September 04, 2011

Depuis le début de cet été, j’ai désormais en charge officiellement la conduite de la mission vélo au sein du conseil régional et ce au travers d’un arrêté pris en ce sens par le président de l’institution me nommant précisément à dessein.
La nomination ainsi faite n’est pas anodine sur un tel sujet notamment pour un membre du groupe Europe Ecologie Les Verts au regard de l’implication de longue date des élus écologistes sur la thématique plus large de la mobilité douce.
Cette mission entend ainsi approfondir les réflexions et travaux effectués en ce sens - notamment au cours du mandat précédent par plusieurs conseillers régionaux Verts – et se déclinera au travers des véloroutes voies vertes et la place vélo dans les compétences du conseil régional.
Les véloroutes voies vertes
Il s’agira d’abord de prolonger et plus encore d’affermir la démarche des véloroutes voies vertes soit des voies reliant de manière sûre les agglomérations entre elles à l’instar de celle destinée à longer le littoral côte d’Opale tout en son long.
Le schéma officiel pour le Nord-Pas de Calais par le conseil régional fut adopté en 2005 mais appelé à s’étendre– apportant des contributions technique et financière - et s’inscrit en adéquation avec des itinéraires tissés tant au niveau national qu’à l’échelle du continent européen.
Grâce notamment à leur adéquation avec les voies cyclables internes aux agglomérations reliées, elles concourent notamment au développement d’un tourisme durable car permettant de valoriser les richesses du patrimoine naturel.
Nous avions ainsi particulièrement mis en exergue ce rôle dans la tribune dévolue aux élus écologistes dans le numéro d’été du magazine régional sous le titre explicite « Les véloroutes voies vertes : Le tourisme durable en action ».
Après l’inauguration du tronçon entre Maubeuge et Jeumont le 26 juin dernier avec le concours dynamique de la communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre, il s’agira en ce mois de septembre de célébrer officiellement l’ouverture de celui compris entre Dainville et Saulty dans l’arrageois.
Le maillage que nous ambitionnons de mener à bien dans les prochaines années et ce en lien avec les autres collectivités locales et partenaires ne manquera pas d’avoir en la très attendue ligne Dunkerque-Adinkerque un bel écrin le long de la voie ferrée.
Sous l’impulsion de Claudine Ducellier, élue écologiste en charge des déplacements doux au sein de la communauté urbaine de Dunkerque, cet axe en devenir permettra à ses usagers de découvrir un pan notable de la valeur ajoutée écologique du littoral au travers des dunes.
La place du vélo dans les politiques régionales
Dans le prolongement son travail concernant justement la véloroute voie verte du littoral, Catherine Bourgeois avait mis en exergue la nécessité d’une mission de promotion du vélo dans les politiques publiques du conseil régional.
La présente mission reprend la démarche de formaliser et rendre plus cohérentes les actions visant à promouvoir et faciliter l’usage du vélo que nous entendons mener et auxquels nous escomptons apporter notre contribution.
Ainsi, ce domaine devrait aborder la mise en place de plans de déplacements scolaires au sein des lyçées soit les établissements dont la construction et la rénovation sont du ressort de l’institution régionale et pour lesquels étaient prévus de développer les agendas 21 ainsi que les budgets participatifs.
De même seront mis en valeur ce qui ressort de l’accessibilité pour les vélos des gares régionales en vue d’en parfaire de véritables centres d’intermodalité à l’instar de ce que promeut Dominique Plancke, président de la commission transports.
Cette attention sur la compatibilité d’usages se retrouve notamment dans les propos des usagers tenus à l’occasion des comités de ligne organisés deux fois par an sur chacune des lignes du réseau ferroviaire que compte le Nord-Pas de Calais
Il convient en effet de considérer que l’usage du vélo n’est pas inné en soi et que la culture du vélo s’acquiert et se parfait au quotidien infirmant ainsi l’idée que la météorologie ne saurait expliquer la différence d’usage entre la flandre dunkerquoise et le littoral belge…
Au regard des travaux effectués pour ce faire (études, auditions des acteurs,…), nous escomptons présenter la stratégie du conseil régional jointe à un plan d’actions proprement dit au terme de l’année en cours…
En vélo…
par noreply@hautetfort.com (Paulo-Serge), le 04 September 2011, 16:08
September 01, 2011
Mercredi à l’heure du laitier, plusieurs dizaines de Roms ont été évacués sous bonne escorte à l’extérieur du département de Seine-Saint-Denis. Ils ont tout d’abord été conduits à la station de tramway, puis devant "le trouble à l’ordre public"créé par cette opération, la RATP a mis une rame à disposition des forces de police. Des enfants ont été séparés de leurs parents avant d’être« largués » en pleine nature. Cette opération soulève une indignation légitime en référence à des heures troubles de notre histoire et montre bien l’impasse dans laquelle se place le gouvernement obnubilé par sa politique sécuritaire.
Nous devons, en tant que démocrates, condamner fermement ce genre d’opérations mise en scène pour convaincre une partie de l’opinion que le Ministre de l’intérieur tient la situation en main. Cette agitation malsaine, outre le fait qu’elle stigmatise et traumatise une population, ne résoud strictement rien. Ces personnes ainsi déplacées n’ayant d’autres ressources que de recréer un nouveau campement quelques dizaines de kilomètres plus loin. Cette opération policière est, de plus, parfaitement illégale au vu des réglementations européennes concernant la circulation des personnes sur notre territoire. C’est quand même un comble lorsque les forces de polices, elles-mêmes, se mettent ainsi en dehors de la loi.
L’Europe a choisi, certes pour des raisons avant tout économiques, de s’agrandir vers les pays de l’Est. Cette décision a pour conséquence directe de donner à tous les européens les mêmes droits et les mêmes devoirs. Le premier de ces droits est bien celui de vivre dans la dignité. Et sans logements décents il ne peut y avoir de dignité. Le second droit est celui pour chaque individu d’être traité dans le respect de la loi. Alors et seulement alors, les autorités peuvent exiger de tous les citoyens à leur tour de respecter la loi.
Il ne s’agit pas de nier les difficultés que posent les campements sauvages des Romsà l’intérieur ou en périphérie des villes. Mais il est parfaitement illusoire de penser résoudre cette situation à coup d’expulsions si d’un autre côté il n’est pas proposé les logements ou les terrains d’accueil en nombre suffisant. La loi Besson de 1990(non pasEric mais Louis …) faisait obligation aux communes de pourvoir à cet accueil. Un nombre impressionnant de collectivités ne remplissent pas ces obligations.
Commençons par là.
par noreply@blogspirit.com (Daniel), le 01 September 2011, 22:32
August 31, 2011
Le ministre de l'Education, Luc Chatel, souhaite rétablir les leçons de morale – comme si les enseignants étaient dans leur travail quotidien immoraux ou amoraux- en classes de primaire et annonce une circulaire imminente sur ce sujet, ceci accompagné de travaux d’intérêt généraux au sein de[...]
le 31 August 2011, 21:27
Un écologiste présent lors de l'université d'été du Parti socialiste, les 27 et 28 août, ne pouvait manquer d'être perplexe.
D'un côté, il relevait dans les discours les mots "environnement", "crise écologique", "nouveau modèle de développement", à une fréquence reléguant le discours d'Eva[...]
le 31 August 2011, 20:44
August 30, 2011
Davantage de pauvres en France en 2009 à cause de la crise
Si la crise a touché l'ensemble des Français, elle a surtout affecté les plus modestes: la France métropolitaine comptait 8,2 millions de pauvres en 2009, contre 7,8 millions l'année précédente, selon une étude de l'Insee[...]
le 30 August 2011, 22:26
Je souhaite à tous les musulmans de Colombes une excellente fête de l'Aïd El-Fitr qui marque la fin du Ramadan 2011 en ce jour du 30 Aout. Puissiez-vous fêter ce moment de joie entre amis et en famille après un mois de Ramadan aux journées bien longues et bien chaudes. Savourez et partagez[...]
le 30 August 2011, 22:07
August 29, 2011
« O Maire va m’tuer »
C’est l’affiche que les quimpérois ont pu découvrir sur les vitrines de certains magasins du centre ville la semaine dernière. L’affiche est signée P Kerleroux, contrairement aux inscriptions de la veille « Poignant, Le Bigot fils de pute.. » elle est parfaitement assumée. Le message est clair et reprend le thème récurrent de la droite quimpéroise « touchez pas à ma voiture… ».
Personnellement, je trouve cette opération menée par l’ancien Président de l’association « Les Vitrines »pathétique et largement plus "bête que méchante". Le message est douteux, en référence au meurtrede G. Marchal en 91 et à l’inculpation deOmar Raddad. Mais visiblement Mr Kerleroux n’est pas à cela près, alors laissons-lui cette finesse, qui fait largement sa réputation sur la place quimpéroise.
En fait, ce qui m’exaspère le plus dans cette affaire c’est la contre-vérité qu’elle véhicule. Il y a belle lurette que les consommateurs ne viennent pas remplir leurs coffres dans les commerces du centre ville. La raison est simple, les produits qui y sont vendus tournent pour l’essentiel autour de « la fringue », de l’équipement de la personne et non pas de ce que les ménages ont besoin pour vivre au fil de la semaine. On peut le regretter mais c’est ainsi : les hypermarchés ont capté la clientèle des courses hebdomadaires. Sans doute aussi en partie parce que les centre-ville n’ont pas pu et ne pourront jamais dégager l’espace nécessaire aux méga parkings utilisés par ces consommateurs motorisés. Il y a d’ailleurs fort à penser que ces hypers soient voués à disparaître assez rapidement avec l’apparition du commerce par internet associéaux "drives". On commande, on paie de chez soi, et en 10mn on vient enlever la marchandise.
La carte à jouer par les centre-ville est donc celle de la qualité des produits, de la convivialité et de l’accueil. C’est bien ce que notre équipe municipale propose et met en œuvre en requalifiant l’espace public. Quant à la qualité de l’accueil, elle dépend essentiellement des commerçants eux-mêmes.
Alors pourquoi cette « haine » distillée par certains commerçants, et qui va à l’encontre de leur propre intérêt ? L’aveuglement, le refus de voir le monde évoluer, les habitudes changer et un parti pris politique affirmé : si la droite défend traditionnellement la place de la voiture c’est bien parce que la voiture est par excellence le symbole de l’individualisme qui s’oppose à la convivialité qui reste une valeur de la gauche.
Moralité, on ne changera pas ces commerçants conservateurs, heureusement ils ne le sont pas tous. Ce qui est intéressant c’est qu’avec cette affiche sur la vitrine, ils font eux-mêmes le tri. Alors si l’expression publique est libre, le choix de son commerce l'est aussi. Je vous invite donc, si vous faites vos courses en ville, à éviter ces magasins marqués et à le faire savoir autour de vous.
par noreply@blogspirit.com (Daniel), le 29 August 2011, 21:33
La crise actuelle est d’abord celle du modèle du « capitalisme d’endettement » qui a commencé sa domination dans les années 70 et qui implose sous nos yeux. Mais c’est aussi, parallèlement, la crise d’une démesure généralisée qui nous a conduit aux limites de ce que la planète peut supporter[...]
le 29 August 2011, 21:29
Une famille d'origine égyptienne, copte, sans papiers, est en danger à Courbevoie. 2 enfants de 6 et 13 ans scolarisés, le père interpellé suite à un contrôle d'identité à la Défense le 16 aout et en centre de rétention depuis. La situation reste bloquée à ce jour.
Merci de votre aide,[...]
le 29 August 2011, 21:07
le centre commercial contre la ville?
Par Thierry Paquot
Nombreuses sont les agglomérations dont les édiles considèrent qu’avec l’ouverture d’un centre commercial (le plus grand du monde, bien sûr…) ils redynamisent leur ville, rénovent son urbanisme, régénèrent le tissu économique[...]
le 29 August 2011, 20:28
August 28, 2011
François de Rugy
, député EELVde Loire-Atlantique (44).réagit aux propos tenus par le Premier Ministre, François Fillon, lors de sa conférence de presse du mercredi 24 août 2011. Face à ce plan d'austérité annoncé par Matignon, il dénonce un "bricolage budgétaire" qui annonce le "dépôt de[...]
le 28 August 2011, 15:30
August 26, 2011
La crise que nous vivons n’est pas une crise financière. C’est une crise de notre modèle de développement. Un modèle basé sur la libéralisation des échanges marchands et monétaires, l’accumulation des richesses entre les mains de quelques-uns, l’accroissement des inégalités qui en découle et la prédation sur les ressources naturelles. C’est ce modèle qui atteint sa limite. La finance n’est pas en crise. Elle créée la crise, économique puis, sociale. Et plutôt que de corseter les marchés financiers dans un règlement rigoureux, les gouvernements européens mettent en place une politique d’austérité conforme aux demandes – et intérêts – des spéculateurs : poursuite des désengagements de l’État dans ses fonctions d’aide aux
Continuez à lire --> C’est notre modèle de développement qui est en crise pas la finance
par Jacques Boutault, le 26 August 2011, 17:09
August 23, 2011
Les dégradations que nous infligeons à la planète menacent l’avenir de l’humanité. La crise écologique va obliger à des choix de société si drastiques que les régimes démocratiques risquent de ne pas résister longtemps face aux solutions autoritaires. Il y a donc urgence à refonder nos[...]
le 23 August 2011, 20:16
Interview réalisée par le journal Le telegramme du 22 aout.
Éva Joly a-t-elle eu raison d’affirmer que la sortie du nucléaire serait le préalable à tout accord de gouvernement avec le PS ?
Oui, car pour nous c’est un choix de société, qui nous engage
Pour les vingt ans à venir, en même temps qu’un acte fondateur de notre parti politique. On ne participera pas à un gouvernement de gauche qui n’affirmerait pas son projet de sortir du
nucléaire. Après, il faut bien entendu, qu’il y ait des échanges sur le temps et la méthode que l’on se donne.
Les socialistes pourraient le prendre comme une sorte de diktat ?
Il ne faut pas l’envisager comme un diktat, mais comme un fait consubstantiel de notre engagement. C’est un peu comme si on demandait au Parti socialiste de revenir sur la laïcité, qui est inscrite dans ses fondements. Nous ne prendrions part à une action commune que dans un gouvernement qui engagerait la France, comme des pays européens le font, vers la sortie du nucléaire.
Que recouvre-t-elle cette sortie du nucléaire ?
Notre réflexion ne se limite pas à la question de la dangerosité. Le nucléaire, coûteux et aux
financements ambigus, favorise une consommation énergétique sans retenue. Nous voulons inverser la logique : regardons nos vrais besoins en consommation et trouvons alors les modes de production les plus respectueux de la planète.
Éva Joly vise plus que 10% à la présidentielle. Ca vous paraît envisageable ?
J’ai du mal à faire un pronostic. Notre étiage dans la population est à 10, 12, 15% si l’on regarde les différents scrutins intervenus depuis 2007. Mais l’élection présidentielle a une logique très particulière. Au-delà du rejet du président actuel dans l’opinion, il est évident qu’il n’y a pas à gauche, au parti socialiste, un candidat providentiel comme l’a été Mitterrand. Le jeu est ouvert.
Daniel Cohn-Bendit pense qu’EELV devrait se passer d’un candidat, s’il devait y avoir un risque du type 2002 ?
Dany est un excellent agitateur d’idées, mais il n’est pas porte-parole d’Europe Écologie et ce n’est pas la position officielle du parti. Il a raison de mettre cet élément dans le débat, mais il a dit lui-même que cette question se regardera en janvier-février. La sortie de Laurence Vichnievsky sur la dette, qui elle est porte-parole, me gêne beaucoup plus, car elle dit des choses qui n’ont pas été validées.
Selon vous, faut-il une candidate EELV à tout prix ?
Oui, parce que la présidentielle est un moment fort de la vie démocratique, qui permet à un parti politique d’aller à la rencontre de la population. C’est aussi déterminant pour les législatives qui suivront. Il n’y aura qu’une campagne en réalité et les candidats aux législatives devront s’y impliquer.
Quant à Nicolas Hulot, que vous souteniez à la primaire, quel rôle le voyez-vous jouer désormais ?
Je comprends sa déception, parce qu’il a vécu un échec pas facile à digérer. Ce n’est pas un politique, Nicolas, mais un écologiste convaincu. En dehors ou dans le parti il fera avancer les choses favorablement.
Recueilli par B.S.
par noreply@blogspirit.com (Daniel), le 23 August 2011, 11:46
Contribution à l'ouvrage La sécurité urbaine en questions, dirigé par Anne Wyvekens, Collection Les pratiques du Cédis, Août 2011.
Trop longtemps les écologistes sont
restés sans corpus idéologique sur les questions pourtant fondamentales
de la sécurité, et ce, en dépit de nombreuses tentatives restées
jusqu’alors sans succès.
Essayer de poser une vision écologiste, c’est
tenter de dépasser les contradictions entre volonté de mettre fin aux
violences tout en s’affirmant non-violent, constater la nécessité d’un
cadre étatique tout en souhaitant prioriser les solutions locales plus
adaptées, prioriser l’action préventive tout en répondant à ses échecs.
Les maux de notre société ne se résument
pas à la délinquance contrairement à ce qu’affirme la droite, qui a
délaissé chômage, inégalités, ou mal-logement. Pour autant, la sécurité
publique n’en est pas moins une véritable préoccupation pour nombre de
nos concitoyen-ne-s, singulièrement dans les quartiers populaires.
Au-delà d’une réponse, à ce qui pour certain est une priorité, quand une
société se dote de règle, il convient de les faire respecter. Cela vaut
aussi bien pour les atteintes à l’environnement, les délits financiers,
les violences conjugales, le grand banditisme que pour la délinquance
de proximité.
La violence et la transgression des
règles sont inhérentes à nos sociétés et se manifestent de façon
variable. Si la montée de la violence n’est pas scientifiquement étayée,
il n’en reste pas moins que la société de consommation a coïncidé avec
l’explosion des atteintes aux biens. Dans une société productiviste où
les inégalités s’accroissent, on tend à réduire la valeur des humains à
leurs consommations. Pire, on réduit la consommation à un marqueur
social, voire à une sorte de devoir patriotique. Le recours aux
technologies de protection a entraîné une adaptation des formes de
délinquance (violence acquisitive, déplacement de la délinquance, etc.).
La hausse continue des violences aux personnes nous interroge toutes et
tous. Pacifistes, les écologistes considèrent comme prioritaire la
régulation de la violence faites aux personnes. Mais rajouter de la
violence légale aux violences n’est pas une réponse en soi.
Face à une délinquance de plus en plus
complexe, les lois répressives et sécuritaires se sont succédées. Dans
les dernières années, on pourrait citer l’apparition des peines
planchers et de la rétention de sûreté, le développement de la
comparution immédiate et des justices d’exception ou l’inflation
carcérale qui semble infinie (en trente ans le nombre de détenus à
doublé en France).
Face à cette offensive très idéologique,
au nom de la lutte contre un supposé angélisme dont elle devrait se
repentir, la gauche n’affirme que très timidement qu’une action efficace
contre la délinquance suppose de la prévention, la dissuasion, la
sanction et la réinsertion. Quand certains souhaitent les opposer, il
faut au contraire les coupler efficacement.
Préventions
À l’image des autres politiques
publiques, les écologistes en appellent à la prévention. Cette
prévention inclut prévention sociale et prévention situationnelle, en ce
qu’elle améliore concomitamment conditions de vie et sécurité. La
prévention situationnelle a souvent été mal comprise dans ses principes
en France, seuls les impératifs de sûreté font prédominer via un
urbanisme sécuritaire. La vidéosurveillance y occupe une place centrale,
alors même qu’elle n’a jamais été évaluée scientifiquement en France et
que les évaluations internationales sont des plus "mitigées". Dans
l’attente, les écologistes plaident en faveur d’un moratoire national
sur la vidéosurveillance de voie publique.
La prévention situationnelle que nous
préconisons fait appel au bon sens : celui qui doit guider l’aménagement
des villes en faveur de ses habitants. Les écologistes s’attellent à
mettre à disposition de leurs concitoyens des espaces publics de qualité
et bien gérés. La prévention situationnelle écologiste interroge la
ville et ses usages, préfère le bon sens et la veille aux artifices
sécuritaires. L’amélioration de la sécurité par l’amélioration du cadre
de vie et la reconquête des espaces publics par les citoyens.
Les dispositifs de prévention
traditionnels, peu valorisés, se trouvent bien souvent délaissés dans
les dernières années. La prévention sociale, le travail de terrain,
l’insertion par l’emploi, par la culture, ou par le sport sont cachés
par une gauche honteuse, supprimés par une droite dogmatique. Plus
discrète et moins spectaculaire que la mise en scène de l’action
répressive, la prévention sociale a pourtant prouvé sa pertinence et son
efficacité.
Vers une gouvernance locale de la sécurité
Les écologistes plaident pour une
gouvernance plus locale des politiques de sécurité. Des élus locaux et
la justice occuperaient une place stratégique, aux côté des chefs de
service de police et de gendarmerie. Pour ce faire, le corps préfectoral
ne doit plus être rattaché au ministère de l’Intérieur mais au Premier
ministre, stoppant ainsi la confusion actuelle. L’action des forces de
police et de gendarmerie est aujourd’hui brouillée, trop centralisée,
dépendante non pas d’une analyse d’une situation strictement locale,
mais des priorités médiatiques du moment, bien souvent contradictoires.
Il est pourtant indispensable de pouvoir d’adapter des priorités en
fonction d’une situation particulière, conformément à des doctrines
contraire engagées vers plus de contacts avec les habitants. La mise en
place progressive d’une police territorialisée comparable aux autres
pays européens, est nécessaire, en prenant acte des échecs qui sont nés
de la mise en place centralisée et précipitée de la police de proximité.
Si les liens entre polices judiciaires
et parquet doivent être renforcés, s’il apparaît nécessaire que les
forces mobiles assurant le maintien de l’ordre restent sous l’autorité
de l’État, les élus locaux ne peuvent plus être totalement exclus d’une
police dite du quotidien. Si les élus locaux participent dors et déjà à
de nombreuses instances partenariales, elles restent trop limitées et
bien souvent inefficaces. Faisant suite à un diagnostic de la
délinquance locale, les stratégies territoriales constituent un outil de
planification particulièrement pertinent pour les écologistes, en
replaçant la sécurité dans une stratégie d’ensemble, dans le cadre d’un
projet de territoire, conçu avec et pour ses habitants.
La gouvernance locale n’entre pas entre
contradiction avec la trés récente "tradition" républicaine de l’Etat garant de la
Sécurité sur le territoire national. Il importe que le « monopole de la
coercition légitime » reste du domaine étatique. L’Etat se doit de
garantir une répartition des moyens adaptées en fonction de zones
prioritaires de sécurité. L’usage de la force et la dotation des armes à
feu doivent uniquement bénéficier aux forces étatiques, dument formées,
encadrées et contrôlées. Polices municipales et forces de sécurité
privée ne doivent ainsi pas être dotées d’armes à feu, de pistolet à
impulsion électrique ou de flashball, mais de dotations individuelles de
protection adaptées. Ce désarmement nécessite que leurs missions soit
adaptées en conséquence.
De la sanction à la réinsertion
Concernant la justice, les écologistes
n’oublient pas que le juge, protecteur des droits du citoyen-ne-s, doit
rester le seul organe punitif. L’indépendance de la justice face à
l’administration et au pouvoir politique doit être accrue. Aujourd’hui
le parquet français est une anomalie européenne, possédant des pouvoirs
très étendus malgré une totale dépendance au pouvoir politique. De même
les juges du siège restent trop dépendant de l’exécutif pour la gestion
de leur carrière.
Pour que la sanction soit incontestable,
il faut que les droits de la défense soient protégés. Aujourd’hui, trop
de procédures judiciaires ne garantissent pas les droits minimaux des
personnes, qu’elles soient suspectes ou victimes. Les comparutions
immédiates en sont l’exemple le plus criant.
Aujourd’hui, plus encore que les
politiques de prévention, la réinsertion reste le parent pauvre des
politiques de sécurité. Pour reprendre l’expression des règles
pénitentiaires européennes, toute peine doit avoir pour objectif que les
personnes condamnées, mènent « une vie responsable et exempte de
crimes ». Les conditions de détention doivent être revues, afin de
garantir la dignité des personnes condamnées, des conditions de travail
acceptable pour le personnel et permettre un véritable travail de
réinsertion. Travail, formation, éducation, famille, associations
doivent trouver une plus grande place dans nos prison. La libération
conditionnelle a démontré son efficacité dans bien des cas. Pourtant
dans la majorité des cas elle n’est jamais prononcée et la France est
dans les pays européens qui l’utilise le moins.
Mais la question de la réinsertion n’est
pas seulement posée en prison. Alors que l’incarcération poursuit une
logique d’inflation sans fin, où la construction de nouvelles prison ne
met jamais fin à la surpopulation carcérale, les alternatives à
l’incarcération comme les travaux d’intérêt général (TIG) doivent être
davantage valorisées et développées. L’ensemble de la société, doit
ainsi prendre leur part dans l’accueil des personnes condamnées à un
travail d’intérêt général. L’effort des collectivités locales et
services publics déconcentrés reste insuffisant.
De manière générale, le travail en
« milieu ouvert » des services d’insertion et de probation reste trop
limité, par la faiblesse des moyens humains et l’importance des
contraintes légales. Il faut cesser de considérer la prison comme la
seule peine réelle, la mise au banc de notre société incarnant l’échec
de la puissance publique.
***
Une politique publique de sécurité ne
pourra être efficace sans respect des libertés et droits humains, ni
partenariat serein entre les producteurs de sécurité : État, citoyens,
polices, justice, Éducation nationale, bailleurs, transporteurs,
collectivités locales… La politique écologiste de sécurité ne peut
s’inscrire qu’au sein d’une politique ambitieuse de transformation
sociale.
Pierre JANUEL
Co-responsable de la commission Justice d’Europe Écologie-les Verts
Emilie THEROUIN
Adjointe au maire d’Amiens - Europe Écologie-les Verts, en charge de la sécurité et de la prévention des risques urbains
par Emilie Thérouin, le 23 August 2011, 10:12
August 21, 2011
Durant l’été, les chantiers commencés depuis plusieurs mois aux Grèves 1 laissent enfin deviner les transformations futures :
Les 2 nouvelles voies créées entre les rues Jules Ferry et Salvador Allende sont désormais ouvertes
Une nouvelle entrée a été créée au 235 Allende,
[...]
le 21 August 2011, 19:57
La plénière s’annonçait sans histoires. Encore que, la présence de Dany aurait du nous avertir que tout était possible. Les intervenants ont parlé de leur pays. Les espoirs en Tunisie apres les évènements du 14 janvier. Espoirs mêlés de craintes devant le peu d’inscription sur les listes électorale ( 50 % de la population) Un bilan très intéressant de ce qui se passe en Algérie et surtout de ce qui s’est passé apres les élections de 91 puis la reprise en main par l'armée et l'arrivée au pouvoir de Boutefica . La certitude par le représentant Libyen que les heures étaient comptées pour la famille Kadhafi mais la aussi la question et après ? Une analyse très intéressantepar un opposant sur la situationau Sénégal et pourquoi Abdoulaye Ouad devrait perdre les élections de 2012.
Vient ensuite le tour de Driss El Yazami de s’exprimer. Un discours très lisse mettant en valeur l’implication du roidu Maroc Mohammed VI, présenté comme le garant de l’unité du pays et de la protection des libertés individuelles. Trop lisse sans doute pour être parfaitement honnête. Du coup c’est de la salle qu’est venue la contestation. Dans un tumulte, Zineb El Rhazoui
(co fondatrice du mouvement alternatif pour les libertés individuelles) cherche à prendre la parole. Hélène Flautre se cabre et fait preuve d’une certaine maladresse. Comme quoi chez nous également la contestation a du mal à trouver son expression. Tant bien que mal Zineb réussit à passer son message très différent de celui de Driss. Elle parle, de prisons ou l’on torture encore aujourd’hui. Elle cite les agressions dont elle est victime en tant que femme libre et affirmant sa volonté de liberté. Elle évoque la mise sous l’éteignoir de la presse quand elle n’est pas aux ordres. Autant le dire tout de suite, la salle lui est acquise et c’est sous les vivats que se termine son intervention.
J’imagine que la réalité marocaine est plus nuancée que ne le laisse entendre l’une ou l’autre de ces interventions. On peut comprendre que pour agir « efficacement »dans un cadre légal après des années de militantisme clandestin, Idriss a dû faire preuve de « compréhension » vis-à-vis du pouvoir. L’attitude radicale et révoltée de Zineb s’explique aussi, facilement par les brimades qu’elle vit au jour le jour.
Au-delà de ces nuances ou divergences selon.le cas, le message qui nous a été donné par tous ces pays d’Afrique en quête d’émancipation est bien « respectez nous, vous avez votre histoire et votre révolution, nous avons-nous même notre histoire et nous avons besoin de temps, d’aide et de respect. »
par noreply@blogspirit.com (Daniel), le 21 August 2011, 15:09
August 19, 2011
Début août, le premier comité de vigilance a été créé à Amiens. Composé d'habitants du quartier St Leu qui déplorent "la recrudescence des incivilités et de la délinquance". L'initiateur avance un "élan spontané de citoyens engagés" qui s'organisent "sur le
principe de bon voisinage et d'entraide".
Depuis, des réactions on ne peut plus détestables -et prévisibles- ont surgi sur les réseaux sociaux et le site de notre quotidien préféré...
Prônant plus de citoyenneté, je suis intéressée par l'initiative, si tant est qu'elle soit encadrée et validée par les autorités publiques. C'est pourquoi, je rencontrerai courant de la semaine prochaine le créateur du comité de vigilance.
Que peut bien vouloir signifier l'organisation des habitants face à la délinquance ? Faut-il y voir un gage de citoyenneté ou une carence des autorités publiques chargées de garantir la sécurité publique ?
Tout a commencé par une circulaire du ministère de l'Intérieur diffusée aux préfets fin juin créant le "dispositif de participation citoyenne". Il s'agit prioritairement de "rassurer la population", d'améliorer la réactivité contre les cambriolages, d'accroître l'efficacité de la "prévention de proximité" en zones rurales et pavillonnaires.
Les préfets ont donc été invités à recueillir l'adhésion des maires, puis d'organiser avec eux des réunions publiques réunissant responsables locaux de la sécurité -y compris les polices municipales- et habitants dont il conviendra de "rechercher l'engagement". Fondé sur "la solidarité de voisinage", il s'agit de développer "un comportement de nature à mettre en échec la délinquance", en cohérence avec les autres dispositifs de prévention.
La préfecture de la Somme quant à elle, a prudemment diffusé un dépliant intitulé "Voisins solidaires et attentifs : les réflexes de chacun pour la sécurité de tous", plutôt calqué sur la prévention des cambriolages.
Adeptes de la solidarité, de la citoyenneté et de l'implication des habitants en matière de sécurité, difficile de ne pas être séduits.
Aussi, la promotion du dispositif des "voisins vigilants" a rempli les cases désespérément vides des journaux télévisés, et ce pendant des semaines.
J'en suis à espérer que nos Amiénois du comité de vigilance du quartier St Leu ont trouvé l'inspiration au cœur du plan de communication de l'État. Les éléments de langage diffusés ont sans doute omis d'insister sur un aspect incontournable et essentiel du dispositif : le contrôle et l'accord préalable des autorités. En l'espèce, l'initiateur du comité de vigilance s'est organisé, a prévenu la presse, m'a ensuite contactée. Or, si le comité prétend s'inscrire dans la "participation citoyenne", les autorités doivent être mises dans la boucle, et pas après coup.
En effet, la circulaire indique que les modalités de transmission et d'exploitation des renseignements recueillis par les "voisins vigilants" devront être définies ; de leur côté, police et gendarmerie devront pouvoir alerter ces derniers. L'État ne saurait inciter "sans en contrôler l'application" via l'élaboration d'un protocole fixant les modalités pratiques, entre autorités judiciaires, maire et préfecture. Les préfets doivent en outre convenir des procédures de suivi, d'évaluation et de contrôle. Depuis deux semaines qu'un comité de vigilance a vu publiquement jour, je me retrouve étrangement seule. J'attends donc des services de l'État une reprise en main du dossier, comme l'y invite l'esprit de la circulaire...
Ce soudain penchant pour la promotion de citoyenneté en matière de sécurité et de prévention de la délinquance obère difficilement un contexte de RGPP qui frappe durement les moyens des forces étatiques de sécurité. La circulaire nous indique en conclusion : "des travaux juridiques
sont en cours pour consolider ce dispositif. Au sein de chaque quartier ou secteur concerné, des points de contact pourraient être identifiés, les personnes volontaires ainsi désignées pouvant alors bénéficier du statut juridique de collaborateur occasionnel du service public prévu dans la LOPPSI du 15 mars 2011."
Au-delà des aspects budgétaires que sous-tendent la promotion de la participation citoyenne, les dérives peuvent vite arriver sans un contrôle et un encadrement strict de la part des autorités publiques. La prétendue incurie de celles-ci et leur absence de communication encourageront irrémédiablement de genres d'initiatives incontrôlées... et leurs possibles dérives.
Responsables de la sécurité publique, nous devons davantage communiquer vis-à-vis des administrés, mieux expliquer l'action des acteurs de la sécurité et quel peut être le rôle des citoyens, en toute légalité et solidarité. C'est l'ambition du "Guide de la sécurité à Amiens" qui sera diffusé à la rentrée dans les boîtes à lettres des Amiénois.
par Emilie Thérouin, le 19 August 2011, 10:50
August 18, 2011

Réaction amusée de copains Verts ici à Clermont ferrand « mais qu’est ce que vont faire les sangliers sur les plages en Bretagne…» . Appréciation plus subtile d’écolosavertis, « incroyables, dans l’espèce cochons, qui comprend les petits roses et les sangliers poilus, les domestiques sont en train d’exterminer les sauvages ».
Les agriculteurs ont décidé, eux, de jouer à l'autruche. Ils ont profité de cette pelouse permanente qu'est devenue la plage du Morieux, pour lorganiser une inoffensive partie de foot justement destinée à montrer que ces algues vertes ne représentaient strictement aucun danger pour les bipèdes que nous sommes.. C'est ce que l'on appelle" l'humour cochon"
Plus sérieusement, on assiste, et je dirais enfin, à un début de prise de conscience de la part des pouvoirs publics des ravages causés par cette pollution. Ravages qui dépassent largement le simple cadre de l'environnement et qui inquiètent de plus en plus les différents secteurs de l'économie. Il aura fallu du temps pour que la Préfecture puis La Ministre acceptent de dire, du bout de la langue, que la mort des sangliers était bien due à l’hydrogène sulfuré. Du coup la profession agricole par la voix du Président de la FDSEA s’est dite « insultée » par les propos de la Ministre. Changement de ton immédiat, la Ministre affirme haut et fort que les plages polluées seront fermées si elles ne sont pas nettoyées quotidiennement. Tout le monde voit bien la manipe. On ne remet pas en cause l'origine de la pollution, mais on invite les collectivités locales à faire, sur leurs fonds propres, le nettoyage des plages.
Pas coupables.. mais responsables
Cette attitude de déni d’une réalité évidente ne présage rien de bon quant à la volonté des producteurs de porcs de prendre les mesures pour enrayer cette prolifération pestilentielle. Il ne s’agit pas ici de stigmatiser les agriculteurs en les rendant seuls coupables. Nous savons tous qu’ils ont suivi un modèle qui leur a été imposé bien plus que proposé. Mais au-delà de la culpabilité, il est indispensable, afin d’éradiquer cette pollution, d’établir un constat clair et partagé sur ses origines. Que par la suite la collectivité apporte des aides afin de sortir, dans un temps donné, de cette situation qui dure depuis plus de 20 ans n’a rien de choquant. Mais je le répète, encore faut-il que le constat soit établi et partagé. Et pour ce faire, il faudra aux responsables politiques le courage de dire la vérité et aux responsables agricoles l'humilité de dire "oui on s'est trompé mais on peut s'en sortir"
par noreply@blogspirit.com (Daniel), le 18 August 2011, 22:42
Le stationnement en ville ? Le sujet restera d’actualité les mois prochains. Élu chargé de l’urbanisme,Daniel Le Bigot répond aux critiques. Et explique sa stratégie.

En juillet, nombreux sont ceux qui ont regretté le manque de places de stationnement en centre-ville. Ils ont raison ?
Le plus dur est derrière nous. Les travaux de la Providence ont supprimé, provisoirement, 400 places. Cela crée naturellement une gêne. Fin août, le chantier sera terminé dans cette zone. Nous retrouverons environ 200 places.
Je note aussi qu’il y a eu beaucoup de monde à Quimper en juillet. Ces visiteurs ont donc pu y venir et y rester. Parfois, il est vrai, en tournant un peu avant de trouver une place pour garer la voiture.
Le chantier de la Providence at- il démarré dans les meilleures conditions ? On se souvient de votre présence, un samedi matin de juin, pour régler la circulation.
On aurait pu être meilleurs sur le plan de la signalisation. Quand un parking, la Providence ou ailleurs, est complet, il faut pouvoir expliquer aux visiteurs où aller. J’ai constaté que le parking de la salle omnisports, derrière la gare, à dix minutes à pied du centre, disposait toujours de places libres. Encore fallait-il le faire savoir… Nous avons la même difficulté avec le parking de la Croix des Gardiens.
Vous n’ignorez pas que les commerçants sont en première ligne pour contester les choix municipaux en la matière.
Des habitants aussi s’interrogent… Des commerçants, pas tous les commerçants ! Je suis bien conscient que changer les habitudes des uns et des autres, c’est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Il n’est pas question d’obliger l’ensemble de la population à se déplacer en bus, à vélo ou à pied ! Mais nous souhaitons que la proportion des usagers des transports en commun augmente. C’était dans notre programme des municipales. Nous respectons nos promesses.
Vous réaliserez donc vos projets sans les modifier ?
Qu’il y ait des interrogations, des questions, c’est légitime. Il nous faut donc davantage expliquer. Même au sein de l’équipe municipale, certains peuvent parfois s’interroger. Je pense que cela sera pris en compte au niveau du calendrier. Rien ne sert de brusquer, il faut savoir donner du temps au temps.je n’aborderai pas ici le schéma transports, qui est une compétence communautaire. Mais, prenons l’exemple du stationnement. Les habitants du centre-ville, les visiteurs et les salariés n’ont pas les mêmes besoins. Sur la Providence, par exemple, on proposera sans doute un certain nombre de places libres, complétées par une zone bleue ou un stationnement payant. Et progressivement, nous pourrons faire évoluer la proportion. Acceptons cette progressivité.
Faudra-t-il un parking supplémentaire à Quimper ? Bernard Poignant et certains élus socialistes laissent planer le doute.
Sur le fond, Bernard Poignant et moi-même sommes d’accord. Nous sommes convaincus de la nécessité de faire évoluer la ville, en rendant Quimper encore plus accueillante. Cette ambiance spécifique, nous devons la préserver. Nous avons déjà bien commencé. La place Terre-au- Duc est un exemple évident. Il est vrai qu’on va perdre des places de stationnement. Mais en parallèle, nous proposons un autre système avec les bus. Mettons d’abord en place notre projet. S’il faut ajuster, on ajustera.
Recueilli par
Jean-Pierre LE CARROU.
par noreply@blogspirit.com (Daniel), le 18 August 2011, 08:04
August 14, 2011
Voici la charte des valeurs que s'engagent à respecter les adhérents et coopérateurs d'Europe Ecologie Les Verts:
• La responsabilité de l'ensemble de la communauté humaine dans la sauvegarde de son environnement et des écosystèmes pour les générations futures et les principes de[...]
le 14 August 2011, 18:17
August 10, 2011
Gilles Demailly, maire d’Amiens et président d’Amiens Métropole exprime sa vive inquiétude quant à la recrudescence des violences urbaines de ces derniers jours à Amiens. Il décide ainsi d’interrompre ses congés afin de rencontrer les habitants, le Préfet et les états major
de la police nationale.
Le Maire d’Amiens condamne fermement les violences sur les personnes ainsi que les violences urbaines à Amiens comme partout en France.
Gilles Demailly tient à souligner la mobilisation de tous en faveur de la prévention de la délinquance, le travail considérable d’ors et déjà engagé par la municipalité pour améliorer la sécurité, et la qualité de vie des Amiénois.
En outre, le Maire d’Amiens salue le professionnalisme des agents des services publics, plus particulièrement ceux de la police municipale, de la police nationale, des sapeurs-pompiers et des personnels d’Amétis, pris régulièrement pour cibles.
Gilles Demailly pointe l’inadéquation des moyens mis à disposition dans la circonscription de police d’Amiens. Il demande davantage de ressources pour la police et pour la Justice afin d'assurer rapidement les jugements et les condamnations des mis en cause. Il appelle à une répartition proportionnée des effectifs en fonction de zones prioritaires de sécurité et se mobilise pour obtenir des moyens conséquents et durables, du personnel dédié à la lutte contre les violences urbaines, afin de prévenir la délinquance de façon efficace. Le Maire d’Amiens s’apprête à interpeller le gouvernement en ce sens.
Communiqué du 10 août 2011.
(photo d'archives)
par Emilie Thérouin, le 10 August 2011, 17:17
August 09, 2011
Après plusieurs mois de suspens, le
feuilleton Financière Mory vient de s'achever sur décision du préfet.
Installée sur deux sites de la zone
industrielle nord d'Amiens, l'entreprise de logistique, classée Seveso
seuil bas a entrepris en 2010 une procédure d'autorisation de stockage de
matières très dangereuses, entraînant une classification Seveso seuil haut.
En décembre 2010, à l'occasion de l'enquête
publique, le conseil municipal d'Amiens se
prononçait contre ce projet, qui n'était assorti d'aucun emploi supplémentaire.
L'entreprise était alors persuadée de la bénédiction
à venir des services de l'État, compétents pour trancher en dernier
ressort.
Retour sur un feuilleton qui en dit long sur
le bras de fer entre gestion des risques technologiques et intérêts économiques.
Après de multiples réunions,
visites sur site, tractations, négociations, le préfet vient de signer un
arrêté instaurant des servitudes d'utilité publique autour du site Financière
MORY. En clair, les services de l'Etat autorisent finalement le stockage de
produits dangereux entreposés par le nouveau client de l'entreprise, avec des
contraintes d'urbanisme et de sécurité à l'intérieur d'un périmètre de 100m.
L'usine de traitement des ordures ménagères de l'Agglomération, contiguë à
MORY, est ainsi impactée. Le
projet de modernisation d'IDEX ne sera pas remis en cause, via des contraintes
d'urbanisme moins contraignantes que celles prévues
dans le projet initial. Si le préfet a tant tardé pour délivrer l'autorisation d'exploiter, c'est qu'il
a bien compris les arguments avancés par le conseil municipal, qui mettait dans
la balance l'intérêt particulier d'une entreprise privée contre l'intérêt
général, avec le projet de développement de l'usine IDEX.
Finalement, le
compromis préfectoral ménage les deux.
Est-ce pour autant une bonne nouvelle pour les Amiénois et les salariés de la
zone industrielle ? Je ne le crois pas. Cette petite victoire ne doit passer
sous silence l'augmentation notable des risques technologiques et du transport
de matières dangereuses.
Lors
des nombreuses
réunions publiques de quartier, nous avons pu constater à quel point les
Amiénois avaient conscience des choix de société auxquels nous étions
confrontés face aux risques majeurs.
La zone industrielle doit-elle être condamnée à accueillir des entreprises de
logistique et peu d'emplois ? Les élus ont une autre vision de l'avenir
économique de l'Agglomération.
----
A télécharger :
Arrêté préfectoral MORY 8 juin 2011
par Emilie Thérouin, le 09 August 2011, 16:30
August 06, 2011

L’établissement pénitentiaire de Dunkerque - situé au croisement des rues Henri Terquem et des Arbres à proximité du centre de la cité du corsaire Jean Bart - fut présent à plusieurs reprises dans l'actualité au cours des derniers jours.
Le mouvement de protestation advenu mercredi 3 août constitue l’illustration la plus proche de la mobilisation – après celle du 30 mai dernier - des agents pénitentiaires confrontés à la suroccupation de cette maison d’arrêt leurs conditions de travail.
Cette action fut décidée avant l’envoi de la désormais connue circulaire publiée le 25 juillet du procureur demandant le report jusqu’à la rentrée des incarcérations à l’exception des peines pour violences sexuelles et les violences en récidive sur les conjoints ou les enfants.
La décision du magistrat tenait effectivement au constat de la situation dans lesquelles s’effectuait l’incarcération dans les établissements pénitentiaires dépendant de la cour d’appel et donc de la maison d’arrêt de Dunkerque.
La remise en cause sur ordre du ministère de la justice de cette note apparait désormais avec quelque peu de distance pour le moins contradictoire avec une note émanant du propre garde des sceaux datant du 21 juillet donc avant celle du procureur de Dunkerque.
Faisant globalement le bilan de la collaboration organisée entre différents services policiers, judiciaires et pénitentiaires pour appliquer au mieux les nouveaux textes de loi, la dite note aborde l’occupation des établissements pénitentiaires :
« Grâce à une collaboration renforcée entre l'administration pénitentiaire et le parquet, des protocoles ont été élaborés fixant un nombre d'écrous au-dessus duquel, compte tenu des capacités d'accueil des établissements pénitentiaires, les mises à exécution des peines d'emprisonnement étaient reportées. »
De facto les autorités judiciaires avaient officiellement encouragé par cette position la démarche qu’a tenue le procureur de la république avant de désavouer le magistrat en le faisant rétracter, on a connu cohérence plus ferme en terme de politique pénale…
Cette politique – dont notamment son volet carcéral – mérite ainsi une toute autre considération qu’être le récipiendaire d’incohérences et revirements dont se trouve victime au final l’exercice de la justice et ce dans son ensemble.
Contradictions dont se trouve également porteuse depuis des années la question concomitante du devenir de la maison d’arrêt de Dunkerque et du choix du lieu d’un établissement pénitentiaire à grande capacité appelée à la remplacer…
Ce dossier ne manquera pas d’être abordé d'ici quelques semaines avec notamment le concours de nouveau de Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste, qui avait déjà au début de l’année interpellé à ce propos le ministre de la justice.
En escomptant qu'on en finisse avec un productivisme pénal sans issue...
Post-scriptum : l’image ci-dessus de cette note de blog constitue la couverture de l’édition 2009 du rapport que consacre l’observatoire international des prisons aux conditions de détentions dans les établissements pénitentiaires en France.
par noreply@hautetfort.com (Paulo-Serge), le 06 August 2011, 18:14