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July 07, 2008

Jacques Boutault

Expulsions sans relogement : j'interpelle le Préfet de police

Dans un contexte de crise où les politiques gouvernementales du logement sont indigentes (j'en veux pour exemple la privatisation du Livret A au profit des banques), et alors que, pour sa part, la Ville de Paris consacre un effort supplémentaire de 130 millions d'euros à la production de logements sociaux, le groupe Les Verts souhaite savoir si le Préfet de police a reçu des consignes particulières du gouvernement afin de cacher les mal-logés en les expulsant systématiquement plutôt que d’avoir à faire face à ses obligations, en particulier en mettant en œuvre la loi sur le Droit au logement opposable ?

Question d'actualité du groupe Les Verts au Conseil de Paris.
Le 3 juillet, quinze familles sans abri ont passé la nuit dans des sacs de couchage sur le trottoir, rue de la Banque, dans le 2e arrondissement. Ces familles, dont au moins l’un des parents travaille, venaient d’être expulsées de leur logement, ou évincées d’hôtels qui les hébergeaient, de foyers d’accueil ou de chambres de tiers qui les accueillaient.

 

En attente de solutions d’hébergement durables, décentes et adaptées à la vie de famille ces personnes se sont retrouvées à la rue car les centres d’hébergement d’urgence de nuit sont saturés. Le 115 ne répond plus. Les services sociaux ne sont plus en mesure de donner suite aux demandes qui leur parviennent.

 

Pourtant, dès le lendemain, les familles de la rue de la Banque ont été chassées du bout de trottoir qu’elles occupaient et une partie de leur matériel a été confisqué par la police. Faute de mieux, certaines se sont réinstallées.

 

A la mi-mai, ce sont une quarantaine d’étudiants et de familles, impasse Saint Claude dans le 3e arrondissement qui avaient été brutalement expulsés de l’immeuble où ils avaient trouvé refuge. Cet immeuble était laissé vacant depuis de nombreuses années par un propriétaire spéculateur. Cette expulsion, au petit matin, a eu lieu alors même que le Conseil de Paris venait de voter un vœu demandant la protection des occupants et la préemption de l’immeuble.

 

Vendredi dernier, plus d’une centaines de SDF qui avaient trouvés refuge sous le pont d’Austerlitz ont vu leur campement violemment évacué par les forces de police, sans bien entendu qu’aucune proposition de relogement ne leur ait été proposée, ni que l’on sache ce que sont devenues ces personnes puisque aucun suivi social n’a semble-t-il été assuré.

 

Depuis quelques semaines et particulièrement depuis la fin de l’année scolaire, et alors même que les foyers et centres d’hébergement sont saturés, les expulsions à Paris et en banlieue se multiplient.

 

Cour des Noues, dans le 20e arrondissement, nous sommes inquiets quant au sort des douze familles dont 26 enfants, prêtes à payer un loyer décent, qui vivent dans un immeuble appartenant à une succession qui détient plusieurs autres immeubles à Paris et dont le propriétaire a demandé l’expulsion.

 

Aussi, le groupe Les Verts demande au Préfet de Police,

- De surseoir à toute expulsion qui n’a pas donné lieu au préalable à une solution d’hébergement décente et durable notamment pour les familles de la cour des Noues.

- La mise en oeuvre par l’Etat de la loi de réquisition,

- L’arrêt des expulsions sans relogement,

- Le respect de l’obligation d’accueil des personnes et familles à la rue,

- Enfin, dans un contexte de crise où les politiques gouvernementales du logement sont indigentes (comme par exemple la privatisation du Livret A au profit des banques), et alors que, pour sa part, la Ville de Paris consacre un effort supplémentaire de 130 millions d'euros à la production de logements sociaux, le groupe Les Verts souhaite savoir si le Préfet de police a reçu des consignes particulières du gouvernement afin de cacher les mal-logés en les expulsant systématiquement plutôt que d’avoir à faire face à ses obligations, en particulier en mettant en œuvre la loi sur le Droit au logement opposable ?

Réponse du Préfet de police (l'air profondément agacé) : "Je ne fais qu'appliquer des décisions de justice. Il y a des problèmes sanitaires et de sécurité dans certains lieux, c'est la raison pour laquelle je les fais évaquer. L'Etat essaie de concilier le droit de propriété et le droit au logement opposable. Le nombre d'expulsions à Paris a baissé de 15% entre 2006 et 2007".

par Le Maire du 2e arrondissement de Paris, le 07 July 2008, 13:20

July 02, 2008

Jacques Boutault

Occupation rue de la Banque de familles expulsées sans solutions de relogement

En début d’après midi, mercredi 2 juillet, une dizaine de tentes ont été dressées rue de la Banque dans le 2e arrondissement, à proximité du ministère de la Crise du logement et de la permanence de l’association Droit au logement. En fin d'après midi la police évacuait les familles. Cela ne règle pas le problème. Car les familles et les personnes sont revenues s'installer pour passer la nuit sous les duvets, lançant ainsi un véritable  SOS.
Les familles et les personnes qui ont fait le choix de ce campement avaient préalablement rencontré l’association Droit au logement, suite à leur expulsion, à la fin d’un hébergement en foyer ou en famille d’accueil, à Paris et en Banlieue.
Devant l’impossibilité pour ces personnes et l’association Droit au logement de joindre les pouvoirs publics concernés (115 ou services sociaux) la décision a été prise d’un installation dans la rue. Dormir dans la rue est une situation à la fois très difficile à vivre pour ces personnes et perturbant pour le voisinages (riverains et commerces).
La manière forte n'a rien résolu. Il est donc urgent que la ministre du logement, comme elle s’y était engagée à plusieurs reprises, trouve une solution de relogement durable pour ces personnes, que la loi DALO se traduise par une mise en œuvre effective et que les expulsions sans relogement cessent immédiatement.  

par Le Maire du 2e arrondissement de Paris, le 02 July 2008, 18:30

July 01, 2008

Jacques Boutault

La collecte des déchets sera remunicipalisée dans le 2e arrondissement

Alors que le conflit entre les agents de propreté et la Ville de Paris perdure au sujet de la privatisation partielle du ramassage des déchets, je tiens à préciser, à nouveau, qu’à ma demande la collecte des déchets sera, dès 2009, entièrement remunicipalisée dans le 2e  arrondissement.
Je me suis entretenu à ce sujet avec Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui m'a confirmé qu'il respectait le choix des maires d’arrondissement.
Selon moi le service public de la propreté doit être assuré par des moyens publics. Le recours à une société privée dont les objectifs sont la recherche du moindre coût et la rentabilité maximale risque de se traduire par une dégradation du service rendu aux Parisiens et par la détérioration des conditions de travail des personnels.
La collecte des déchets est une mission municipale essentielle. La Ville de Paris ne devrait pas s’exonérer de ses responsabilités sociales par le recours à la sous-traitance. Il faut faire confiance aux agents de la propreté dont rien aujourd’hui ne permet d’affirmer que le service qu’ils rendent est moins efficace que celui d’une société privée.
Je suis convaincu qu’améliorer ce service public essentiel à la vie des Parisiens, ainsi qu’un développement durable et sain de la collecte et du retraitement des déchets passe par le renforcement du service municipal et non par son affaiblissement.

par Le Maire du 2e arrondissement de Paris, le 01 July 2008, 11:19

June 19, 2008

Jacques Boutault

Pas d'entrave à la culture sur Internet !

Alors qu'un projet de loi vise à imposer une réglementation d'un autre temps aux échanges Internet, la Mairie du 2e arrondissement organise la fête du Libre. Un autre modèle économique, basé sur le principe de la licence globale peut rendre compatibles la gratuité de la consultation et du téléchargement des contenus numériques avec la rémunération des auteurs. Contre le lobby de l'industrie de la culture - maisons de disques, groupes informatiques et éditeurs en situation de quasi monopole - qui veut imposer sa loi liberticide : rendez-vous, vendredi 20 juin à partir de 14h00, jusqu'à la nuit, au 24 rue de la Banque dans le 2e arrondissement de Paris. Des artistes qui se jouent de l'interdiction de copier leurs œuvres et reformulent le droit d’auteur, présenteront leur travail en mairie du 2e arrondissement. Pour toutes formes et tous médias (musique, cinéma, vidéo, performances…), l'échange est au rendez-vous de cette journée. Le public est invité à venir, muni d’une clé USB, pour repartir avec livres, films, œuvres graphiques ou disques sous licences de libre diffusion.
(Organisé par la Mairie du 2e arrondissement et, notamment, l’association de promotion du logiciel libre Bellinux).
Accès libre et liberté d'accès
Vendredi 20 juin, de 14h00 à 2h00 en mairie du 2e arrondissement

par Le Maire du 2e arrondissement de Paris, le 19 June 2008, 21:11