREE EN RESISTANCE
Jean Desessard a signé cette pétition. Vous pouvez en faire autant sur le site de « Mais c’est un Homme ». La loi du 5 juillet 2011 relative « aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge » et ses décrets d’application entrent [...]
Jean-Luc Mélenchon
Après le Remue Méninges - Rentrée scolaire, Aubry et Hollande, offre publique de débat
1er septembre 2011 : Communiqué sur la Grèce
« Pas de ça en France ! »
Dogmatisme et cupidité tuent la Grèce et l’Europe.
Pas de ça en France !
La dette grecque est donc désormais hors de contrôle ! Voila le bilan des « bons docteurs du FMI » et des petits génies du libéralisme européen. L’aveuglement dogmatique des gouvernements libéraux et la cupidité des banquiers spéculateurs mènent l’Union européenne au chaos et le monde à la catastrophe financière.
M es amis, ce mois d’août aura été pour moi un vrai marathon d’activité depuis mon retour le 17 de ce mois. Cette semaine j’avais rendez vous avec beaucoup d’entre vous pour l’émission « C/politique » sur la 5, que mène Géraldine Muhlmann. Malheureusement, cette rencontre a été annulée ce mardi, quatre jours avant. La rédaction de l'émission n’avait pas noté que je serai chez Ardisson, le samedi soir, comme nous l’en avions pourtant bien prévenue au moment de son invitation. Cela n’a rien de personnel m’a-t-on dit, et je le crois. La règle serait impersonnelle et invariable : pas de doublon. J’en suis désolé. Le format de l’émission et la forme que lui donne madame Muhlmann me proposait une belle occasion de m’exprimer sur le fond face à un public connaisseur. Je m’en console en sachant qu’une nouvelle date va m’être proposée en septembre. J'en suis désolé aussi pour les autres invitations médiatiques que j'avais refusées du fait de cet engagement avec C/Politique. Reste que vous pourrez au moins en déduire que l’émission de Thierry Ardisson est bien aussi une émission politique de bon niveau puisque les journalistes politiques la regardent comme concurrente. Je vous retrouve donc, si vous y êtes intéressés, samedi soir sur « Salut les terriens ».
Dans cette note je parle de la dernière rentrée scolaire du gouvernement Fillon, et des prises de positions de certains responsables socialistes à ce sujet. Puis je reviens sur mon discours de clôture du Remue Méninges de Grenoble à propos du thème de « l’offre publique de débat » et son contenu. Enfin je traite de l’ambiance autour du Remue Méninges.
La rentrée des classes sera piteuse. 16 000 postes supplémentaires sont en effet retirés du système éducatif en cette rentrée. Cela porte la perte d’effectifs à 80 000 postes depuis l'élection de Sarkozy en 2007. Et ce n'est pas fini puisque 14 000 nouvelles suppressions sont programmées pour 2012. La liste des méfaits que cela entraîne est interminable. Et leurs conséquences à long terme pour la société et l'économie sont inestimables. Chaque euro économisé aujourd’hui coute des centaines et des milliers d’euros perdus sur le long terme. La politique scolaire de Nicolas Sarkozy frappe tout le parcours d’accueil scolaire des jeunes. A l'école, la scolarisation des plus petits recule. A deux ans elle était de 35 % en 2002, quand a pris fin le gouvernement Jospin. Elle est aujourd'hui de 15 %. Le prix de ce recul sera lourd à payer, pendant longtemps. Car la scolarisation au très jeune âge est un facteur d’éveil fondamental. Pour les enfants de toutes les catégories sociales. Je le précise car j’entends si souvent de sottises sur la vie délicieuse que serait celle des jeunes des milieux favorisés enfermés dans les névroses familiales que cela me semble nécessaire de
souligner que le savoir et la scolarisation collective sont des bienfaits universels. Quand bien même pourrions-nous disposer d’un professeur par élève que nous n’organiserions pas l’éducation nationale de cette façon. L’école de tous et pour tous est un bienfait pour tous.
En primaire les coupes claires frappent fort. Les intervenants de langue étrangère et d'enseignement artistique sont en voie d'extinction. Les Réseaux d'aide aux élèves en difficulté aussi avec la suppression totale des postes d'enseignants qui leur étaient affectés. Au collège et au lycée, les classes se surchargent et les dédoublements de cours se font rares. Et on ne compte plus les options qui disparaissent. Je m’inquiète particulièrement de ce qu’on appelle les orientations par défaut. C'est-à-dire l’affectation d’élèves dans des cursus qu’ils ne choisissent pas, tout simplement parce que le choix ne leur est pas offert. Ces affectations par défaut se multiplient, notamment vers l’apprentissage, à mesure que la droite ferme des lycées professionnels. 53 d’entre eux ont disparu depuis que Sarkozy a été élu. Le système éducatif public est en train de se décomposer. Il faut savoir que ses personnels vivent leur tache avec le sentiment d’être au bout du rouleau. D'ailleurs même le Figaro écrit pudiquement que « la rentrée tourne au casse-tête pour les proviseurs ». Je crois que le but de la droite libérale n’est pas seulement de faire des économies et de comprimer les dépenses de l’Etat. Il s’agit, bien sûr, d’élargir le marché privé de l’éducation en poussant les gens à y avoir recours. Pour parvenir à ce transfert, rien de tel que la désorganisation du service public. En faisant baisser ses performances, en paralysant son fonctionnement, les libéraux pratiquent cette stratégie du dénigrement que nous connaissons bien dorénavant.
L'appel à la grève lancé pour le 27 septembre par l'ensemble des syndicats du secteur est donc un acte de salubrité publique. Il nous concerne tous. Au nom du Front de Gauche, à la tribune du meeting de clôture de notre « Remue Méninge », j’ai appelé chacun à soutenir ce mouvement, à y participer chacun a sa façon et à exprimer comme il le peut sa solidarité. Il nous faut d'autant plus le faire qu'à gauche tous ne le font pas. Je dois avouer que face à un tel désastre, je suis sidéré par les positions sur l'Ecole que j'entends dans les interventions des candidats à la primaire socialiste.
Nous étions en droit d’attendre autre chose. Dans les conditions actuelles cela s’apparente à un mauvais coup dans le dos. Voyez plutôt. Dans le Parisien du 24 août 2011, Martine explique "aux syndicats d’enseignants" qu'"on ne pourra pas tout faire". Qu’est ce que ce « tout faire » ? Quel syndicat le demande ? Je n’aime pas cette façon de laisser entendre que la défense frontale de l’Ecole serait le fait d’un
maximalisme irresponsable. Mon impression défavorable est confirmée par cette autre assertion qui fait mine d’être du bon sens et qui n’en est pourtant guère. "Il faudra mettre plus de profs là où on en a vraiment besoin, accepter qu’il y ait plus d’élèves par classe là où les enfants vont bien, et moins d’élèves là où ils ne vont pas bien." Et elle ajoute cette remarque navrante : "A mon époque, on était quarante et on n’avait pas trop de difficultés." Faut-il d'abord rappeler à Martine Aubry que les difficultés scolaires ou sociales ne sont pas une maladie ni une tare personnelle comme le suggère pourtant sa distinction entre "élèves qui vont bien" et "élèves qui ne vont pas bien ". Peut-être faut-il seulement trouver dans cette expression mal choisie un écho du vocabulaire anglo-saxon des théories du "care" auquel Martine Aubry a dit plusieurs fois qu’elle se référerait. Si j’étais plus sévère j’y trouverai l’idée sous jacente que les maux sociaux sont des "phénomènes biographiques" comme le dit le blairiste Anthony Giddens. Et qu'ils doivent être traités par des "solutions individualisées". Ce qui est exactement la façon de dire les choses que propose régulièrement Martine Aubry. De mon côté je partage le diagnostic des organisations syndicales de l’éducation nationale.
C’est d’ailleurs le point de vue traditionnel de la gauche, me semble-t-il. Nous considérons au contraire que ces difficultés, en général, sont principalement le produit d'un ordre social qui compromet le progrès humain. Dès lors, leur solution ne réside donc que dans des garanties collectives conquises contre ce système. Quant à la remarque finale d'Aubry sur son expérience personnelle des 40 élèves par classe, elle m'oblige à rappeler quelques évidences sur l'évolution du système éducatif depuis 50 ans. Quand Martine Aubry est entrée au collège en 1961, c’était à Notre-Dame des oiseaux, dans le 16ème arrondissement de Paris ! On comprend que pour ceux qui s’y trouvaient « ça allait » ! Je ne lui en fais pas le reproche. Mais non, ça n’allait pas bien pour tout le monde. Dans ce système éducatif, il y avait 45 % des enfants qui arrêtaient après le certificat d’études et n’allaient même pas au collège en 6ème. Autour de moi, au collège d’Yvetot, dès la cinquième, bien des copains partaient en apprentissage. Et quand Martine Aubry est arrivée en classe de terminale, en 1967, et moi à la rentrée 1968, il n’y avait que 15 % d’une classe d’âge qui arrivait au bac ! Il y en a 71 % aujourd’hui. A l’époque, seuls 60 % des candidats obtenaient le bac ! A présent ils sont 86% à y parvenir, toutes filières confondues. Le vieil adage des nostalgiques, « moi de mon temps », n’a jamais mené nulle part, on le vérifie une fois de plus. Donc, toute comparaison avec cette époque est plus qu’hasardeuse.
Suggérer qu'on pourrait se satisfaire de 40 élèves par classe du moment qu’il s’agit de jeunes « qui vont bien » est une immense sottise! Si cela vise les « gosses de riches » ce n’est pas davantage acceptable. Réfléchissons. Leurs parents auront vite fait de les emmener là où ils seraient mieux accueillis, ce qui est bien normal pour des parents. L’école publique n’a pas vocation à être « l’école des pauvres entre eux ». Ensuite je le répète, le caractère public laïque et métissé de l’école est un bienfait pour tous, quelle que soit la condition sociale des parents. Le contraire est réactionnaire. Je note d'ailleurs que quelqu'un avait
déjà fait le même raisonnement qu'Aubry il y a quelques mois. Il s'agit du ministre Luc Chatel qui expliquait le 1er juin sur RTL qu'«il faut concentrer davantage de moyens là où il y a davantage de besoins. A Henri IV à Paris, on peut être 32 par classe sans problème; par contre, dans un collège d'une zone difficile, il ne faut pas être plus de 22 ».
On retrouve la même banalisation de l’idée d’une école à plusieurs vitesses dans les propositions avancées par un autre émetteur socialiste. Il s’agit de la Fondation Terra Nova. Elle propose dans un récent rapport d'augmenter massivement les droits d'inscription à l'université. Pour la bonne conscience on continuerait d’en exonérer les boursiers. Et elle donne des chiffres : « un triplement des droits d'inscription en licence ». C'est-à-dire passer de 177 euros à plus de 500 euros en licence. Quant aux droits en master, Terra Nova suggère même de les faire grimper à 1.000 euros contre 275 aujourd'hui. Ce système existe déjà. Aux Etats-Unis où les droits d'inscription ont doublé depuis 2001. Ils s'y situent désormais entre 3 000 et 12 000 dollars annuels pour les universités publiques et entre 10 000 et 30 000 dollars pour les universités privées. Cela est le résultat direct de l'autonomie donnée aux établissements et du désengagement financier public. Qui est justement la pente donnée à notre enseignement supérieur par Sarkozy depuis 4 ans avec la loi LRU. Au Front de Gauche nous récusons complètement cette logique. Et nous défendons l'abrogation de la loi LRU sur les universités qui en est l'instrument.
François Hollande a aussi parlé d'éducation à la Rochelle. Il a expliqué que « ça a été une faute lourde de Nicolas Sarkozy de priver le système éducatif de moyens humains et financiers pendant toute la durée de son mandat.» C’est bien dit et c’est tant mieux. Du pur cynisme. Car c’est le même homme qui a déjà exprimé exactement le contraire il y a quelques mois dans l'Express (5 avril 2011) en déclarant qu'il ne reviendrait pas sur ces suppressions de postes ! En effet quand Hollande indique dans cette interview qu'il faut "sanctuariser le nombre de fonctionnaires dans l'éducation", le journaliste lui demande si "on sanctuarise au niveau de 2007 ou à celui de 2012 ?" Et Hollande répond sans ambigüité : « Non, au niveau 2012 même s'il faudra mettre des moyens supplémentaires sur l'école primaire. » Vous avez bien compris. Cela signifie que si Hollande était élu, les postes supprimés par Sarkozy, y compris ceux de cette rentrée, ne seront pas rétablis, notamment au collège et au lycée. Ceux qui vont se mobiliser en cette rentrée pour sauver des classes et des postes ne doivent donc rien attendre d’une telle gauche qui ne lui propose rien d’autre que d’accepter son sort.
Comme on m’a reproché de ne pas dire assez ce que nous ferions à la place de ceux qui dirigent aujourd’hui, je donne les propositions du programme du Front de gauche. En fait je crois que cela permettra de stimuler la lutte à la rentrée. Le Front de Gauche s'engage à mettre en œuvre un plan de recrutement pour rétablir, notamment, les postes supprimés. Nous proposons aussi de renforcer le service public en étendant la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans (à la place des bornes de 6 à 16 ans aujourd'hui). Nous voulons ouvrir un droit à la scolarité dès 2 ans. Nous rétablirons également la gratuité complète de l’éducation malmenée par sa marchandisation. Nous n'abandonnerons plus le soutien scolaire aux griffes du privé. Pour nous il doit être pleinement assuré par le service public d’éducation. Et nous augmenterons de 50 % les moyens de l’enseignement professionnel pour accompagner l'élévation du niveau de qualification du grand nombre. Je sais qu'on peut le faire. Car je l'ai déjà fait. Je ne peux manquer de le souligner pour me faire bien comprendre. Avant que la droite ne commence son saccage, j'avais comme
ministre de l'enseignement professionnel augmenté de 45 % les recrutements de professeurs de lycée professionnel de 2000 à 2002.
Les trois jours de Remue méninges à Grenoble ont été magnifiques. Ils ont atteint les objectifs qui leur avaient été fixés. D’abord pour les participants. Ce fut un formidable brassage intellectuel autant qu’humain, tant de gens se découvrant, constatant leur diversité d’approche mais surtout leur proximité de point de vue. Deux mille personnes ont ainsi partagé à un moment ou à un autre nos travaux. Le mélange des générations a aussi été un stimulant dont il ne faut pas sous estimer l’impact sur le moral collectif. Cette forme d’écoute mutuelle et ce rejet du sectarisme qui a fait tant de ravage dans les rangs de notre gauche dans le passé me parait être une conquête essentielle pour notre gauche. Selon moi elle vient de loin. De la campagne de 2005 en fait. C’est là que, chacun étant sorti de chez soi, le mélange se fit à partir des argumentaires communs et des powerpoints partagés. Je retrouve cet état d’esprit. Je vois que le mécanisme fonctionne d’une façon assez automatique. Dans la mesure où il n’y a que peu de codes de langage et de culture communs, chacun est obligé d’expliquer ce qu’il dit assez clairement pour être compris au premier degré par ses interlocuteurs. Ce simple état de fait évite des milliers de malentendus et de surcharges venus des polémiques du passé. Un fond de l’air donnant l’envie du succès aide en tout, j’en conviens.
Le rassemblement final dans la patinoire de Grenoble a été très réussi je crois. L’habituelle publication des chiffres de participants m’estomaque toujours autant. Mille chaises occupées, des gens debout et deux travées de gradins remplies donnent entre 800 et mille participants pour les comptes rendus. On ne s’en fiche pas. L’évaluation du remplissage d’une salle un dimanche matin 28 aout n’est pas une question de courtoisie. C’est de la politique. Notre nombre à cet instant de la campagne est un bon thermomètre et une incitation agir pour ceux qui l’observent. Je pense que la table ronde qui a précédé mon discours a été une bonne démonstration de la cohérence des points de vue entre les organisations du Front de Gauche. La forme, moins
fastidieuses qu’un défilé d’orateurs, a bien valorisé les propos et la pensée de chacun. Pour ma part j’ai entendu ce qui s’est dit comme un argumentaire commun à plusieurs entrées. En cela il restait dans le registre de l’éducation populaire auquel nous sommes attachés.
Mon discours voulait fonctionner dans ce registre. Mais il avait d’autres tâches à accomplir aussi, bien sur. En tous cas je me suis efforcé de bien préparer toute la partie compliquée qui explique la crise et la question de la dette. Une nouvelle fois cela m’imposait une diction longue avec les effets de style que vous avez pu constater et qui me valent des comparaisons que je trouve finalement flatteuse avec d’autres orateurs du passé. Je m’amuse de penser qu’à ma façon, je crée un style qui sera ensuite collé comme une étiquette à d’autres. Je les plains d’avance. J’ai lu qu’on attribuait ma manière de parler comme un qualificatif pour décrire le message des autres. C’est Platini qui, parait-il, parle comme moi quant au fond. La comparaison me valorise. Pas sur que ce soit la même chose pour lui.
Mon message politique tenait en six points. D’abord que cette élection de 2012 est un atout et non un empêchement ou une corvée. Ensuite qu’il ne faut à aucun moment oublier le défi de la crise de l’écosystème dont aucun pouvoir ne s’occupe sérieusement. Après cela j’ai voulu décrire en quoi consistait le « coup d’état financier » qui se déroule en ce moment en Europe contre la souveraineté démocratique des peuples. Puis j’ai montré que nous avons deux moyens de répliquer : la lutte sociale sans attendre 2012 et le rassemblement politique d’une majorité du peuple. Delà j’ai déduit une « offre public de dialogue » notamment en direction de la gauche, depuis le NPA jusqu’au PS. J’ai enfin décrit des éléments de notre style de campagne. Je veux, à partir d’extraits que je choisis dans le texte retranscrit de mon discours, donner à voir ce que j’ai dit réellement. Je regrette que mon appel à la lutte sociale derrière les syndicats n’ait pas eu d’écho. J’y reviendrai dans une prochaine note. Mais je veux surtout que le texte en main vous puissiez analyser précisément ce que j’ai dit à propos de « l’offre publique de débat ». J’ai remarqué en effet des erreurs de compte rendu à ce sujet qui nécessitent des éclaircissements. Dans la mesure où cette idée est présente a deux moments différents du discours, je les ai rapprochés dans le collage que vous allez pouvoir découvrir à présent.
« L’élection qui se présente en 2012 est une chance et non une corvée ! Elle n’est pas un obstacle, elle est un moyen extraordinaire : confrontés à des défis immenses, nous allons pouvoir y répondre avec des bulletins de vote, c’est-à-dire d’une manière organisée, consciente, délibérée. Oui, c’est la forme que nous préférons ! Mais nous mettons en garde les puissants, les dominants : si vous refusez au peuple le moyen de ce débat et de sa décision, si vous moquez sa souveraineté et le droit qu’il a de savoir ce qui se passe, si vous nous enfermez les uns ou les autres dans des caricatures pour transformer cette élection en
une pitrerie, alors vous verrez se lever des vents violents dont vous n’avez pas idée aujourd’hui, vous qui vous croyez à l’abri du peuple, et qui ne le serez jamais ! C’est pourquoi, parce qu’il y a de tels problèmes et parce qu’il y a ce moyen, le vote, je dis à la droite : respectez la souveraineté populaire ! Le débat que nous devons avoir est nécessairement long ; nécessairement, il est compliqué. Maintes et maints se demandent de quel côté se tourner, qui ne réfléchissent pas seulement d’après des étiquettes politiques, mais qui cherchent à comprendre d’après les solutions qui sont proposées. Je dis à la droite : il faut faire cesser cette mascarade, ces faux suspens de vos candidatures qui auraient lieu ou n’auraient pas lieu. Il est temps que le président de la République, qui sera le candidat de l’UMP, dise qu’il est le candidat de l’UMP ; il est temps que les centristes cessent cette danse qui ne nous permet pas de savoir qui est là pour proposer des idées, ou qui est là pour rabattre des voix vers Nicolas Sarkozy. Respectez le peuple ! Avancez-vous franchement en proposant votre image du futur, et permettez qu’enfin les bulletins de vote tranchent.
Et la même chose vaut pour tous nos camarades et partenaires à gauche. J’en profite pour dire ceci : le Front de Gauche ne mène aucune guerre de personnes ; le Front de gauche ne refuse le débat avec personne ; le Front de gauche ne méprise personne, à la condition qu’on le respecte et qu’on accepte de débattre avec lui des sujets qu’il propose, des perspectives qu’il ouvre. Je suis lassé d’être harcelé, d’avoir à me prononcer sur qui je préfère dans cette primaire qui n’est pas notre affaire, qui regarde le Parti socialiste que nous respectons dans sa démarche. Nous ne nous déterminons pas sur des personnes, mais sur des projets politiques. Nous n’avons pas d’adversaires à gauche mais, oui, nous avons des divergences. Et les exposer, demander qu’elles soient tranchées par le peuple, ce n’est pas entretenir des polémiques inutiles ou tirer à boulets rouges, comme je l’ai vu ; c’est tout simplement respecter le droit du grand nombre à se mêler de ses affaires. Cette règle, c’est celle qui nous permet de mettre cette élection à sa place : elle doit être un grand temps d’éducation populaire collective ; nous allons apprendre les uns des autres en nous écoutant, en argumentant, non seulement à l’intérieur de la gauche mais, je le dis, en ayant les débats lucides, argumentés avec la droite. Il faut faire vivre pleinement notre démocratie. Je suis disponible pour débattre et défendre les propositions du Front de Gauche avec tous ceux qui sont d’accord pour discuter des propositions qui éclairent l’avenir. J’y suis disposé aussi bien face à la droite que j’y suis tout naturellement avec nos partenaires, même lorsqu’ils sont nos concurrents à gauche. (…) Nous devons nous rassembler et, bien sûr, rassembler la gauche. Il n’y a pas de victoire possible pour la gauche sans rassemblement. »
« Mais qu’est-ce que ce rassemblement ? Je prie qu’on cesse de se référer uniquement aux opérations politiciennes qui nous sont proposées – des arrangements en catimini dont on entend parfois dire qu’ils ont commencé (je le démens totalement.)… Des arrangements, des répartitions de postes (il paraît même qu’ils se sont réparti des ministères, des circonscriptions, quoi d’autre encore ?) Non ! Ce qu’il s’agit de rassembler, ce ne sont pas les appareils, ce ne sont pas les états-majors – et il faut des états-majors, il faut des organisations -, c’est le peuple qu’il s’agit de rassembler ! La priorité, c’est le rassemblement
populaire ! C’est le peuple qu’il faut rassembler. On ne le rassemble pas en lui mentant – mais pour qui prenez-vous les Français ? Vous croyez qu’ils ne sont pas capables de se rendre compte que certains sont déjà partis dans la course à savoir lequel est le plus austère par rapport à l’autre ? Et lorsque je le dis – mais je ne m’en réjouis pas -, on me dit : « Ah, ben ça élargit vos parts de marché ! » On se trompe ! Nous ne sommes pas une boutique, une épicerie qui aurait – comme c’est normal – à vendre des produits. Notre objectif, c’est le futur, notre objectif, c’est le rassemblement humain autour d’objectifs communs de progrès. Nous ne nous réjouissons pas de voir ce comportement de ces responsables socialistes qui, en se mettant à genoux dès le mois d’avril, et en aggravant l’ardoise à mesure que les semaines passaient dans une surenchère absolument folle entre eux, ont dit qu'ils atteindraient l'objectif des 3% pour cent de déficit public d'abord en 2017, puis en Avril c'était en 2014. Cet été, pris de furie, les voici revenus à 2013, et même, à un moment donné, on a entendu 2012 ! Alors, pourquoi pas ? Voyons. »
« Comment ferait-on ? Mais… qu'est-ce qu'on comprime ? Les dépenses ? Ou bien est-ce qu'on augmente les recettes ? Et si on augmente les recettes, alors nous disons : doivent exclusivement payer ceux qui le peuvent. C'est-à-dire : les banques – qui ont réalisé vingt et un milliards de profit l'an passé -, les compagnies du CAC40, et notamment celles qui n'ont pas payé un euro d'impôt à la patrie qui les a fondées, comme Total, les hyper-riches, les riches ! Le peuple ne paiera pas un euro ! Est-ce que c'est clair ? Vous avez le droit de ne pas être d'accord, mais, si vous êtes d'accord, c'est ici que ça se passe. C'est ici que ça se fabrique. Je dis qu'il faut un cynisme inacceptable pour, après avoir dit, comme l'a fait François Hollande – qui est le responsable d'avoir ramené le curseur de 2017 à 2014 puis à 2013 – aller dire à La Rochelle que, « si tout le débat est entre l'austérité de droite et l'austérité de gauche, alors c'est la démocratie elle-même et l'Europe qui sont en cause ». Cynique ! C'est lui qui a engagé cette compétition ! (…) Eh bien, je vous le dis, on ne rassemblera rien ni personne avec une telle méthode. Les peuples ne sont pas, et notre peuple n'est pas, un peuple qu'on distrait avec des blagues, des bonnes paroles, des retournements de situation inouïs. Notre peuple est sérieux, et il sait qu'il est question de choses qui engagent de façon déterminée son avenir. Rassembler le peuple, c'est parler clair. Alors, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, et parce que je ne veux pas que nous passions notre campagne dans une espèce d'isolement mutuel : personne ne parle à personne et tout le monde s'enferme dans ses certitudes. »
« Je fais une offre publique de débat à tous nos partenaires de gauche, qu'il s'agisse de nos camarades du NPA ou qu'il s'agisse de nos camarades socialistes. Je vous en prie, acceptez le débat ! Discutons de nos idées, demandons à notre peuple ce qu'il en pense. Je ne vais pas être long, je ne prends qu'un exemple. Je vous pose la question : si nous avons convenu qu'il nous faudra développer les services
publics, revenir sur les suppressions de postes, notamment dans l’Éducation nationale – mais pas seulement dans l’Éducation nationale -, si nous voulons une justice assez sereine pour délibérer au nom du Peuple français dans la grandeur du souci de l'égalité et de la liberté, il nous faut des moyens. Eh bien, si nous voulons tout cela, alors il faut cesser la politique d'appauvrissement de l’État délibérée qui a été organisée. Il faut donc des recettes nouvelles. Je vous ai dit tout à l'heure : nous, on peut ! Je pose la question : êtes-vous d'accord pour dire que nous proposons comme objectif à tous les Français que les revenus du capital soient taxés à égalité avec ceux du travail ? C'est-à-dire, en moyenne, tous les prélèvements sont pour les revenus du travail de quarante pour cent, pour les revenus du capital, ils sont de dix-huit pour cent. Il s'agit donc d'aller chercher vingt-deux points d'impôts dans la poche des riches. C'est un sujet qui est assez grave, qui nécessite un renversement du niveau des prélèvements tel qu'il ne faut pas biaiser avec lui : il ne faut pas le mettre au détour d'une page ou d'une conversation, comme un de ces vœux pieux que l'on formulerait d'autant plus facilement qu'on s’apprêterait à y renoncer l'instant d'après. »
« Taxer les revenus du capital comme ceux du travail, c’est une mesure de justice et de dignité personnelle. L’argent qui se gagne à la sueur de son front, à la force de son intelligence et de son dévouement au travail doit être traité avec la même dignité et le même respect et les mêmes précautions que l’argent gagné, en dormant, sur le dos des autres ! C’est une affaire de dignité, de morale de la vie, de respect de soi, que cette taxation ! Alors, vous le voyez, les socialistes ne peuvent pas, s’ils en sont d’accord avec nous, passer à côté de la leçon qui va avec ce mot d’ordre. Il faut que le peuple s’en mêle. Tirons la leçon de notre histoire : tous les gouvernements de gauche, quelle qu’ait été leur bonne volonté, se sont brisés sur le même écueil : l’implication populaire n’a pas eu lieu. Il faut donc cesser de gouverner comme nous avons gouverné dans le passé. Il faut gouverner autrement, c'est-à-dire de bas en haut plutôt que de haut en bas. Il faut appeler le peuple à l’action, et c’est ce que nous nommons la révolution citoyenne. »
Mon discours de clôture du Remue méninge a été retransmis par LCP Public Sénat et par LCI. J’en remercie ces deux chaines. D’une façon générale les médias de presse écrite et audio visuelle ont été bien présents pendant nos trois jours de travail. Dans ces conditions nous pouvons dire que nous avons supporté la comparaison avec l’Université socialiste de La Rochelle sans être effacés du tableau, ce qui n’est pas un mince exploit. La disproportion de temps de parole accordé aux uns et aux autres n’est pas un problème aussi longtemps qu’elle n’aboutit pas à notre effacement. Car le problème posé ne vient pas seulement de l’a priori politique qui peut se trouver à la tête d’une rédaction. J’ose même dire que c’est rarement le cas. Les militants politiques comme Jean Michel Aphatie, cantonnés dans une niche de la grille horaire, pèsent moins sur la forme de l’information que le directeur des « ressources humaines ». En effet il faut connaitre les conditions matérielles de fonctionnement des médias pour comprendre la difficulté d’une telle juxtaposition de
réunions politiques. Leurs équipes sont très réduites, surtout pendant l’été, les moyens matériels peu nombreux. Dès lors, la part affectée à « la gauche » est inscrite dans cet ensemble. La diminution des moyens, la contraction des couts est une donnée qui pèse directement sur la production médiatique et explique un grand nombre des biais et simplifications auxquels elle a recours pour s’y adapter. La multiplication des médias ne soulage pas ce problème. Au contraire elle aggrave le tableau. Une concurrence impitoyable fonctionne qui pousse aux extrêmes le modèle économique du fonctionnement de chacun. Journalistes en CDD, cameramen en contrat d’intermittent du spectacle, durée de travail inouïe sont souvent la règle générale et le traitement correct l’exception. Le recours aux « boite de prod. » pour fournir la matière première des grandes chaines finit souvent, comme bien des sous traitances dans la production en général, par une surexploitation vertigineuse des personnels. Je renvoie au livre d’Ignacio Ramonet sur le sujet car il décrit à mon avis assez bien le bouleversement en cours et les tendances du futur sur le sujet.
Actuellement, en pratique, la plus grande difficulté pour l’expression politique vient de la confusion des rôles qui se présentent face à moi. Journalistes professionnels, « indépendants », occasionnels, associatifs, rédacteurs de blog personnels ou collectifs se présentent ensemble, dans une cohue souvent humiliante pour eux, et se perturbent les uns les autres. A ceux-là s’ajoutent « les humoristes », qui se présentent comme des journalistes, mais dont ce n’est pas le métier réellement. Leur métier c’est faire de rire de tout, à n’importe quel prix et par n’importe quel moyen. C’est bien leur droit. Mais la confusion des genres avec les métiers de l’information conduit à des situations professionnelles ingérables. Car ils n’hésitent pas à s’incruster dans les rendez-vous de leurs collègues, à les piétiner pour filmer devant eux la scène de travail, au mépris de tous les usages et codes, au point de provoquer une exaspération générale dont ils disent eux-mêmes, en privé, avoir honte. De Paris, des autorités invisibles les aiguillonnent et leur capacité sociale de dire non est égale à zéro compte tenu de leur statut de précaires. Imaginez la tête des militants quand ils entendent une équipe comme celle du « Petit Journal » déclarer qu’elle « n’en a rien à foutre du discours ! On est venu filmer les moches ». Oui, « les moches », vous avez bien lu ! Le mépris de la dignité humaine de cette façon de faire de l’info soit disant drôle est parfois consternant. J’espère que cela ne passera pas à l’antenne.
Coup d'oeil. A lire un article que je trouve drôle sur "Mariane 2" à propos de l'équipe de la coopérative "Médiascope" qui prend en main nos outils de communication. Et pour l'humour et la détente , à voir cette page de blog de ce pauvre Jean-Michel Aphatie qui s'en prend une fois de plus à moi sur le mode nuancé qu'on lui connait. Cette fois ci vous pourrez y lire cette merveille "Il semblerait plutôt que Jean-Luc Mélenchon rêve d’un monde sans journalisme, où seraient seulement présents des femmes et des hommes posant des questions qu’il aimerait entendre et auxquelles il serait tout disposé à répondre." Je déments totalement. La lecture et le travail de Jean-Michel Aphatie me manqueraient trop dans un tel monde. Je ne parle pas bien sûr de ses questions, car ce sont toujours les mêmes ce qui est lassant, ni de ses interviews car la dernière que j'ai faite avec lui, c'est lui même qui l'a qualifiée de "totalement incohérente" avant de rendre l'antenne. Incohérente parce que je ne voulais pas faire les réponses qu'il attendait. Un plateau de télé n'est pas un commissariat mais Aphatie ne le sait pas. Tant mieux car c'est trop drôle de le voir faire le gentil pour mieux être méchant.
Jean-Louis Boehler
Affaire Bettencourt : Sarkozy impliqué ?
PARIS (Reuters) - La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, aujourd'hui dessaisie de l'affaire Bettencourt, affirme qu'un témoin a vu Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces chez la milliardaire, écrit Libération, daté de mercredi. Le quotidien [...]
Jean Jacques Urvoas
Les ravages de la crise
L’étude publiée hier ne fait que confirmer ce que chacun sent : la crise a des effets dévastateurs.
Mes rencontres avec le Secours Populaire, le Secours Catholique ou les Restos du Cœur m’apprennent que leurs actions sont de plus en plus attendues, que ceux qui font appel à eux ne cessent d’augmenter. Evidemment le chômage qui progresse avec constance est une des variables qui pèsent lourdement dans cette dégradation. La stagnation des salaires joue également son rôle.
Et pourtant, pour d’autres, la situation s’améliore toujours plus grâce par exemple aux cadeaux fiscaux. Il y a une France qui sourit et une France qui pleure. Cela est devenu politiquement et socialement insupportable et indécent.
La semaine prochaine, l’Assemblée va débattre du projet de loi de finances rectificative en session extraordinaire. Pour ne point alimenter une forme de révolte sociale, le gouvernement serait bien inspiré de corriger les dérives nées de l’absence d’éthique ou de responsabilité de grands dirigeants. En particulier ceux qui augmentent leurs salaires et distribuent des dividendes quand leurs entreprises plongent dans le marasme.
Oui vraiment ce ne sont pas les seuls fraudeurs aux prestations sociales qu’il faut poursuivre, mais aussi, et surtout, les exilés fiscaux et les insatiables profiteurs de crise.
Patrick Mottard
Parenthèse fraternelle à l’Ariane
Invité par l’association « Amitié judéo-musulmane » à l’Ariane pour le repas de rupture du jeûne du ramadan, j’avoue m’être posé la question de ma participation. Si l’individu Patrick Mottard ne pouvait qu’être sensible à l’invitation d’un groupe où il compte beaucoup d’amis souvent très proches, l’élu républicain pouvait s’interroger sur sa présence à une manifestation dont l’objet était tout de même directement religieux.
En réalité, j’ai opté assez rapidement pour la participation : en ces temps d’intolérance généralisée où la République elle-même est un peu fracassée, il ne faut pas bouder les lieux où l’on essaie de vivre ensemble. L’exaltation de la fraternité valait bien une messe… voire trois, puisque les trois religions du Livre étaient concernées par la soirée.
De fait, le débat introductif, présenté par le président Mohamed Fernane et animé par le rabin Joseph Abittan de la rue Michelet, l’iman Hadj et le prêtre Patrick Bruzzone, tous deux de l’Ariane, sur le thème du jeûne, fut révélateur de la volonté oecuménique des participants. Et même, pourrait-on dire, un peu plus que cela. En présentant le jeûne non comme une mortification du corps offerte à Dieu mais un moyen de libérer son esprit pour aller vers les autres, étape indispensable avant le divin (« c’est en passant par le prochain que je vais à Dieu »), les orateurs laissaient, peut-être inconsciemment, la porte ouverte à un jeûne philosophique à l’usage des athées. Dont acte.
Puis ce fut le repas forcément fraternel, la délicieuse soupe marocaine et les sublimes bricks tunisiennes.
Une planche, des agapes : même un franc-maçon y aurait retrouvé ses petits !
par Patrick Mottard (noreply@blogger.com), le 31 August 2011, 02:12
August 30, 2011
Nicolas Morvan
Voyage test pour TBK
Premier voyage test pour le nouveau réseau de transport en commun, TBK, cet après-midi. Ce réseau, mis en place par la Cocopaq, va irriguer tout le Pays de Quimperlé dès le 1er septembre.
Aujourd’hui, quelques élus avaient répondu présent à notre invitation pour tester, grandeur nature, la ligne urbaine C. De Kervidanou 1, nous avons rejoint Kergoaler et sa piscine, Kerbertrand, la gare, la mairie et Pôle emploi, la basse ville et enfin Bois Joly avant de rebrousser chemin.
Dans un midibus, nous avons ainsi découvert le matériel, flambant neuf qui desservira les lignes internes à Quimperlé. Hasard des agendas, la pose des panneaux signalant les arrêts de bus et le marquage au sol de ces arrêts étaient en court quand nous sommes passés.
Chacun a pu constater la mobilisation des propriétaires de Buspaq et de tous les salariés pour ce lancement. Réception du matériel, marquage, équipement des bus, recrutement, formation, communication, les étapes ont été nombreuses pour que cette rentrée se passe bien.
Dès ce Jeudi, c’est un nouveau droit à la mobilité, qui verra le jour sur le Pays de Quimperlé. Un nouveau service à des tarifs très étudiés. Par les temps qui courent on pourrait presque parler d'une nouvelle conquête sociale !
Philippe Vasseur
Rentrée scolaire : L'éducation, une priorité du département
Avec un budget alloué aux 126 collèges du Département atteignant 120 millions
d’euros, le Conseil général du Pas-de-Calais ne lésine pas sur les moyens afin d’offrir un cadre privilégié aux citoyens de demain car l’éducation est plus que jamais notre priorité. L’avenir de
nos enfants est en jeu !
L’heure de la rentrée va prochainement retentir pour les 62 000 collégiens du Pas-de-Calais, apportant avec elle son lot de projets et d’ambitions.
Cette rentrée 2011-2012 sera l’occasion pour le Département d’affirmer davantage sa volonté d’être le premier supporter de ses collégiens.
Une rentrée scolaire coute cher, notamment pour les familles modestes. C’est pourquoi le Conseil général du Pas-de-Calais poursuit sa politique de solidarité en prodiguant quelques coups de pouce aux familles avec le dispositif des transports gratuits ou encore la distribution de calculatrices. Choisie par les inspecteurs de l’Education Nationale afin qu’elle puisse suivre l’élève durant toute sa scolarité au collège, cette calculatrice programmable est aussi attribuée aux professeurs de mathématiques.
Depuis 2008, le Département a augmenté son aide aux familles et a changé sa méthode d’affectation des bourses départementales. Le but est d’aider le plus efficacement possible les familles au moment de la rentrée scolaire.
L’aide à la restauration est de même un exemple de cette volonté qui permet d’accompagner les familles qui font le choix de mettre leurs enfants à la cantine.
Les ambitions pour cette rentrée des classes ne s’arrêtent pas là.
En effet, profitant de la vague de Londres 2012 qui amènera les Jeux Olympiques aux portes du Pas-de-Calais l’été prochain, le Conseil général entend mettre en pratique deux politiques lui tenant fortement à cœur, à savoir : "Toujours plus de sports !" ainsi que "Priorité à l’anglais !"
Des séjours d’échanges permettront aussi aux adolescents de découvrir le patrimoine duKent, au sud du Royaume-Uni.
Un partenariat avec l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Lille a d’ailleurs vu le jour il y a quelques années pour aider ces jeunes à choisir la bonne voie et bâtir leurs projets. La finalité de ce dispositif, réservé aux collégiens en classe de troisième, n’est pas forcément l’entrée à l’IEP mais plutôt l’intégration d’une seconde générale et l’incitation à la curiosité.
L’éducation est plus que jamais notre priorité…
René Souchon
Primaires citoyennes : mon appel en faveur de Martine Aubry
Jean Desessard
En octobre 2011, le Sénat passe à gauche ! De 2 voix…
L’analyse de Jean Desessard : Document 1 : Prévisionnel par départements Document 2 : Récapitulatif/ octobre 2011 Document 3 : Les groupes politiques actuels
Nicolas Morvan
Grande marée !
La rentrée commence déjà à se dessiner. Fini l’été, ses échanges conviviaux, ses fêtes, ses rencontres. Pourtant, juste avant la reprise, les communes de Clohars-Carnoët, Riec-sur-Bélon et Moëlan-sur-Mer vous ont concocté un petit cocktail artistique détonnant, en lien avec Le Fourneau.
C’est le retour des Rias et de sa marée de théâtre de rue ! Depuis 2009, ce festival vient marquer la fin de l’été par ses spectacles en plein air, dans des lieux magiques de nos trois communes, pour le plus grand bonheur d’un très large public de moins de 7 ans à plus de 77 ans, qu’ils soient touristes ou résidents.
Du cheval tout en poésie, du capitalisme frénétique (pas très original en cette rentrée…), du polar, des acrobates, un clown, des chansons, des associations bénévoles, un bateau très Rigolo : tout un programme.
Comme les autres années, tous les spectacles sont gratuits ! On y ajoute cette année la possibilité de se restaurer sur place grace aux associations. Nous sommes partis à 1500 la première année, nous étions 2500 l’an passé, combien serons-nous cette année ?
Vous trouverez l’ensemble du programme en cliquant ici.
August 29, 2011
Françoise Mesnard
LES 5 PRIORITES DE SEGOLENE ROYAL POUR LA FRANCE
Le rendez-vous rochelais a été l'occasion pour Ségolène Royal de présenter ses 5 priorités pour sortir le pays du marasme avec des solutions concrètes.
1. Faire de la France un pays d'entrepreneurs,
2. Faire de la France la première puissance écologique d'Europe,
3. Faire de l'Education un avenir pour nos enfants,
4. Faire des banlieues une partie de la solution,
5. Faire de la sécurité un droit pour tous les Français.
Dès demain la campagne des Primaires commencent. Nous allons désormais aller à la rencontre des Français pour expliquer son projet de "Présidente des solutions".
.
par Françoise Mesnard (noreply@blogger.com), le 29 August 2011, 21:55
Jean-Noël Guérini
Qu’Harlem Désir donne l’exemple !
Chers amis,
Harlem Désir a décidément la mémoire bien courte. Ce professeur de morale évoque ma démission du Parti socialiste et de la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône en cas de mise en examen le 8 septembre prochain.
Il oublie qu’il a été lui-même condamné le 12 décembre 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. Ce qui ne l’a pas empêché d’être élu au Parlement européen au printemps 1999 !
Faut-il lui rappeler ce qu’est la présomption d’innocence et lui indiquer qu’une mise en examen n’est pas une condamnation? Pourquoi exiger de moi une démission qui n’a jamais été réclamée à bien d’autres élus, socialistes ou non?
Je n’accepterai pas d’être un bouc émissaire ! Innocent, je me défendrai et m’expliquerai comme je souhaite le faire depuis plusieurs mois sur une affaire que des tribunaux médiatiques expéditifs ont déjà jugé.
Hussein Mokhtari
AID EL FITR MOUBARAK
A l'occasion de la fin du mois du Ramadan,
Je souhaite à l'ensemble de la communauté musulmane de
Garges Lès Gonesse une joyeuse fête de l'Aïd El Fitr.
Aïd Moubarak Said à tous !

René Souchon
LA ROCHELLE : RENE SOUCHON SOUTIENT MARTINE AUBRY
En marge de l'université d'été du Parti Socialiste organisée à LA ROCHELLE, j'ai eu le plaisir de rencontrer Martine Aubry, candidate lors des primaires socialistes qui se
tiendront les 9 et 16 octobre prochains sur l'ensemble du territoire. Femme de décision, dotée d'une grande expérience gouvernementale, elle est la plus qualifiée pour dirriger
notre pays afin de lutter contre les inégalités sociales et faire face à la crise économique qui sévit. L'occasion de choisir votre candidat socialiste vous est proposée. Saisissez-vous
de cette opportunité pour contribuer à une nouvelle dynamique à gauche pour notre pays.
Philippe Doucet
Pourquoi je soutiens François Hollande
A quelques semaines de la tenue des primaires citoyennes qui détermineront celui ou celle qui portera notre projet à l’élection présidentielle, je tiens à vous faire part des raisons qui me conduisent à soutenir François Hollande pour les prochaines élections primaires. Il s’agit d’une échéance cruciale pour l’avenir des Français et de notre pays, dans un contexte marqué par une crise économique, sociale et environnementale sans précédent. Je fais le choix de soutenir François Hollande parce qu’il est pour moi le meilleur candidat pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Son pragmatisme, son sérieux, sa persévérance me portent à croire qu’il sera non seulement le meilleur représentant du Parti Socialiste face au candidat de droite, mais qu’il fera surtout un excellent Président pour la France et les Français.
Quatre raisons, étayées par mon expérience de Maire d’Argenteuil depuis 3 ans, expliquent mon choix de soutenir François Hollande :
- Sa vision profondément réformiste qui le conduit à proposer une politique plus juste et plus équitable qui permettra de rassembler les Français autour des valeurs socialistes de justice, d’égalité, de progrès social, de défense de la laïcité et du renforcement de la citoyenneté ; valeurs qui me sont chères. Comme lui, je suis convaincu de la nécessité du renouvellement de la gouvernance politique pour favoriser l’émergence de nouvelles idées.
- Sa connaissance dans le domaine économique, le pragmatisme et la réactivité dont il a fait preuve ces derniers jours encore face à la crise. Ces éléments me conduisent à penser qu’il est le plus à même d’y faire face.
- Sa volonté de mettre en place une vraie réforme de la fiscalité, notamment en supprimant les niches fiscales et en rétablissant l’équité de tous les Français devant l’impôt.
- Ses efforts pour replacer la jeunesse au cœur de notre société, en renforçant les moyens alloués à l’accueil, à l’encadrement et à l’éducation de nos enfants, depuis leur plus jeune âge jusqu’à leur sortie du système scolaire que je n’envisage pas sans qualification.
Pour ces raisons, j’ai décidé de lui apporter mon soutien et j’ai accepté sa proposition de rejoindre son conseil politique et son équipe de campagne où je suis en charge de la thématique du logement. C’est avec sérieux que je mettrai mes compétences et mon expérience de terrain au service de la réflexion sur cette question importante pour les Français.
Nous aurons très certainement l’occasion, dans les semaines qui viennent, de discuter ensemble de vive voix des raisons qui ont guidé mon choix, en respectant le point de vue de chacun dans un débat d’idées ouvert et constructif.
Jean Desessard
« Le groupe Sortir du nucléaire du Lot manifeste au CEA » (La Dépêche)
Jean Desessard avec Antoine Soto. Une quinzaine de membres du groupe « Sortir du nucléaire Lot » s’étaient réunis, samedi 6 août, à l’entrée du centre de Gramat du CEA pour commémorer les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, ainsi que rappeler les accidents des centrales de Tchernobil et de Fukushima. Ils étaient accompagnés d’Antoine [...]
« Rocamadour. Rassemblement contre le nucléaire dans la cité » (La Dépêche)
Les manifestants à la Porte du Figuier. 17Partager Samedi 6 août une vingtaine de membres du Groupe Sortir du Nucléaire Lot accompagnés d’Antoine Soto, maire-adjoint de Figeac et Jean Desessard, sénateur de Paris étaient présents dans la cité de Rocamadour pour manifester et informer la population, les touristes des dangers du nucléaire militaire et civil. [...]
Dominique Bailly
Dans la majorité, les niches fiscales n'ont plus la cote.
Parmi les sources d'économies, la baisse des effectifs publics est aussi privilégiée.
À la veille des annonces gouvernementales destinées à résorber la dette et baisser les dépenses publiques, les députés de la majorité considèrent que les marges de manœuvre sont encore importantes. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, préconise «un plafonnement global des niches fiscales, sans toucher à celles qui affectent l'emploi» (restauration, bâtiment, emplois familiaux), une préoccupation relayée par de très nombreux élus. Les fameuses «niches» n'ont pas la cote. Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre, Seine-Saint-Denis) réclame la suppression de la niche votée en 2004 à l'initiative de Jean-François Copé, ministre du Budget de l'époque, qui exonère d'impôt sur les sociétés les plus-values liées à la cession d'une filiale possédée depuis au moins deux ans. Selon le vice-président de l'Assemblée, l'économie serait de plus de dix milliards d'euros par an. «Nous sommes potentiellement dans l'œil du cyclone. Il y a une urgence nationale à ne pas perdre la note triple A», insiste le député-maire de Drancy, qui préconise aussi d'abaisser les exonérations de charges sociales sur les salaires ne dépassant pas 1,4 fois le smic (au lieu de 1,6 actuellement), et de taxer systématiquement les plus-values financières au-delà d'un certain montant.
Rester cohérent dans l'action
Philippe Meunier (UMP, Rhône), l'un des membres les plus actifs du collectif de la Droite populaire, souhaite «un coup de rabot général sur les niches fiscales» qui, selon lui, «deviennent une aberration car ce sont toujours les mêmes qui en bénéficient». À l'inverse, Hervé Mariton (UMP, Drôme) considère que le rabotage des niches «ne constitue qu'une augmentation ciblée d'impôts» et «ne doit pas tenir lieu d'économies dans les dépenses». L'ancien ministre libéral insiste pour que le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux «soit une vraie source d'économies, alors qu'aujourd'hui 70% des sommes servent à améliorer le statut de telle ou telle catégorie de fonctionnaires».
Proche du premier ministre, Michel Bouvard (UMP, Savoie) souligne aussi la nécessité de «tenir bon» sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, rappelle son attachement à la réduction des effectifs dans les administrations centrales et plaide pour la suppression de certaines niches, comme celles sur les primes des retraites des fonctionnaires d'outre-mer. Le président UMP de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, Axel Poniatowski (Val-d'Oise), propose une mesure risquée politiquement: celle de revoir à la baisse les prestations sociales qui bénéficient de l'application de franchises ou de quotients familiaux.
La défiscalisation des heures supplémentaires serait aussi en passe d'être remise en cause par le gouvernement. Jean-François Copé a reconnu mardi sur France Info que c'était «une piste ». Le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, confie: «Je suis pour faire payer les charges sociales sur les heures supplémentaires, mais ne revenons pas sur la défiscalisation. C'est un problème de cohérence. » Le libéral Hervé Mariton est plus catégorique encore : «C'est une mauvaise idée car cela aboutirait à augmenter les charges. En plus, ce serait détricoter ce que l'on a fait » en 2007.
Jean-Luc Mélenchon
Discours de Clôture du Remue Méninges à Gauche
D
Du 26 au 28 aout 2011, se tenait à Grenoble le remue-méninges à gauche organisé par le Parti de gauche et les cinq autres forces du Front de gauche. 2 000 personnes y ont participé au fil de trois jours de débats et d'ateliers. Voici la vidéo du discours que Jean-Luc Mélenchon a prononcé au meeting de clôture de ces rencontres, aux cotés de Pierre Laurent, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Lucien Jallamion et Stéphanie Treillet.
Jean-Louis Boehler
Noël à Villé, déjà ?
Dans le Val de Villé, la grande fête de Noël a lieu tous les ans, le premier dimanche de décembre. Et chaque année, c'est un autre des 18 villages du canton qui est mis à contribution. Cette année, les préparatifs battent leur plein à Triembach-au-Val et [...]
Patrick Mottard
Mon 28 dans le 5
par Patrick Mottard (noreply@blogger.com), le 29 August 2011, 07:04
August 28, 2011
Nadine Jeanne
De retour du Sénégal
Une semaine de farniente sur la petite côte au sud de Dakar très prisée par les touristes et deux semaines de travail bénévole au nord près de Mboro avec une petite association franco-sénégalaise "Les Brigades vertes" qui s'occupe de reboisement dans les écoles.
Chaque cour est plantée d'arbres avec la participation des élèves et des enseignants et clôturée pour que le bétail ne vienne pas manger les jeunes pousses. C'est l'occasion d'une sensibilisation à l'environnement et les enfants peuvent ensuite profiter de l'ombre mais aussi des fruits donnés par certains des arbres.
En cette période de vacances scolaires, c'est sur la pépinière de l'association que l'on avait le plus besoin de main d'oeuvre afin de préparer les plantations de la rentrée et j'ai fait ce que j'ai pu (ratissage, semis...)
On n'entend pas beaucoup parler du Sénégal mais le pays est actuellement agité par une crise polique : le président Abdoulaye Wade (85 ans) voulant changer la constitution pour briguer un 3ème mandat en 2012. Il est à souhaiter que dans ce pays - contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays "moins démocratiques" - la transition se fera sans violence.
Photos : Hôtel Cap Ouest à Dakar - Pépinière de Mboro (communauté rurale de Darou Khoudoss)
Université d'été du PS : Laïcité et migrations
Atelier "Migrations, immigration : faire la France au XXIème siècle"
Beaucoup plus de participants que de places disponibles se sont pressés à cet atelier sur les migrations, où la virulence de certaines prises de position et les conflits entre des membres de l’assistance ont mis en évidence la nécessité de régler enfin les questions d’histoire et d’héritage pour pouvoir nous accorder sur ce qui « fait France ».
La question des discriminations religieuses a ainsi suscité une vive polémique entre deux conceptions opposées de la laïcité : celle défendue par Rokhaya Diallo, qui distingue espace public et domaine public et considère que la République doit être neutre par rapport aux différents cultes, et celle d’une partie de la salle, attachée à l’idée qu’aucun culte ne doit apparaître dans l’espace public. (...)
> Lire la suite de l'article sur le site du PS
Didier Hacquart
Bettencourt et de Margerie votent Mélenchon !
Jean-Louis Boehler
Une étoile aspirée par un "trou noir"
Le satellite Swift de la NASA a capturé le 28 mars dernier un phénomène aussi impressionnant qu'esthétique. Un trou noir situé dans une galaxie très lointaine a été prise en pleine ingestion d'une étoile qui passait par là. Grâce à une [...]
August 27, 2011
Nadine Jeanne
Puteaux : Un FEST'ival du court métrage pour amateurs de frissons
Un festival de courts-métrages se déroulera à Puteaux, au cinéma Le Central, les 16 et 17 septembre 2011.
Pendant ces deux jours, le festival proposera une trentaine de films français et internationaux répartis en deux catégories : compétition officielle et compétition écoles de cinéma.
Les thèmes : l'angoisse, l'épouvante, l'étrange, le fantastique, le gore, l'horreur, le paranormal, la science-fiction, le surnaturel, le suspense et le thriller.
Plusieurs prix seront décernés dont le prix du public.
> En savoir plus sur le site de l'association Les Films Avenir (LFA)
August 26, 2011
Jean-Louis Boehler
Une famille du Val de Villé émigrée en Nouvelle-Calédonie en 1857
Le Val de Villé est souvent apparu comme une vallée pauvre, notamment au 19ème siècle, et chaque drame pouvait laisser une famille entière dans la misère. Nombreux furent donc ceux qui émigraient vers les Etats-Unis, ou vers les nouvelles colonies [...]
Nicolas Morvan
Les patachons
Patachons, c’est le mot qui vient à l’esprit en voyant les mesures annoncées par François Fillon pour réduire la dette de l’Etat, tenir nos engagements et, accessoirement, complaire aux sacro-saintes agences de notations.
La pression fiscale va être accrue d'un milliard d'euros dès cette année, et de 10 milliards l'an prochain. Nos gouvernants espèrent ainsi un maintien de cette fameuse note AAA décernée à la France par les agences de notations, et qui lui permet de refinancer sa dette dans de bonnes conditions. Qu’elles semblent loin les incantations de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme ! Qu’il est loin le temps où les états volaient au secours des banques ! Aujourd’hui, les marchés effrayent les états et dictent leur loi, même s’il est vrai que les gouvernements ont été bien imprévoyants en laissant grossir leur dette à coups de cadeaux fiscaux.
C’est d’ailleurs là que réside le plus le sentiment d’avoir à faire à des patachons. Car il est comique de voir François Fillon et Nicolas Sarkozy renoncer à une bonne partie de leurs engagements de 2007. Le paquet fiscal contenu dans la loi Tepa devait provoquer un sursaut de croissance. Il n’a fait que gonfler notre dette en offrant, à crédit, des cadeaux fiscaux aux contribuables les plus aisés. Selon la Cours des Comptes, la réduction du taux marginal d’imposition des plus riches de 48% à 40% est responsable des deux tiers des surplus de dette accumulée depuis 10 ans. En mettant le cap sur la réduction de la dette, la droite doit reconnaitre son propre échec économique. Les patachons, ou comment l’Ump tourne elle-même la page du sarkozysme !
Pourtant, tout ceci serait risible si ce tournant de la rigueur ne s’accompagnait pas d’un nouveau tour de vis pour les plus humbles. L’augmentation cosmétique de l’imposition des plus riches, sous la forme d’une contribution exceptionnelle, ne rapportera que 200 millions d’euros aux caisses de l’Etat. Cela ne représente qu’un neuvième du chèque de 1,8 milliards d’euros que le gouvernement leur a fait en réformant l’ISF. Surtout, il faut le comparer aux 1,1 milliards d’euros d’augmentation de taxes sur les complémentaires santé, aux 1,1 milliards d’euros de réduction des dérogations en matière de CSG qui vont toucher les personnes en congé parental, etc.
Ils se disaient compétents en économie, on découvre surtout qu’ils n’ont aucune boussole, sauf celle de protéger les plus riches ! Demain, nous donnerons une autre direction aux politiques économiques, pour ne pas sacrifier l’emploi et la justice sociale, pour remettre le système financier à sa juste place.
Françoise Mesnard
Ségolène Royal présente
des solutions justes et efficaces pour les femmes
Invitée le 25 août par l'Assemblée des Femmes à La Rochelle, Ségolène Royal a présenté ses priorités pour améliorer la situation des femmes.
Pour Ségolène Royal, 30 ans après les premières lois, il est temps de passer des textes aux actes, de la nécessaire égalité juridique à une réelle parité politique, sociale et parentale. Cela suppose une volonté politique forte, des moyens d'agir et, le cas échéant, de sanctionner les manquements.
Ses solutions concrètes :
1. Créer un Ministère des Droits de la Femme garant de l'application effective des lois et de la prise en compte de l'égalité femmes-hommes dans toutes les politiques.
2. Supprimer les financements aux partis politiques qui ne respectent pas la parité et garantir la parité dans tous les scrutins.
3. Lancer une grande campagne « Zéro violence contre les femmes » qui mobilise toute la société et adopter une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.
4. Dans toutes les entreprises, nommer un responsable chargé de l'application de l'égalité professionnelle.
5. Faire de la France un pays d'entrepreneuses en créant un fonds de garantie de l'entreprenariat féminin dans le cadre de la Banque Publique d'Investissement.
6. Généraliser le Pass-Contraception inventé en Poitou-Charentes pour lutter contre les grossesses précoces.
par Françoise Mesnard (noreply@blogger.com), le 26 August 2011, 15:06
Nadine Jeanne
Hommage à Camille Renault le 3 septembre 2011 à Trie-Château
Le samedi 3 septembre 2011, un hommage sera rendu à Camille Renault, grand mécène qui tenait un restaurant à Puteaux. Un repas est organisé dans la salle de la mairie de Trie-Château dans l'Oise, ville où il est né et où il est inhumé, et une rue à son nom sera inaugurée par M. Karpoff, maire de la ville.
Pour y participer, s'inscrire auprès de Marie de Mazan, présidente de l'association Camille Renault et le Bateau de pierre : mariedemazan@msn.com
Photo (NJ) : Tombe de Camille Renault à Trie-Château (60)
N.B. L'inauguration de la Maison Camille Renault à Puteaux (7 rue Benoît Malon) aura lieu le samedi 10 septembre à 18h.
Patrick Mottard
Epilogue
August 25, 2011
Jean-Louis Boehler
La crise vue par "Le Quotidien", journal luxembourgeois
Français, saoulez-vous ! Les Français auront intérêt à boire de la limonade s'ils veulent résorber la dette de leur pays. Et tant qu'ils y sont, à se mettre à fumer comme des pompiers et à se saouler jusqu'à plus soif. Parmi les mesures d'austérité [...]
Nadine Jeanne
Université d'été du PS : Ensemble, le changement
Le PS et le MJS tiennent leur université d'été à La Rochelle les 26, 27 et 28 août 2011. Séance d'ouverture : le vendredi 26 août de 14h30 à 15h15.
15H30 - 17H30 : L'été européen ? La crise, l'Euro (avec Martine Aubry)
17H30 - 19H30 : Revaloriser le travail, respecter les travailleurs (avec Manuel Valls et Benoît Hamon)
Le Parti socialiste vous permet de suivre en direct l'Université d'été : près de 20 heures de direct vidéo, des émissions à suivre sur le site, un journal, des reportages, des comptes-rendus, des débats seront publiés tout au long du week end.
> En savoir plus sur le site du Parti socialiste
Marie-Noëlle Lienemann
Tribune sur Marianne2.fr, signée par MN Lienemann: Ce que la gauche doit proposer!
Vous trouverez sur Marianne2.fr une tribune que nous avons signée Etienne Butzbach (maire de Belfort), Gérard Charasse ( Député de l'allier), Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre), Alain Lipietz (ancien député européen), Emmanuel Maurel (secrétaire national du PS), Stéphane Peu (vice-président de la communauté d’agglomération Plaine Commune), Paul Quilès (ancien ministre) Lucile Schmid (membre du Conseil national d’EELV) en faveur d'un socle commun de la gauche face à la crise:
http://www.marianne2.fr/2012-il-faut-un-socle-commun-de-gouvernement-pour-la-gauche_a209592.html
L'été 2011 aura démontré l'irresponsabilité des dirigeants et des acteurs économiques qui avaient préféré renouer les fils d'un système financier condamné plutôt que d'affronter les réalités du monde.
La gravité de la crise est désormais perçue par tous. Alors que les dirigeants actuels prétendent colmater les brèches, « moraliser » le système et qu’ils annoncent régulièrement un retour à la normale, ressurgit, tous les 6 mois, un nouveau spectre. Les G20 qu’on prétendait prometteurs se sont succédés, Nicolas Sarkozy a fait des déclarations tonitruantes contre le capitalisme financier et le pouvoir démesuré des marchés, mais le système poursuit ses dérives de plus belle, tandis que se multiplient dans les pays développés le chômage et les mesures d’austérité.
Face à la menace que pressentent nos concitoyens, il ne faut pas que s’installent durablement la désespérance, le fatalisme, un sentiment d’impuissance collective, un doute de plus en plus marqué à l’égard de la démocratie. A mesure que le temps passe, que les reculs sociaux s’accumulent, l’absence de perspectives positives et d’alternatives politiques réelles risque de miner les capacités de mobilisation, de réactions.
Là est désormais la grande responsabilité de la gauche, qui doit proposer une voie effective de sortie de crise et l’émergence d’un nouvel espoir pour notre peuple. Il serait illusoire d’imaginer gagner en 2012, en surfant sur le rejet de la politique et de la personnalité de Nicolas Sarkozy et en sous estimant les effets de l’abstention et les tentations populistes. La gauche serait une fois de plus vaincue, si elle se laissait emprisonner dans l’hyperpersonnalisation de la Vème République, négligeant l’essentiel, le rassemblement des forces de gauche et écologistes autour d’un socle commun de propositions, capable de donner du sens aux choix qu’exige la gravité de la situation. Celles et ceux qui se défausseraient de cette exigence majeure ne tarderaient pas à être sanctionnés par nos concitoyens, car nous sentons que pour gagner dans la durée, il faudra plus que des promesses et des idées. Il faudra définir les conditions de leur réalisation et d'un passage à l'acte qui implique l'exemplarité des comportements du pouvoir et l'audace d'un changement de modèle économique, dans le respect du grand principe qui fonde notre modèle français: la lutte contre les inégalités.
Nous pensons qu’il existe à gauche des convergences, des accords sur des points majeurs, qui constituent un socle sur lequel peuvent être fondées à la fois une riposte commune et une future politique gouvernementale de la gauche. Ce socle doit clairement mettre en évidence les ruptures nécessaires à engager à court comme à moyen terme. Ruptures avec les politiques actuellement suivies, ruptures aussi parfois avec des attitudes passées de la gauche. Il doit tout à la fois fixer les grands objectifs, les grandes lignes qui devront être suivies dans la durée et bien sûr se décliner par des propositions concrètes et immédiates. Dans la période difficile actuelle, il faut éviter de donner le sentiment d’organiser une sorte de concours Lépine des « bonnes solutions » à promouvoir, dans une confusion où nul ne peut clairement retenir ce que la gauche est réellement décidée à entreprendre.
Nous proposons donc une réunion au sommet des dirigeants de gauche et écologistes pour préparer ce socle commun, ce qui n’interdit pas que se manifestent par ailleurs des nuances, voire des divergences. Sans être exhaustif, il nous parait possible que, sur quelques points majeurs, se réalise un accord susceptible d’éclairer les Français sur nos orientations d’avenir. Par exemple :
1-l’affirmation que la crise a surtout des causes structurelles et pas simplement conjoncturelles.
Il ne s’agit pas d’un simple dérèglement ponctuel du système, d’un phénomène conjoncturel, mais bien d’une crise structurelle du système, dont les racines viennent de la main mise du capitalisme financier sur le monde contemporain. Sans changement profond de logique, sans rupture, il n’y aura pas de solutions durables et de réponses adaptées aux besoins des peuples.
La crise doit donc être traitée dans sa globalité, par des actions concernant des domaines essentiels tels que la régulation et le contrôle de la finance et des marchés, ou une nouvelle organisation des échanges, pour combattre le dumping social et environnemental.
Les actions à court terme ne doivent pas, en tout état de causes, handicaper le long terme, en particulier la préoccupation du développement soutenable de l’économie réelle. La priorité doit être de mener une politique de croissance de l’emploi fondée sur la relance de véritables politiques industrielles intégrant pleinement la transition écologique. Cette priorité ne doit, en aucune façon, être sacrifiée sur l’autel de la résorption de la dette, même si l’objectif de maîtrise des déficits doit être pris en compte.
2- le refus de faire payer les erreurs et les errements du capitalisme financier par les catégories modestes.
Celles-ci ont déjà versé un lourd tribut aux politiques libérales : développement de la précarité, chômage, faible évolution des salaires, remise en cause de la protection sociale. Bon nombre de foyers ont de plus en plus de mal à « boucler » leurs budgets.
L’austérité, c’est les classes populaires et même les classes moyennes sacrifiées, c’est la fin du contrat social. Elle signifie le refus de pratiquer une relance.
C’est pourquoi tout doit être fait pour soutenir le pouvoir d’achat, réduire la précarité, créer des emplois. Il est à noter que, pour être efficaces, certaines mesures n’exigent pas un engagement important de dépenses, puisqu’elles concernent la régulation, les normes, les contrôles (coûts du logement, excès des intermédiaires dans la distribution…)
3- l’engagement de mettre en œuvre une juste répartition des richesses.
Cet engagement, préalable à toute politique de gauche, devra se traduire notamment par l’annonce d’une réforme fiscale d’envergure comprenant: la remise sur pied d’un système progressif d’impôt sur le revenu, la taxation des mouvements spéculatifs de capitaux, la participation des revenus du capital au financement de la protection sociale, l’augmentation du taux d’imposition des hauts revenus.
Le temps n’est plus aux demi-mesures, ou même aux taxations ponctuelles des plus riches. C’est une révolution fiscale qu’il faut mettre en œuvre.
4- la détermination d’agir pour une réorientation stratégique de l'Europe.
Le traité de Lisbonne ne pouvait répondre à cette exigence, faute notamment d’engager une véritable avancée démocratique de l’Europe. Il maintenait de fait les insuffisances de l’actuelle construction européenne et de la politique monétaire, la concurrence sans règles et sans limites, les risques de dumping social et fiscal.
Même si ce sujet n’est pas le plus simple à traiter à gauche, l’approfondissement de la crise modifie considérablement la donne et légitime a postériori bien des critiques et des craintes exprimées depuis des années par nos concitoyens et qui n’ont pas été entendues par les dirigeants actuels.
Une nouvelle avancée de la construction européenne ne peut s’établir qu’à travers de nouveaux principes et de nouvelles politiques en matière monétaire, sociale, fiscale, industrielle, d’investissements publics. Il faudra par exemple revoir le fonctionnement de la BCE, inclure dans ses missions la croissance de l’emploi, taxer les transactions financières, contribuer à la résolution des dettes souveraines par la mise en place d’eurobonds, mettre en place une véritable gouvernance économique de la zone euro avec la définition de politiques industrielles européennes, de grands investissements dans les domaines de l’énergie et des transports.
La victoire de la gauche française en 2012 devra s’accompagner d’une feuille de route définissant les éléments clefs d’un nouveau pacte européen. Il faudra en particulier expliquer clairement à nos partenaires que, faute de voir pris en compte la plupart de ces éléments, nous bloquerons le fonctionnement d’un système qui, de jour en jour, éloigne les peuples de la belle ambition européenne. Il s’agira de manifester une volonté, non pas d’engager un repli national, mais de créer un rapport de forces, en alliance avec les autres forces progressistes et écologistes européennes, destiné à permettre une réorientation majeure de l’Europe.
5- la volonté de mettre en place de nouveaux outils publics d’intervention.
S’il est clair qu’une sortie de crise exige une dynamique européenne différente, il serait erroné de faire croire à nos concitoyens que la France ne possède pas des marges de manœuvre propres, lui permettant de reprendre davantage la main sur le pouvoir économique. Grâce à de nouveaux outils publics d’intervention, il sera possible de contrer certaines délocalisations, d’arrêter le démantèlement des services publics, de mettre en œuvre de nouvelles politiques industrielles et un développement économique au service de l’emploi et non de l’accumulation maximale de profits non réinvestis.
Nombre de ces éléments se retrouvent aujourd’hui dans la rhétorique des partis de gauche et des écologistes. Il est donc tout à fait possible d’affirmer et de hiérarchiser clairement les priorités, de consigner des mesures concrètes à court terme comme des changements plus profonds à inscrire dans la durée. Ce qui manque, c’est la volonté.
La plupart des animateurs actuels de parti ne prétendent pas vraiment à la candidature présidentielle de 2012. Seront-ils capables de montrer qu’en dépit de la présidentialisation, les partis de gauche ne sont pas rangés au musée et qu’ils conservent le rôle décisif de porter une espérance collective et de préparer les grands changements, en mettant en mouvement les forces vives de la société ? Sans cela, sans détermination, sans l’affirmation d’une réelle volonté de changement, pour la gauche, rien n’est possible.
Jean-Marie Le Guen
« François Hollande est le mieux placé »
Quel sera votre choix pour les primaires?
Jean-Marie Le Guen : J’ai décidé de soutenir François Hollande. Il est aujourd’hui, à l’évidence, le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy: il rassemble non seulement la gauche, mais au-delà. J’ai entendu Martine Aubry défendre les notions d’effort et de justice. Mais il est vrai que François Hollande m’a davantage convaincu, notamment dans la prise en compte de la question de la santé, qui n’est pas bien traitée dans le projet PS.
Ses adversaires soulignent pourtant le manque d’ambition de François Hollande pour changer la France …
Je ne le crois pas. Il a montré dans sa détermination à être candidat une ambition politique. Il travaille son projet, le construit. Il fera des propositions précises et fortes en vue d’un redressement de notre pays.
Quel est l’atout que ses concurrents n’ont pas ?
Encore une fois, et c’est le critère principal, il est celui qui peut permettre à la gauche de l’emporter en 2012. J’apprécie les efforts de rigueur intellectuelle et morale de Manuel Valls, l’intuition politique de Ségolène Royal. Mais je fais un choix d’efficacité: à partir du moment où le redressement du pays devient un impératif, alors il faut faire preuve de cohérence. Et il me semble que cette vision est plus forte aujourd’hui chez Hollande.
Face à la crise, est-ce le candidat qui se rapproche le plus de DSK ?
Ne mêlons pas Dominique Strauss-Kahn à la question des primaires. Il ne le souhaite pas personnellement. Lui-même dira ou ne dira pas sa vérité. Mais je ne vois évidemment pas de contradiction entre les idées que portent DSK et celle que soutient aujourd’hui François Hollande.
François Hollande a tendu la main à « tous les talents », y compris celui de Strauss-Kahn …
Le talent de DSK aidera la gauche, la France et même l’Europe. Les difficultés auxquelles nous sommes confronté sont extrêmes. Il faudra trouver des solutions qui pourront, parfois, être déchirantes pour les Etats. Dominique Strauss-Kahn reste un des rares hommes à promouvoir des solutions d’avenir. Le rôle qu’il jouera sera donc essentiel.
Propos recueillis par Eric Hacquemand – Le Parisien – 25 août 2011














