September 01, 2010
Cet été, Nicolas Sarkozy, suivi par tout son gouvernement, a stigmatisé les Roms, les gens du voyage, les Français-es issu-e-s de l'immigration.
Prétendant lutter contre la délinquance, il a brandi la menace de la déchéance de nationalité à l'égard de personnes identifiées par leur origine et non par leurs actes.
Prétendant lutter contre la délinquance, il rase les campements de familles en détresse et les expulse par charters.
Nicolas Sarkozy a été élu pour être le Président de tous les Français-es. Il devrait être le garant des droits fondamentaux de notre démocratie et des engagements internationaux de la France. En agissant ainsi, il a bafoué les principes fondamentaux de la République et rompu avec les responsabilités liées à sa fonction.
Ses déclarations ont créé la méfiance et la colère vis à vis de la France en Europe et dans le monde et mettent en danger le « vivre ensemble » entre tous les résidents de notre pays.
Nous ne voulons pas de cette image de la France, nous ne voulons pas de cette vision de la politique.
Pour retrouver l'esprit et la lettre des Droits de l'Homme, pour promouvoir et assumer les valeurs démocratiques qui sont l'histoire et l'avenir de la France, pour montrer une autre image de notre pays, les militant-es et les élu-es Europe Ecologie Les Verts sont aux côtés des associations, des partis politiques, des citoyens engagés pour l'égalité, les libertés et la fraternité dans le monde d'aujourd'hui.
Pour la liberté, l'égalité, la fraternité entre les Français-es et les peuples : Disons non au racisme d'Etat.
Contre l'amalgame entre délinquance et immigration, contre le rejet des étrangers, contre le racisme d'Etat proclamé par Nicolas Sarkozy.
Europe Ecologie - Les Verts seront présents le 4 septembre dans tous les rassemblements contre le racisme d'Etat.
par noreply@blogspirit.com (ardan), le 01 September 2010, 23:06
August 26, 2010
Comme 2 300 autres militants, j’étais la semaine passée aux Journées d’été du Rassemblement des Ecologie à Nantes. La presse et les médias audio-visuels ont noté la bonne ambiance qui y régnait. Effectivement, ces journées se sont déroulées dans un climat apaisé, sans conflits réels entre personnes, ce qui permet de voir l’avenir avec sérénité.
L’avenir justement, ce sera la création d’un nouveau mouvement réunissant les Verts, Europe Ecologie et d’autres composantes de l’écologie politique qui se sentiront en accord avec cette démarche entreprise.
Tout devrait aller très vite puisque les 13 et 14 novembre, une AG marquant la création de ce nouveau mouvement est prévue à Lyon.
Ci-dessous un petit film tourné avec mon appareil photo qui, à défaut d’être un chef d’œuvre du cinéma contemporain, donne bien l’ambiance studieuse et bon enfant qui régnait à Nantes.
Vous verrez aussi que la fête du samedi soir aux Machines de l’Ile a été un grand moment et que le funk puissant du groupe Bermuda Brass Band a littéralement enflammé le hall.
Attention, comme j'ai déjà répondu à certains messages me le suggérant, la ressemblance de l'éléphant que vous apercevrez à la fin de la vidéo avec certaines personnes comme Pierre Moscovici, invité PS de ces Journées ou Jean-Marc Ayrault, Maire PS de Nantes est purement fortuite.
JOURNEES D'ETE DU RASSEMBLEMENT DES ECOLOGISTES A NANTES
envoyé par calmettes. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
par noreply@blogspirit.com (Jean-Louis), le 26 August 2010, 13:12
Le modèle de l’État seul responsable de la sécurité a fait son temps. Les écologistes doivent entériner la coproduction de la sécurité, puisque prévention, dissuasion, sanction, réinsertion sont inextricables. Aux côtés des politiques publiques actuellement en déshérence de prévention et de réinsertion, la sanction doit exister et doit être mise en œuvre.
La police est un moyen de contribuer à la sécurité quotidienne des personnes, c’est-à-dire à l’amélioration des conditions de vie.
Les écologistes soutiennent de longue date l’absorption de la gendarmerie par le ministère de l’Intérieur. Nous devons redéfinir le rôle et la place de la police nationale et des polices municipales dans une politique de sécurité.
Victime des errements, voire d’instrumentalisation politique, la police nationale se retrouve comme dépourvue d’une doctrine d’emploi clairement définie. La police nationale a plus que jamais, besoin d’une vision. La police est un grand service public, une institution extrêmement contrôlée, hiérarchisée, à laquelle il faut redonner du sens.
Le ministre de l’Intérieur ne réussira la réforme de la police nationale que si elle ne se fait pas contre les policiers, mais en associant tout au long du processus le corps de conception et de direction de la police nationale.
Il semble pertinent d’organiser une décentralisation de la police, tout en assurant une juste répartition des forces sur le territoire. Il faut véritablement passer de la police de l’État à celle du citoyen, l’adapter aux réalités locales en lui octroyant plus d’autonomie, en donnant plus de marges de manœuvre aux directions départementales de la sécurité publique. La police nationale devra renforcer ses liens avec le Parquet et les élus locaux en allant au-delà du simple échange d’informations.
Recouvrant actuellement 75% des effectifs, il faut revaloriser la sécurité publique au sein de l’institution, notamment à travers le « profil » du Directeur général de la police nationale.
Nous devons réorienter les missions d’une partie significative des effectifs vers la réduction du sentiment de l’insécurité via la promotion de la polyvalence et une présence dissuasive optimisée. L’état 4 001 doit être remplacé par de nouveaux indicateurs plus fiables, couplant état de l’activité des policiers et victimation de la population.
Au-delà de la réactivation d’une forme nouvelle de relation de proximité, il faut redonner confiance, vecteur d’échanges d’informations, fondamental en matière de sécurité. Il faut encourager la transparence de l’institution policière, en généralisant les comités de liaison police/quartier. Intégrés aux CLSPD (conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance), ces instances sont des lieux d’échange entre habitants, élus, policiers nationaux et municipaux, associations.
Désormais au cœur des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance, le maire résume trop souvent l’action communale à la vidéosurveillance et/ou à la police municipale.
Les écologistes rejettent la vidéosurveillance pour des raisons d’inefficacité sur la délinquance et d’atteinte aux libertés fondamentales. Les dérives des polices municipales sont trop souvent pointées, alors qu’elles peuvent constituer un apport non négligeable en termes d’application de la réglementation liée au stationnement, à l’environnement…
Résolument tournée vers la polyvalence et la relation avec la population, les polices municipales assurent des missions complémentaires et non concurrentielles des agents locaux de médiation sociale ou des policiers nationaux.
Police nationale et police municipale sont liées par un contrat aux compétences strictement définies : la convention de coordination. Bien plus qu’une simple obligation légale, il s’agit d’un document contractuel fondamental, devant instituer la complémentarité des missions et formaliser l’échange d’informations entre le maire et le DDSP.
Les doctrines d’emploi des polices municipales ne doivent pas être imposées par le ministère de l’Intérieur et relève de choix locaux. Pour autant, il faut encadrer une profession en quête d’identité, à cheval entre le policier et le fonctionnaire territorial. La police municipale ne doit pas être le supplétif de la police nationale. Nous devons toiletter la loi du 15 avril 1999 encadrant les polices municipales. Les missions de nuit doivent être cantonnées à la surveillance des bâtiments communaux et au respect des arrêtés municipaux. Seules les armes de 6e catégories (tonfa, matraque, lacrymogène) doivent être autorisées sur certificat d’un organisme agréé par le ministère de l’Intérieur. Nous devons créer des écoles interrégionales de police municipale et refondre l’évolution de carrière des policiers municipaux. Nous devons en effet encore professionnaliser le corps, le reconnaître comme un acteur de la sécurité à part entière.
Face à la réalité de la délinquance, la police ne pourra à elle résoudre tous les maux de notre société. C’est bien l’ensemble des politiques publiques (éducation, jeunesse, justice, prévention sociale, politique de la ville…) qui participe à l’amélioration du mieux vivre ensemble, où la sécurité occupe, il est vrai, une place considérable.
par Emilie Thérouin, le 26 August 2010, 08:44
Fabuleuses journées d'été d'Europe-Écologie ! 2200 personnes venues saluer le déblocage général des problèmes qui empoisonnaient le rassemblement et participer à l'élaboration de son programme…
En effet, dès la veille de ces magnifiques journées d'été, le Comité d' Animation Paritaire de Europe-Écologie a (...)
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Vie publique
/
Politique,
Marxisme,
Europe-Écologie
le 26 August 2010, 01:25
August 25, 2010
Voici quelques extraits des interventions lors du forum sur la réforme des polices qui s'est déroulé le week-end dernier lors des journées d'été du rassemblement des écologistes.
Selon Michel Marcus,
magistrat, délégué général du Forum français pour la sécurité urbaine,
le 1er réflexe du ministre de l’Intérieur sera de changer sa
communication, puisqu’il devra nécessairement revoir son périmètre.
Est-il ministre de la Sécurité ?
Quelles priorités pour le ministre
de l’Intérieur ? Il devra utiliser des outils pas assez utilisés :
l’évaluation des politiques publiques, la victimologie.
Il faut
redéfinir ce qu’est la sécurité. Pourquoi pas la sécurité humaine ? la
sécurité humaine inclut les différentes insécurités ou le développement
durable.
Les écologistes doivent acter que la fin du modèle théorique de
l’État seul responsable de la sécurité. Il faut assumer la coproduction
de la sécurité. La question de la gouvernance de la
sécurité sera donc centrale. Les acteurs locaux occupent désormais une
grande place. La sécurité privée se développe avec le soutien des
responsables actuels. Il faut une autorité administrative indépendante
contrôlant la sécurité privée.
Le nombre de gardes à vue aurait du
être relevé bien plus tôt par les responsables politiques, quels qu’ils
soient. Il faut organiser la transparence sur l’activité policière, qui
pourrait notamment avoir la charge des bavures.
Il nous faut replacer la médiation avant la Justice. La prévention
pourrait être inscrite dans la Constitution de la VIème République.
Nous ne pouvons pas refonder la sécurité sans réorganiser la Justice.
Il faut créer une autorité de poursuite : un vrai Procureur général de
la République avec tous ceux qui dressent des procès verbaux (police
nationale, gendarmerie, polices municipales…). La relation avec le
Garde des sceaux et le ministre de l’Intérieur se fera uniquement par
écrit. Cette nouvelle autorité de poursuite présentera un rapport au
Parlement chaque année.
Selon Jacques de Maillard, enseignant-chercheur, la France est plutôt bien dotée en termes d’effectifs de police et de gendarmerie. Il faut s’assurer d’une répartition plus juste.
Nous avons coutume d’entendre qu’il existe un malaise entre les jeunes et la police. L’organisation et la culture policière produisent indubitablement ce malaise. Nous constatons la hausse des outrages. Comment améliorer durablement les relations entre police et population ? Le recrutement national des fonctionnaires a notamment été pointé comme problématique. Il faut améliorer la formation des policiers, pour intégrer les évolutions de la société (publics, délinquances, environnement institutionnel…)
L’échec de la police proximité dans sa mise en place et l’organisation de la police. La polyvalence n’est pas privilégiée, pas valorisée. Les indicateurs actuels et surtout leurs usages, posent de nombreux problèmes.
Le choix des indicateurs est fondamental. Il faut établir de nouveaux indicateurs plus fiables.
Georges Moreas, auteur, ancien commissaire de police, a rappelé qu'il est courant d’entendre qu’il y a une fracture entre la police et la jeunesse. Est-ce que la police ne serait pas également des adultes ?
La police est comme mise en scène, les policiers sont devenus des acteurs. Nous sommes face à un spectacle où les policiers sont présentés comme des victimes potentielles.
Le profil du ministre de l’Intérieur est essentiel. Il ne devra pas se mettre à dos l’institution policière, comme la plupart des ministres de gauche. Il lui faudra allier douceur et efficacité.
L’urgence est d’établir les réponses à la moyenne délinquance.
Parler de « police de proximité » est creux. Il serait plus judicieux d’aborder la place de la police dans la société et de sa présence dans la ville. Comment intégrer la police municipale à l’institution policière ? Doit-elle répondre à terme aux appels 17 police secours ?
Ces apports seront versés à l'élaboration d'une doctrine écologiste sur la sécurité. Dans un second temps, les écologistes organiserons des auditions dans le cadre de l’élaboration du programme
de la prochaine mandature sur la thématique : Société écologiste, société de libertés - L'humain au cœur de la politique de sécurité.
par Emilie Thérouin, le 25 August 2010, 10:33
August 24, 2010
Le Président de la République dans son discours du 27 juillet 2010 voudrait nous faire croire qu’il découvre la question des gens du
voyage. Et que...": vous allez voir ce que vous allez voir....! " Il suffit de démanteler deux ou trois terrains occupés illégalement par les
Roms (ce qui au passage les désigne arbitrairement comme bouc-émissaires dans l’affaire de Saint Aignant) pour régler la situation.
Une situation certes délicate mais la faute à qui?
La loi Besson du 5 juillet 2000 fait obligation aux communes de pourvoir à l accueil des gens du voyage, et ceci quelque soit leur taille. Elle
stipule que les communes de plus de 5000 habitants doivent posséder un terrain permanent destiné à cet accueil. En réalité, nombre de des
communes ne remplissent pas cette obligation. Ce qui au passage n’est pas le cas de Quimper car la ville possède deux terrains permanents. L'Etat, le Président de la République qui en a la responsabilité, se trouvent donc directement en faute dans ce dossier
La loi ne suffira pas
Ne soyons pas naïfs, Il est évident que la seule application de cette loi ne réglera pas toutes les questions. Les gens du voyage ont en effet
des modes de vie difficiles à concilier avec les règles qui s'imposent à notre société de sédentaires. Se pose alors la question de la mesure entre intégration et préservation d'une culture communautaire. Mais quels moyens a t'on pour exiger des gens du voyage le respect d'un règlement, quand nous mêmes, sommes incapables d'appliquer la loi. Le comble est que cette situation de laxisme envers certaines collectivités en faute, pénalise les communes respectueuses. En effet les terrains d'accueil n'étant pas en nombre suffisant, sur notre territoire, les communes en règle voient régulièrement arriver des regroupements qui dépassent largement leurs capacités d'accueil.
L'esprit de la Republique
Limiter, comme semble vouloir le faire Le Président de la République, la question de l'accueil des gens du voyage à quelques familles Roms qui seraient en situation irrégulière est par ailleurs parfaitement ridicule. L'énorme majorité des gens du voyage possède la nationalité française. La stigmatisation ainsi organisée, d'une communauté, n'aboutira qu'à un conflit à terme dangereux pour notre société.
La seule méthode qui me semble concevable à ce jour, au-delà des postures démagogiques, est bien de se saisir de cette question dans le cadre des valeurs de la République qui donne à chaque citoyen des droits qui le protègent mais lui commandent en retour le devoir de respecter les lois et règlements qui garantissent la vie en société.
Que le Président de la République fasse déjà appliquer cette règle de base ( loi Besson) et une bonne partie de la question sera réglée.
par noreply@blogspirit.com (ardan), le 24 August 2010, 21:18
August 23, 2010
Le dossier des porcheries industrielles fut abordé lors des toutes récentes Journées d’été d’Europe Ecologie advenues à Nantes entre plusieurs militants issus de plusieurs régions qui s'y trouvent confrontés de manière similaire et aigue.
Les élus Europe Ecologie au conseil régional Nord-Pas de Calais ont à cette occasion fait part de leurs prises de positions relativement aux porcheries inudstrielles en cours d'extension ou de création dans le bassin versant de l’Yser.
Sont mises en exergue dans la première lettre d’informations des élus écologistes - qui vient d'être publiée cet été - les actions des associations et citoyens qui se battent sur ces dossiers dont celles du collectif bambecquois.
A suivre.
par noreply@hautetfort.com (Paulo-Serge), le 23 August 2010, 20:10
August 21, 2010
Forum organisé le 21 août 2010 par la commission Justice des Verts, lors des journées d'été du rassemblement des écologistes. Avec Jacques de Maillard, enseignant-chercheur en science politique à l’IEP de Grenoble, Georges Moreas, auteur, ancien commissaire de police, Michel Marcus, magistrat, délégué général du Forum français pour la sécurité urbaine.
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Manque d’efficacité devant l’augmentation de la délinquance, tensions
entre policiers et jeunes, accusations de racisme, de méthodes trop
musclées, multiplication des gardes à vue, défiance de la population
vis-à-vis du service public de la police…
Les critiques adressées à la police sont nombreuses. Elles sont mêmes devenues un enjeu du débat politique.
Quoi
qu’on en dise, la gauche française n’a pas de doctrine définie,
cohérente et unifiée sur la sécurité. Au PS, pour ne pas les citer, les
responsables nationaux tentent de prendre des positions, les élus
locaux font tout et leur contraire !
En 1982, un tournant important se produit à gauche avec la publication
du rapport de Gilbert Bonnemaison, maire socialiste d’Epinay, qui
préconise face à la délinquance le désormais célèbre triptyque «
prévention, répression, solidarité ».
S’ensuit un calme plat à
gauche, Lionel Jospin intègre la sécurité au cœur de son programme des
législatives de 1997. La police de proximité en deviendra le symbole.
Sa mise en œuvre balbutiante par manque de préparation par les hauts
fonctionnaires en charge n’a fait que précipiter son abandon. Alors
ministre de l’Intérieur en 2002, Nicolas Sarkozy y mettra très
facilement un coup d’arrêt, pour le moins retentissant…
Avant
d’annoncer tambour battant qu’il faut augmenter les effectifs de police
ou la reprise de la police de proximité, il faut avant toute chose
évaluer l’organisation et les pratiques…
Les écologistes travaillent eux sereinement.
A l’aune des maires écologistes, la ville d’Amiens participe depuis 2008 à l’élaboration d’une politique écolo de sécurité et de prévention de la délinquance, notamment en matière de vidéosurveillance avec la publication prochaine d’une étude inédite sur l’efficacité de l’outil vidéo, ou encore, avec la police municipale. Police nationale et police municipale sont liées par un contrat aux compétences strictement définies, où la police municipale se tourne clairement vers la relation avec le citoyen.
Aussi, depuis 2 ans, cette réflexion est enclenchée au sein de la commission Justice des Verts, au sein d’un groupe de travail spécifique, avec François Delcombre ou encore Véronique Bourdais de Montreuil. Michel Bourgain, maire de l’Ile-St-Denis, ou
Jean-Vincent Placé ont annoncé nous rejoindre.
Les journées d’été de Nîmes en 2009 ont ainsi été le théâtre d’un atelier sur les polices municipales où nous avons validé leur intérêt et non leur rejet. Lors des journées d’été de Toulouse de 2008, nous avions organisé un atelier sur la vidéosurveillance au cours duquel nous avons dépassé l’unique question des droits humains, pour nous pencher sur l’efficacité, le fonctionnement, le coût…
En outre, l’organisme de formation des élus écologistes, le
CEDIS, organise depuis peu des formations sur la thématique. Par plus tard qu’hier, j’intervenais comme élue dans une plénière consacrée à la sécurité urbaine, où je témoignais de l’existence d’une politique locale écolo de la sécurité.
En 25 ans, les gouvernements successifs ont décidé qu’il fallait modifier la doctrine et l’organisation de la police de sécurité publique pour mieux répondre à l’évolution de la délinquance. L’empilement de réformes doit se lire à l’aune de facteurs très politiques. Fin de la police de proximité, création, suppression puis mutation hasardeuse des UTeQ vers des « brigades spéciales », fusion police gendarmerie, réforme du renseignement, augmentation des pouvoirs des policiers municipaux, future LOPPSI 2… sans compter, les faits divers produisent un encombrement législatif inédit, avec des dispositifs difficilement applicables…
Malgré les discours enflammés, les budgets et les effectifs s’amenuisent d’année en année. L’institution policière est malmenée, les policiers ont le moral dans les chaussettes, de plus en plus conscients d’avoir été menés en bateau par le Président de la République et les ministres de l’Intérieur qui se sont succédés. De tous grades, de toutes sensibilités politiques, nombreux sont les policiers qui se sentent instrumentalisés.
La sécurité doit reposer sur prévention, dissuasion, sanction et réinsertion. Nous ne parlerons pas de prévention, … ni de réinsertion,
Nous n’évoquerons pas ici dans le détail la question de la vidéosurveillance, des gardes à vue, de la construction des chiffres de la délinquance, etc. Nous nous polariserons ici sur le rôle et l’organisation de la police nationale, notamment celle qui est la plus visible : la police de
sécurité publique, qui concentre les 75% des effectifs.
Alors, comment améliorer les relations police/population ? est-ce intensifier la présence policière lutte efficacement contre la délinquance ? la police de proximité est-elle efficace pour combattre la délinquance ? la police et la gendarmerie ont-ils besoin d’effectifs supplémentaires ? existe-t-il une doctrine d’emploi de la police nationale ? comment organiser la coexistence entre police étatique et polices municipales ? quel peut être le rôle de la police dans la vie de la cité ? la formation des gardiens, officiers et commissaires est-elle à parfaire ? est-ce que la police est suffisamment contrôlée ? avec des polices nationale, municipales, couplées à de la sécurité privée, s’opère t il un glissement vers une organisation à l’américaine ? un retour à la police de proximité est-il réellement souhaitable ? que faire des polices municipales ? comment les élus locaux travaillent avec les services de police ? quel peut être le rôle de la police dans une politique de prévention de la délinquance ?
Un condensé des interventions
ici. ***
Il est urgent de redéfinir le rôle et la place de la police dans une politique de sécurité, dans la société, dans la cité. Dépourvue de doctrine d’emploi, la police a plus que jamais besoin d’une vision.
La police est un grand service public, une institution extrêmement contrôlée, hiérarchisée, à laquelle il faut redonner du sens. La police est un moyen de contribuer à la sécurité quotidienne des personnes, c’est-à-dire au mieux vivre ensemble.
La police de proximité a en partie échoué en partie à cause de son manque de préparation et d’appropriation. Nous devons relever ce défi, dépasser le tabou de la sécurité.
Nous souhaitons associer à notre démarche les chercheurs, les associations d’élus ou des réseaux comme le Forum français pour la sécurité urbaine, mais également, les professionnels (policiers, gendarmes, syndicats).
Rares sont les sujets qui bénéficient d’une attention continue des partis politiques. Peu importe l’agenda politique, les écologistes ont bel et bien engagé un chantier inédit : l’élaboration d’une doctrine écolo en matière de sécurité.
par Emilie Thérouin, le 21 August 2010, 11:00
August 17, 2010
Hélas, déjà rentrés… Chouette, c'est pour les journées d'été des Verts/EE : on va causer contenus, stratégie et organisation ! Voyez ici mes contributions sur la réforme écologiste du rapport salarial et (avec Natalie) sur la "ruche coopérative".
Comme chaque année, première moitié des vacances dans le (...)
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Vie publique
le 17 August 2010, 09:13
August 13, 2010
La question des porcheries industrielles dans les Flandres a pris une acuité particulière avec la décision du tribunal administratif de Lille intervenue le 12 août dernier de suspendre l'arrêté préfectoral autorisant le projet existant à Houtkerque.
Au nom des Verts Nord-Pas de Calais, j'ai rédigé un communiqué de presse, soit une prise de position qui s'intégre bien plus largement dans nos actions de long terme quant à ce dossier dans le Bassin de l'Yser dans son ensemble.
Au nom du groupe Europe Ecologie du conseil régional, j’avais en effet interpellé le préfet Nord-Pas de Calais lors de sa venue dans le cadre de la séance plénière du 25 juin dernier à propos de la problématique des porcheries industrielles.
A la suite, Jean-François Caron, Jean-Louis Robilliard et Emmanuel Cau, respectivement responsable des élus régionaux Europe Ecologie, vice-présidents du conseil régional en charge de la ruralité et du développement durable, l’avaient de nouveau questionné le 6 juillet dernier sur le sujet.
Par un courrier officiel en date du 26 juillet, Jean-Michel Berard a tenté en retour d’apporter quelques éléments d’explications qui, à leur lecture attentive, ne s’avérent pas à mon sens constituer en l’état des réponses probantes.
La décision de la juridiction administrative s’avère être un échec cinglant au préfet de région qui avait autorisé la porcherie industrielle et au député UMP de la circonscription qui avait œuvre à faire relever le seuil d’autorisation de ces élevages.
Par delà la question agricole, ce dossier a des liens directs avec la qualité des eaux du bassin de l'Yser alors même qu’un schéma d’aménagement de gestion des eaux visant à améliorer la qualité des eaux est en cours d’élaboration dans ce secteur.
Comme l'a indiqué à juste titre sur Hondschoote Débat Arnaud Ginions, conseilleur municipal à Hondschoote, la manière dont les porcheries industrielles évolueront impacteront sur le devenir de la ruralité dans cette région.
A suivre.
Post-scriptum : l’image représente le numéro que la revue Cosmopolitiques a consacré à la question de l’eau sous le titre « L’Eau : un bien commun à composer » où il est fait mention de la directive cadre sur l’eau.
par noreply@hautetfort.com (Paulo-Serge), le 13 August 2010, 21:06
August 02, 2010
Le ton de la circulaire du
ministre de l’Intérieur sur l’application par les maires des dispositions de la
loi du 5 mars 2007 est plutôt déplaisant. Après avoir empilé depuis 8 ans les
lois, les nouveaux règlements et les annonces, et ce, sans aucune évaluation,
les élus locaux sont infantilisés, relégués au rang d’élèves n’ayant pas fait
leurs devoirs.
Il y a encore un mois, les forces
de l’ordre «faisaient » les chiffres de la délinquance. Cette
circulaire marque un revirement saisissant dans le débat sur la sécurité. La
suggestion de Christian Estrosi, de créer des observatoires communaux de la
tranquillité publique, vient renforcer cette nouvelle idée : le maire
pourrait seul faire et défaire la délinquance.
La loi du 5 mars 2007 a donné il est vrai une
boîte à outils intéressante pour le maire, mais pas seulement. Tous les acteurs
de la sécurité et de la prévention étaient concernés : communes, Education
nationale, conseil général, travailleurs sociaux, police et gendarmerie,
procureur de la République…
Déjà en mars 2009, le Conseil
national des Villes tirait la sonnette d’alarme et n’avait pas été entendu,
alors qu’il pointait « l’absence quasi-systématique de mise en œuvre de
cette loi » centrée principalement sur la prévention de la délinquance juvénile
et qui devait donner au maire le rôle d’animateur principal.
A Amiens, la volonté politique
est là. Depuis 2008, nous nous attelons à parfaire les partenariats, notamment
avec la police nationale, le Parquet, les transporteurs, les bailleurs. Comme
dans de nombreuses villes, un certain nombre de mesures ne sont pas encore en
application. Ce n’est pas par flemmardise, désintérêt ou défiance dogmatique, ce
que laisse sous-entendre le gouvernement.
En matière de sécurité et de
prévention de la délinquance, il ne suffit pas d’être deux. Policiers et élus
locaux sont souvent esseulés, au contact quotidien avec la réalité de la complexité
de la délinquance.
Il nous manque des partenaires
autour de la table, souvent pour de bonnes raisons, telles que les cultures
professionnelles, la peur de la réunionite ou le manque de temps.
Surtout, il faut « aller
chercher » les partenaires. Difficile pour l’élu local de faire le job.
C’est pourquoi en 2008, nous
avons créé un service prévention/médiation au sein de la collectivité, avec
pour mission d’animer ces nombreux partenariats et dispositifs. Comme les
autres collectivités locales, Amiens sera en proie à des difficultés
financières futures, ce qui gèle du même coup nos capacités de recrutement. Nous
avons donc de maigres moyens humains.
Force est de constater que pour
faire vivre les dispositifs de la loi du 5 mars 2007, il nous manque surtout
l’ingénierie.
Contrairement aux allégations
simplistes du ministre de l’Intérieur, rares sont les maires laxistes ou qui défendent les
délinquants ; au contraire, ils se démènent quotidiennement pour changer
la vie de leurs administrés.
Les élus locaux souhaiteraient
simplement que l’ensemble des responsables politiques et acteurs de la sécurité
agissent véritablement pour l’intérêt général.
par Emilie Thérouin, le 02 August 2010, 16:31